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SPARKS - N°1 In Heaven (1979)
Par ARP2600 le 13 Octobre 2015          Consultée 1529 fois

La seconde moitié des années 70 a vu l'éclosion commerciale de la musique avec synthétiseurs. Entre JARRE, VANGELIS, les anciens du krautrock, la disco et la new wave, on en entendait de plus en plus du côté de 1979. Alors forcément, un claviériste comme Ron Mael ne pouvait que s'y mettre aussi. Déjà sur ce fourre-tout qu'est Indiscreet, il en avait déjà incorporé un peu en 1975 à la musique des SPARKS, mais sur N°1 in Heaven, il n'y a que des mélodies électroniques, pas de guitares ni de piano, rien. En partant de leur glam rock du milieu de la décennie, on aurait pu croire qu'ils se dirigeraient naturellement vers la new wave mais il faut croire que les frères Mael ne veulent jamais faire ce qu'on attend d'eux. En 76 et 77, ils ont sorti aux États-Unis deux albums insignifiants d'un rock pas assez délirant, dans l'indifférence générale, que ce soit là-bas où en Europe. Alors ils ont changé une troisième fois de recette et ont rebondi.

On manque cruellement d'information sur le groupe, c'est assez embêtant pour chroniquer, alors on va faire court, inutile de faire des conjectures hasardeuses, n'est-ce pas ? Giorgio MORODER a fait un gros buzz en 77 avec le « I feel love » de Donna SUMMER, puis en a remis une couche avec la B.O. de Midnight Express. Impossible de dire comment il en est venu à collaborer avec les frères Mael, ils ont dû se rencontrer, sympathiser, etc. jusqu'à en venir à vouloir faire un disque ensemble... nous tenons là le line-up de ce N°1 in Heaven, presque complet, il faut juste y ajouter le batteur Keith Forsey. Et donc, voici les SPARKS qui deviennent subitement un groupe de synthpop fortement teintée de disco, un changement de direction des plus radicaux.

Ce qu'on peut dire de ce disque, c'est qu'il est très cohérent. Les synthés à la sauce Moroder emplissent l'espace, tandis que la voix presque féminine de Russell Mael vaut bien celle des divas de la disco, et que les paroles de Ron retrouvent toute leur fantaisie. On peut sans doute en remercier l'expérience de Moroder, mais le son est étonnamment vivant, kitsch mais très organique, ce qui était certainement la raison de son succès à cette époque d'ailleurs.

L'album est court, comme c'est en général le cas avec les Sparks, mais ce qui est le plus étonnant est de ne trouver que six chansons d'une durée moyenne de 5 minutes 40. Ce n'est pas leur habitude, mais seul le final « The Number One Song in Heaven » trahit un manque de concision. Cela n'a pas empêché la chanson de faire un petit tube en Angleterre. Dans le courant de l'album, on appréciera assez facilement ces textures synthétiques répétitives, ce choix d'un nombre réduit de titres était donc plutôt une bonne idée.

Un avis plus détaillé sur les différentes chansons ? La première face est quand même nettement la meilleure. L'autre single à succès « Beat the clock » est chouette, mais « My other voice » est d'assez mauvais goût (je veux dire, même par rapport à l'ensemble déjà bien kitsch). À l'opposé, « Tryouts for the human race » est une petite merveille de disco « à la Moroder », dont le texte amusant parle de... spermatozoïdes. « Academy Award Performance » et « La dolce Vita » sont un peu plus rock, ou du moins plus rapides, et ont toutes deux un délicieux charme désuet.

Étrangement, N°1 in Heaven est le premier album des Sparks que j'ai entendu, et ils semblaient tellement à l'aise dans ce style que je n'aurais jamais cru qu'ils avaient fait du glam rock brillant comme sur Kimono My House auparavant... Même après avoir relativisé les choses, je continue de penser qu'il s'agit d'un de leurs albums les plus importants. Il n'est pas parfait et son goût pourra écœurer plus d'un auditeur, mais bon, il s'agit de ces plaisantins de Sparks et on ne peut pas nier que, dans leur optique, ce disque est une franche réussite. Comme il n'y aura finalement pas tellement d'occasions de sortir des grosses notes avec eux, soyons donc généreux.

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- Ron Mael (claviers, chant)
- Russel Mael (chant)
- Giorgio Moroder (synthétiseurs, vocoder)
- Keith Forsey (batterie)
- Chris Bennett (chœurs)
- Jack Moran (chœurs)
- Dennis Young (chœurs)
- Dan Wyman (programmatin des synthétiseurs)


1. Tryouts For The Human Race
2. Academy Award Performance
3. La Dolce Vita
4. Beat The Clock
5. My Other Voice
6. The Number One Song In Heaven



             



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