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The MARY ONETTES - Islands (2009)
Par RICHARD le 13 Janvier 2020          Consultée 87 fois

Les MARY ONETTES avec leur premier album sorti en 2007 se sont discrètement fait connaître et surtout apprécier des amoureux des ambiances pop mélancoliquement sucrées.Sans rien proposer de véritablement neuf, les Suédois grâce à leur capacité à tisser de petites ritournelles serre cœur ont réussi cependant à s'extirper sans peine de la mêlée des groupes peuplant le consistant revival Dream Pop. Pas suffisamment néanmoins pour avoir une grande reconnaissance internationale mais assez heureusement pour être attendus quelque peu au tournant par quelques fidèles. En convoquant les grandes figures anglaises de la pop triste des années 80 et en faisant de la nostalgie un atout, le quatuor a dessiné un monde rêveur et sensible. Pour la prise de risque artistique, on repassera sans doute, mais pour le plaisir (aucun lien avec Herbert), c'est autre chose.

Pourquoi au fond changer une équipe et une formule qui gagnent ? C'est sans conteste ce qu'a du se dire Philip Ekström le leader du groupe. Il va même pousser sur ce disque au maximum le curseur sur la position «Haute teneur pop lacrymale». Alors, c'est vrai, parfois on frise le trop plein, l'indigestion mais ça fonctionne quand même car la force des Suédois est dans cette aisance une nouvelle fois qu'ils ont à tisser des mélodies accrocheuses. Ceci ne les empêche pas de flirter volontiers avec une forme assumée de mièvrerie et de touchante naïveté. J'aime bien aussi lorsque l'on vient titiller le petit côté (voire le grand pour certains) fleur bleue qui sommeille en nous. Les MARY ONETTES, c'est de la pop qui fait grimper la consommation de mouchoirs. On pourra de nouveau y rester totalement hermétique et pourtant...

Ce sentiment de nostalgie et de mélancolie ne vient pas de nulle part. Ekström a connu des moments difficiles (la vie en somme) et les paroles exposées durant ces quarante minutes seront comme autant de petites pages extraites d'un virtuel cahier intime. Le leader à l'image d'un Ian McCulloch nordique sur fond de claviers et de cordes tristes expose comme sur "Puzzles", "Dare" et "Once I Was Pretty", les trois premiers morceaux une pop ample qui sans être pompière ne craint cependant pas une certaine emphase. La voix larmoyante, mais belle d'Ekström insuffle à l'ensemble une sorte de morosité tranquille qui n'est jamais éloignée des frontières d'une certaine mièvrerie. Le groupe n'a effectivement peur de rien. En effet, la superbe ballade profondément mélancolique qu'est "Whatever Saves Me" par exemple se termine sur des chœurs façon Walkyries en carton-pâte. Comme pour toute la discographie du groupe, ce sont ces genres de petits détails sonores qui pourront apparaître peut-être comme étant too much pour certains.

Islands s'avère pourtant être mine de rien le genre de galette vers laquelle on revient toujours avec un bonheur non feint. La «faute» à qui,à quoi ? A la qualité mélodique évidente de son leader par exemple. Ecoutez plutôt la montée progressive tout en émotions de «Bricks». Le chœur (d'enfants) est cette fois-ci du plus bel effet. Tout est fait pour vous faire fondre. Et ils arrivent plutôt bien ces polissons. Violon attendrissant , batterie tout en roulement. C'est Ocean Rain qui rencontre les Petits Chanteurs à la Croix de Bois des forêts suédoises. Les MARY ONETTES ne font pas une nouvelle fois dans la complexité. C'est simple et direct. Le quatuor comme toujours continue de soigner ses introductions à l'image de l'enlevé "Century" et parsème là encore chaque morceau d'un gimmick qui vous rentre normalement instantanément en tête.C'est efficace en diable à défaut d'être pleinement original. L'album se présentera peut-être pour une oreille distraite comme un tout homogène cultivant une forme de linéarité. J'y trouve moi volontiers une douce plongée dans un bain réconfortant de coton ("God Knows I Had Plans").

Les MARY ONETTES ne sont donc assurément pas là pour faire bouger les lignes musicales. Ils combleront néanmoins une fois encore l'aficionado de pop efficace.

Note réelle : 3,5/5

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   RICHARD

 
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1. Puzzles
2. Dare
3. Once I Was Pretty
4. Cry For Love
5. The Disappearance Of My Youth
6. God Knows I Had Plans
7. Symmetry
8. Century
9. Whatever Saves Me
10. Bricks



             



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