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MORTHEM VLADE ART - Photography In Things (2003)
Par RICHARD le 13 Mai 2024          Consultée 166 fois

MORTHEM VLADE ART n'a jamais déçu ou alors si peu. Lorsque Photography In Things sort en ce début d'année 2003, le duo français composé de Gregg Anthe et Emmanuell.D s'est progressivement extirpé d'un suffocant univers ténébreux pour accoster sur des rivages synthétiques en apparence plus apaisés. Dans notre sphère de prédilection, ce projet est déjà considéré comme une solide référence alors qu'il n'a simplement que trois albums au compteur. La valeur n'attend toutefois pas parfois le nombre des années et les deux artistes le confirment donc haut la main. Ce quatrième opus est à ce jour ce que MORTHEM VLADE ART a proposé de meilleur en faisant du downtempo un monde introspectif et contemplatif où tout semble possible.

Je ne sais pas comment mes collègues K-ZEN et JOVIAL férus eux aussi d'abstraction sonore dépeindraient cet univers, mais le duo, lui, nous donne peut-être une piste. Dans le livret, il nous précise en effet qu'il ne faut pas lire les paroles lorsque nous écoutons la musique. C'est une invitation à une immersion totale, une sollicitation à se concentrer sur l'essentiel comme sur ces pulsations électroniques qui irriguent ce grand album. Disons le tout net. Photography In Things ne s'apprivoise pas dès les premières écoutes (et encore). L'auditeur pour appréhender cet opus devra accepter ces fragiles et subtiles esquisses électroniques qui posent sans doute plus de questions qu'elles ne donnent de réponses.

MORTHEM VLADE ART s'il ne délivre peu de clés ne désire pas pour autant mettre l'auditeur de côté. "Tireless Summer" et "Rooms For Tourists" jouent ce rôle de briseur d'autarcie par l'évidence et l'instantanéité de la mélodie. Échos pas si lointains d'une new-wave cérébrale qui convoque aussi bien BOWIE pour la voix (cette ressemblance toujours aussi belle et frappante) que le DEPECHE MODE de la fin des années 80, ces titres prouvent encore une fois que l'électronique est un formidable vecteurs d'émotions. Le duo libéré de toute contrainte ne craint pas d'élaborer de subtils collages sonores qui à l'instar de l'étouffant et excellent "Dish of Malicious Gossip" ou du minimaliste "Traces" développe une forme expérimentale particulièrement convaincante.

Passionné et passionnant sans être pédant, le projet place cet opus entre autres sous le patronage de TARKOVSKI (l'introductif "Extension" et ses samples de Solaris) ou Edward HOPPER. Il en résulte une beauté très froide, une austérité pensive qui ne doivent pas cependant rebuter. MORTHEM VLADE ART en maître des paysages dépouillés ("The Slope") irriguent parfois ces espaces d'effluves industriels qui comme "On The Bank" apporte dès lors un dynamisme momentané. Si la musique du duo est accueillante, il n'en demeure pas moins qu'une écoute attentive (cette fameuse immersion totale) permettra sans aucun doute d'apprécier le riche éventail sonore ("Against The Current") finalement peu commun et définitivement époustouflant.

Photography In Things est donc une réussite totale. MORTHEM VLADE ART a trouvé le subtil équilibre entre machines et émotions. Les musiques sombres tiennent ici un de ses classiques, ni plus, ni moins.

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   RICHARD

 
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Non disponible


1. Extension
2. My Ear At Night
3. Tireless Summer
4. The Slope
5. Print Iv
6. Rooms For Tourists
7. On The Bank
8. Transcontinental
9. Echo
10. Traces
11. A Dish Of Malicious Gossip
12. Against The Current



             



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