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JUNO REACTOR - Beyond The Infinite (1995)
Par SEIJITSU le 31 Janvier 2010          Consultée 1397 fois

Quand on découvre la discographie d’un groupe dans son ordre chronologique, on est toujours heureux de voir les efforts fournis par ce dernier pour s’améliorer d’album en album. Et même si cette évolution est minime, on espère que petit à petit, l’artiste en question sera capable d’apprendre de ses erreurs et ainsi créer THE disque qui mettra tout le monde d’accord. Un peu comme un bébé apprenant à marcher et qui retombe sur ses fesses après quelques pas sur ses deux jambes, mais qui malgré tout, se relève et persévère.

Cette introduction très mignonne ne s’applique absolument pas à JUNO REACTOR. Hé oui pas de suspense aujourd’hui, je serais direct donc. D’ailleurs, pourquoi je vous chronique Beyond The Infinite ? Il n’y a absolument rien à dire sur ce disque, vous n’avez qu’à lire ma précédente kro sur Transmissions, c’est presque la même chose.
Quoi ? Comment ? Si je refuse d’écrire, je suis viré de Forces Parallèles ? Ah c’est vrai que vu sous cet angle, ça motive pour rédiger des kros. Bon voyons, que pourrais-je vous écrire alors sur cette sortie de JUNO REACTOR…

Bon en faisant simple, Beyond The Infinite c’est un Transmissions en plus énergique et il a aussi légèrement plus de personnalité. Si le collectif de Ben Watkins est encore loin des expérimentations tribales qui suivront, il s’en rapproche petit à petit.
Certains titres préfigurent un avenir différent et tout aussi proche pourtant, comme le single "Guardian Angel" avec ses percussions samplées, un "Silver" exotique et bizarrement assez calme pour un morceau de Trance, et surtout "Samurai" le principal intérêt de cet album. Aaahh "Samurai", je pourrais vous écrire un roman sur ce morceau, car il m’évoque un Tokyo cyber et mystique. Autant le reste de l’album est une recette de Trance Goa sans âme rabâchée pendant 59 minutes, autant "Samurai"... argh !!! Les mots me manquent.
Pour résumer ma pensée, tout le savoir-faire du groupe est réuni ici, il réussit à développer une atmosphère prenante sur un morceau de Trance au rythme pourtant endiablé. Cette ouverture vers d’autres horizons rend donc le groupe bien plus intéressant qu’auparavant et laisse entrevoir un espoir pour son futur.
Car mise à part cette exception, le reste du disque ne m’a jamais particulièrement emballé, même si le groupe essaie d’insuffler des influences ethniques, comme par exemple sur "Rotorblade". Il est aussi possible que certains apprécient plus ce Beyond The Infinite que leur précédent album car le rythme est cette fois beaucoup plus soutenu. En clair ça claque, ça envoie sévère des sonorités typiquement Goa et complètement hallucinogènes, et ça pulse en plus sur les dance-floors.

Mais malgré les qualités que possède cet album, le groupe n’évite toujours pas les défauts inhérents au genre : ce sentiment de lassitude est malheureusement pour moi toujours là. JUNO REACTOR aurait gagné en crédibilité et en qualité s'il ne sortait que des EP.
Car se farcir du premier au dernier titre ce genre d’album est toujours aussi fatiguant, donc à moins de l’écouter en boite, en ayant pris de drôles de cachets traînant par terre ou achetés chez un type louche avec des poches remplies de seringues, je ne vois pas comment apprécier à sa juste valeur Beyond The Infinite.

Alors quoi c’est fini ? Ben oui, et comme je suis un gros feignant aujourd’hui parce qu’il fait chaud et que c’est bientôt l’heure de la sieste (oui j’habite dans le sud), je vous sors une conclusion similaire que celle de Transmissions car elle s’applique très bien elle aussi à ce deuxième album du Reacteur Juno :
Les amateurs de Trance et les clubers apprécieront, les autres auront un peu de mal à comprendre l’intérêt de ce disque même si des éléments nouveaux préfigurent un avenir moins conformiste et plus intéressant musicalement parlant.

Voilà pardonnez-moi pour ces manières, mais je vais maintenant dormir, bonne journée.

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1. Guardian Angel
2. Magnetic
3. Ice Cube
4. Feel The Universe
5. Razorback
6. Samurai
7. Silver
8. Rotorblade
9. Mars



             



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