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ORBITAL - Orbital (1991)
Par SEIJITSU le 2 Février 2010          Consultée 1775 fois

Pas facile de conseiller un groupe à une personne souhaitant s’initier à la techno. Non pas facile tant ce style de musique reste marginal auprès de pas mal de monde. Il faut déjà avoir une attirance pour les sons étranges s’échappant tout droit d’un ordinateur, et certains n’aiment pas ça. Il faut aussi apprécier le côté dansant du genre et là aussi, cela pourra poser problème à quelques personnes. Bien sûr, le côté planant de certaines formations pourra en emballer certains… Ou provoquera des bâillements.
Non je suis gêné, gêné de parler d’ORBITAL, un groupe qui ne va pas intéresser grand monde sur ce site, mise à part peut être mon compatriote SASKATCHEWAN, ce bienveillant chroniqueur qui semble être né en plein milieu d’une rave party ou bien pendant un set de Derrik MAY.
Pour en revenir à ORBITAL, et établir par la même occasion un lien avec mon introduction : c’est un groupe faisant une techno à la fois ambient et psychédélique. Pas évident de classifier la musique de ce duo dans tel ou tel courant de musique par conséquent.

Bien entendu, la techno que pratique ce duo (deux frères : Phil et Paul HARTNOLL) est éloigné de celle de Detroit, celle qui sent bon le funk et la new wave. A vrai dire, il n’y aucune référence à la musique noire ni même au son de détroit dans ce que fait Orbital, un groupe à part qui lancera une techno dite « intelligente », car beaucoup plus avare dans les répétitions et sur les boucles produites par les machines.
Orbital marque déjà un point, sa techno est accessible est peut être facilement appréciée par n’importe qui. Le deuxième point qui rendra le groupe très populaire auprès du public anglais puis européen, est cette inspiration acid house perceptible sur tout l’album grâce à l’utilisation du fameux synthétiseur TB-303 Roland, responsable de tous ces sons acides et globuleux très plaisants.

Ce premier album éponyme est une belle dose de fraîcheur sous la forme d’une techno psyché dans l’esprit. Quelques titres exceptionnels sont à souligner comme « Speed Freak » avec son avalanche de boite à rythme jouissive. « Fahrenheit 303 » se fait aisément remarquer avec ses cascades de notes adorables. « High Rise » avec ses percussions tribales est une ode à la bonne humeur, et cela serait un crime de passer sous silence le gigantesque « Oolaa », véritable bombe techno débarquée tout droit d’une soucoupe volante et qui ferait danser n’importe quels tétraplégique.
La fin de l’album est cependant plus calme et intimiste. Après « Chime », véritable débauche d’acides et d’artifices en tout genre, on arrive nez à nez avec « Midnight », une perle d’ambient techno dont la montée du début, semblable au décollage de la fusée Ariane, nous emmène ailleurs, dans une galaxie lointaine, très lointaine (attention, ne pas oublier le copyright Stars Wars© sinon je vais avoir des ennuis… Voilà c’est fait). Chose amusante, on y entend régulièrement des grésillements semblables au son que produirait une guitare électrique. Petit clin d’œil sans doute au punk rock, un genre dont les deux frères sont friands (comme quoi, on peut faire de la techno et être fan de rock).
L’album se termine en apothéose avec « Belfast », véritable manifeste d’ambient, un exemple à suivre pour tous les groupes voulant s’exercer à ce style. Le ralentissement de tempo à la fin de ce titre m’hypnotise à chaque fois, moi qui pourtant connais ce morceau par cœur. A chaque écoute cet effet est immanquable et je me surprends à rêvasser et à dodeliner de la tête sur ses nappes de claviers rêveuses.
Il n’y guère que le morceau « Desert Storm » qui ne convainc pas totalement du haut de ses douze minutes. Ce titre est bien trop long et a souvent du mal à retenir mon attention jusqu’au bout. Pour continuer sur une note positive, nous dirons simplement qu’il est moins remarquable que le reste de l’album.

Mon petit doigt me dit que la scène techno en cette année 1991 semblait obsédée par tout ce qui se passait au dessus de nos têtes. Après l’hommage de LFO, aux extra-terrestres avec la pochette de leur premier album, ou bien l’odyssée spatiale de THE ORB avec, lui aussi, son premier LP, ORBITAL s’y met à son tour (on peut en effet entendre un sample de Star Trek sur l’intro de « The Moebius », si ça ce n’est pas un hommage à la SF…). Ce dernier nous invite à explorer sa galaxie composée de sons et de textures sonores irréelles et de boites à rythmes impeccablement agencées entre elles. La navette de ce groupe hors norme finira sa course bien des années plus tard et sur des planètes beaucoup moins hospitalières qu’ici. En attendant, ce premier album, qui laissera une trace indélébile dans le paysage musical de l’époque, est une belle porte d’entrée pour initier à la techno les plus sceptiques d’entre vous malgré quelques sonorités un peu datées.
Orbital trouve son propre style et réussira à l’imposer pour notre plus grand bonheur, et désormais, plus rien ne sera comme avant.

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   SEIJITSU

 
  N/A



- Phil Hartnoll (tout)
- Paul Hartnoll (héhéhé, tout aussi)


1. The Moebius
2. Speed Freak
3. Oolaa
4. Desert Storm
5. Fahrenheit 303
6. Steel Cube Idolatry
7. High Rise
8. Chime
9. Midnight
10. Belfast
11. I Think It's Disgusting



             



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