Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

Commentaires (1)
Questions / Réponses (2 / 11)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

 Site Officiel (379)
 Myspace Du Groupe (332)

GENTLE GIANT - Octopus (1972)
Par JOVIAL le 14 Septembre 2010          Consultée 3164 fois

Octopus est l’album qui fera rentrer GENTLE GIANT dans la cour des grands du rock progressif. Sa pochette est d’ailleurs là pour le prouver, car ce n’est autre que Roger Dean, dessinateur de référence du style, qui la signe. Cette pieuvre, accrochée à son rocher, est aujourd'hui rentrée dans la légende, et Octopus figure parmi les grands classiques du rock progressif. Côté musique, cette réputation n’est pas volée, car il s’agit bien d’un album remarquable que le groupe anglais nous offre ici. C’est sans doute le plus abordable, ou de moins l’album que je conseillerais en premier lieu pour découvrir l’univers du Doux Géant.

Dès ses premières notes, Octopus enroule ses tentacules autour de nos oreilles. GENTLE GIANT joue une musique très riche et sophistiquée, tout cela avec une classe sans équivalent. Les instruments s’entrecroisent et se répondent dans une parfaite cohésion, d’où cette sensation d’être en face d’une musique très dense, aux variations aussi intéressantes que variées. Si le chant restait plutôt en retrait sur les trois premiers albums, il gagne ici une place importante, la belle voix de Derek Shulman ouvre d’ailleurs l’album. Sur « The Advent of Panurge », c’est sur le chant que se base et se construit toute l’ambiance de la chanson. Mais la véritable performance survient sur « Knots », et ses incroyables entremêlements de voix, dont la synchronisation relève carrément de l’exploit. GENTLE GIANT fait de ses chœurs un instrument à part entière, dont l’utilisation reste pour moi unique en son genre, même au sein du rock progressif. Tous les autres instruments participent d’ailleurs à l’élaboration mélodique des morceaux. Si guitare et claviers effectuent l’essentiel du travail, la basse par exemple n’est aucunement cantonnée aux parties rythmiques. Sous l’incroyable doigté de Ray Shulman, elle s’intègre aux mélodies, et répond à armes égales aux claviers de Kerry Minnear.

Octopus excelle dans l’art du contre-pied. GENTLE GIANT construit ses compositions sur un ensemble de thèmes très différents les uns des autres, qui peuvent facilement dérouter au premier abord. Cependant, force est de constater que le groupe a soigné ses transitions, et ne surprend jamais brutalement son auditeur, donnant à sa musique une classe et une prestance magnifique. L’album impressionne également par sa diversité, alors que dans le même temps, chaque écoute se révèle d'une fluidité étonnante. D’un subtil mélange de musique médiévale et musique baroque (« Raconteur Troubadour »), GENTLE GIANT passe à un rock imposant aux intermèdes asiatiques (« A Cry for Everyone »), ou encore à des compositions furieusement déjantées (l’instrumental « The Boys in the Band » et « Knots »). Diversité des styles mais aussi diversité des atmosphères : de l’humour de « Dog’s Life » à la douceur émouvante de « Think of me With Kindness », en passant par la folie dérangeante de « River », les musiciens transcendent chaque morceau par une excellente maîtrise de leurs instruments mis au service de l’harmonie entre sentiments, créativité et musicalité. Contrairement à de nombreux autres groupes de prog des 70’s, GENTLE GIANT écrit des morceaux plutôt barrés certes, mais ne bascule pas dans le n’importe quoi, et chacune des ses compositions cache une étude très poussée. Enfin, pour ajouter encore quelque points à la note finale d’Octopus, il convient de remarquer la très grande qualité de sa production, aspect que le groupe avait un peu délaissé sur les albums précédents.

Octopus est un album d’une richesse inouïe et d’une virtuosité fantastique. Il est à mon avis difficile de lui décerner le prix du meilleur album de GENTLE GIANT, tant les autres albums peuvent prétendre par bien des aspects à ce titre. Moins accessible que Three Friends, il reste tout de même qu’Octopus est un album indispensable, du moins pour toute discothèque progressive qui se respecte, et figure parmi les plus grands œuvres des années 70.

A lire aussi en ROCK PROGRESSIF par JOVIAL :


AMON DÜÜL II
Phallus Dei (1969)
Le Phallus de Dieu ... tout un programme.




MARILLION
The Thieving Magpies (1988)
Dernière restrospective live des années Fish


Marquez et partagez





 
   JOVIAL

 
  N/A



- Kerry Minnear (claviers/vibraphone/percussions/violoncelle/moog/c)
- Raymond Shulman (basse/violon/guitare/percussions/chant)
- Gary Green (guitare/percussions)
- Derek Shulman (chant/saxophone)
- Phillip Shulman (saxophone/trompette/mellophone/chant)
- John Weathers (batterie/percussions/xylophone)


1. The Advent Of Panurge
2. Raconteur Troubadour
3. A Cry For Everyone
4. Knots
5. The Boys In The Band
6. Dog's Life
7. Think Of Me With Kindness
8. River



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod