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TEARS FOR FEARS - Songs From The Big Chair (1985)
Par ERWIN le 3 Novembre 2010          Consultée 2529 fois

La deuxième livraison des natifs de Bath s’aligne sur leur excellent premier album. « The big chair » n’étant rien d’autre que le fauteuil du psychanalyste dans lequel s’installe le patient, un endroit sécurisé… Nous naviguons toujours dans des eaux infiniment personnelles et intimes. Les expériences de Roland Orzabal sont au centre des débats. TEARS FOR FEARS n’est pas proche de se transformer en Duran Duran ou en Eurythmics, pour ne parler que de ses concurrents les plus directs.

Rétablissons toutefois sans plus tarder une certaine réalité historique. Comme l’atteste la pochette, TEARS FOR FEARS est visualisé comme un duo par la majorité de ses fans alors que les deux autres membres du groupe Ian Stanley et Manny Elias sont oubliés de la cause. C’est d’autant plus étonnant que Stanley est le compagnon d’écriture de Orzabal, et que le son du groupe lui doit beaucoup plus qu’à Curt Smith, pourtant positionné en première ligne marketing. Une bête question de look et de tendance ? C’est possible.

C’est donc la voix de Roland qui débute le skeud sur le giga classique que tout le monde connait : « Shout » est cet hymne universel d’une simplicité béate, que l'on pourra rapprocher des thèmes chers à Depeche Mode. Le morceau se laisse apprivoiser avec une facilité déconcertante, signe d’une efficacité évidente. Ne serait-ce que par ce titre, Songs From the Big Chair mérite sa place au Panthéon des disques importants du siècle.

Avec « Everybody wants to rule the world », les chanteurs échangent les responsabilités et la voix suave de Curt retentit, pour une chanson un rien plus mainstream, aujourd’hui un autre classique. Signalons le petit solo de guitare de Roland -qui aime bien prendre des risques !-, ce n’est pas un élément fréquent dans la new wave, à souligner donc. Ce qui est encore moins fréquent est d’atteindre deux fois la place de numéro un du billboard US sur des singles d’un même album, c’est chose faite avec ce titre et « Shout », une performance de tout premier ordre. L’album atteint lui aussi la place du sommet pendant 5 semaines, le groupe vient de gagner ses galons de superstar.

Roland switche à nouveau avec Curt sur le 3eme single « Mother talk », très représentatif du style des Britanniques. Une basse d’enfer -reconnaissons à Curt un style d’une vigueur hallucinante, comparable au grand Mark King de Level 42, voir sur « Broken »-, qui soutient en permanence une rythmique certes très eighties , mais ô combien efficace !

Le dernier single extrait de l’album est « Head over heels », le seul morceau cosigné par Smith, preuve s’il en fallait de la prépondérance de l’autre duo Orzabal/Stanley qui cosigne la majorité des œuvres présentes ici. On notera à nouveau le petit solo de guitare en intro, et la voix de Roland qui impose là un autre classique. Titre ardu à chanter, le chanteur y passe les octaves avec maestria, sur une orchestration sans faille.

On ne retrouve Curt au chant que sur « Listen » en version Live, en toute fin de skeud. Atmosphérique, probablement moins vibrant, il stigmatise le retrait de Curt et la main mise de Roland Orzabal sur la machine de TEARS FOR FEARS.

Incontestablement l’album de la maturité. Il sera d’ailleurs le mieux vendu du groupe. Pourtant, malgré une situation financière des plus appréciables, le groupe va choisir de rentrer dans une phase de retrait. C’est ainsi que 4 années s’écouleront avant l’album suivant : The Seeds of Love.

Groupe énigmatique et atypique, TEARS FOR FEARS nous livre avec ce Songs From the Big Chair leur plus grand classique, qui se doit de figurer dans toute bonne discothèque qui se respecte. A titre personnel, je lui préfère cependant The Hurting sur des données plus intimistes. Mais il est évident que vous tenez entre vos mains l’opus maximus des « pleurs de peurs ».

A consommer sans modération.

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   ERWIN

 
   KID66

 
   (2 chroniques)



- Roland Orzabal (chant guitare claviers)
- Curt Smith (chant basse claviers)
- Ian Stanley (claviers)
- Manny Elias (batterie)


1. Shout
2. The Working Hour
3. Everybody Wants To Rule The World
4. Mother Talk
5. I Believe
6. Broken
7. Head Over Heels
8. Listen



             



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