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- Style : Elton John

Billy JOEL - 52nd Street (1978)
Par ERWIN le 9 Août 2011          Consultée 1511 fois

La sortie du « Stranger » a fait de Billy JOEL une star universelle. Quand vous êtes au sommet, difficile d’aller plus avant, il faut tenter de se maintenir. Alors le New-Yorkais surfe sur la vague du succès, avec une maestria et un brio dont la plupart des critiques ne l’auraient pas cru capable au début de sa carrière, comme cela paraît loin désormais… Et c’est encore une pochette qui dépeint un homme du commun des mortels, en basket et costards, les seventies quoi !
Nous allons en revanche constater que la qualité est encore présente sur ce sixième opus.

Des classiques à la pelle ! Voyez plutôt :
« Honesty » est un super standard. Qui ne l’a jamais fredonné ? Quelle efficacité ! Je lui préfère « Just the way you are » mais elle est clairement du même tonneau. Un autre chef d’œuvre de plus à mettre à son actif. Un album contenant une perle pareille ne peut être raté de toutes manières. La mélodie est magique, les intonations superbes. Franchement difficile de ne pas l’aimer, à moins d’être de très mauvaise foi…
« My life » est un autre classique de cet album, plus entraînant, plus grand public, pop malgré les critiques de l’époque qui dépeignent l’album comme jouxtant le territoire du Jazz (la 52e rue est en effet le théâtre des bars et des salles de Jazz dans Big Apple). J’y vois pour ma part ressortir comme jamais ses influences sixties et notamment celle des BEATLES. Très belle chanson en tout cas.
Le troisième single « Big shot » est celui qui ouvre l’album ; morceau d’obédience carrément rock avec un riff Hard Rock qui soutient le titre tout du long, rappelant à l’auditeur lambda que le pianiste génial a débuté sa carrière par du Heavy Metal avec le groupe ATTILA. Billy aimera toute sa carrière durant brouiller les pistes, à l’instar de son homologue anglais Elton JOHN, et on retrouve ainsi sous sa plume les influences musicales les plus variées, qu’il gère avec une aisance remarquable.

En sus des trois singles à succès, le skeud est bourré de morceaux excellents : « Zanzibar » tout d’abord, et c’est sans doute ce titre à l’atmosphère enfiévrée qui lui attire l’appellation « Jazz ». Nous en sommes très loin à mon sens mais les interventions instrumentales du grand trompettiste Freddie Hubbard pendant de longues minutes lui donnent une réelle identité, nous nageons en peine fusion jazz à cet instant. Le titre est d’ailleurs excellent.
Le piano nerveux et les cuivres de « Stiletto » introduisent un thème original. Puis ce sont à nouveau des cuivres sur « Half a Mile Away ». Vient l’ambiance ilienne de « Rosalinda’s eyes », révélateur de la complexité du compositeur. J’aime moins mais ça part dans tous les sens. Un coup de smooth avec une « Until the Night » sirupeuse, et trop lente à mon goût ; elle dénote trop avec le reste de l’album.
Dommage car l’album s’achève dans une certaine mollesse avec ces quelques titres et le morceau « 52nd street », tentative de capter un esprit Jazzy qui est étouffée dans l’œuf car le résultat est décevant, les cris de Billyjo y sont insupportables.

L’album atteint la première place du Billboard et gagne une moisson conséquente de Grammy Awards, avec 7 millions d’unités vendues aux USA. Nous sommes dans la continuité logique d’un succès franc et massif. 52nd street est un « classique », malgré quelques morceaux en deçà.

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1. Big Shot
2. Honesty
3. My Life
4. Zanzibar
5. Stiletto
6. Rosalinda’s Eyes
7. Half A Mile Away
8. Until The Night
9. 52nd Street



             



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