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- Style + Membre : Mat Bastard

SKIP THE USE - Can Be Late (2012)
Par ERWIN le 12 Mars 2012          Consultée 3017 fois

La sensation du moment est une véritable bombe atomique. Enthousiasmant tant il y a des millénaires qu’aucun groupe français n’avait soulevé une telle émotion. Originaire de Lille, les cinq potes s’appelaient « Carving » dans leur prime jeunesse de Punkeux. Leur évolution musicale les a rapidement rattrapé, la section rythmique est digne des funkeux les plus professionnels, le gratteux tire des merveilles de sa Telecaster, en rythmique, nous sommes même confrontés à un véritable maître. Enfin, le petit pois sauteur accessoirement chanteur se prénomme Mat Bastard, en concert une pile nucléaire dotée d’une voix très agréable, capable de moduler comme de rentrer dans des trips raggas presque incongrus mais diablement efficaces. On retrouve sur cet album tous les genres d’ambiances musicales de ces 30 dernières années. Je pète rarement un cable sur des ptits djeuns, à moins d’être confronté à une brune à forte poitrine. Tel n’est pas vraiment le cas ici. Nous y voila donc, un vrai coup de cœur.

Je vous préviens d’emblée, il va nous être bien difficile de raccrocher Skip the use à une forme musicale précise. Des influences ? Il y en a de toutes sortes, de toutes formes, utilisées sous couvert d’une fusion que je n’hésiterais pas à qualifier d’exceptionnelle.

Nous ouvrons l’apéro avec « Ghost », premier single tiré de l’album. Petit beat de synthé typé 80’s, jolie rythmique de gratte, et Matthieu qui soulève son auditoire à une vitesse étonnante, jolie voix ma foi. Le coup de génie c’est l’adjonction des chœurs féminins qui interviennent sur les chorus tout du long. C’est grand, tout simplement, avec des digressions, des bridges d’une qualité hallucinante. Voilà un titre qui peut faire la nique à tous les cadors de première division des tops du monde entier. L’anglais de Mat passe suffisamment bien pour ne pas perturber les anglo-saxons… Voilà qui laisse rêveur. Pêle-mêle vous trouverez dans cet O.V.N.I du Funk, du Rock, du Hard de l’électro, et même quelques plans New Wave et Ragga. DE-MENT !

En parlant de new wave, écoutez donc la basse et la gratte de « PIOL » au nom prédestiné… Si ça sonne pas comme du Cure ça ? On a presque l’impression que l’esprit du Robert plane là-dessus. Et ce petit sifflement…Encore un élément original et remarquable. Dans un tout autre style, les beats Funky dance de « Do it again » sont carrément à rapprocher de ce que fait JAMIROQUAI -les synthés !!- , c’est admirable de réalisme. Et Mat y tient avec maestria la baraque. Nous y retrouvons les chœurs féminins toujours aussi efficaces.

La petite course contre la montre de « Give me your life » est un concentré d’énergie, nanti d’une batterie monolithique et d’une basse groovante. La guitare rythmique est une fois de plus, nucléaire. Et puis ça part dans tous les sens le plus souvent avec un goût exquis : « Cup of coffee » est ainsi presque ska, « Mirror » ou « People in the shadow » - au superbe refrain- nous font évoluer dans des contrées très contemporaines, on y retrouve les influences des grands tels MUSE ou BLUR, avec un gros son de guitare. Les gimmicks punky réapparaissent quant à eux sur « Bastard song », c’est assez logique, écoutez donc ce joli refrain digne d’un furieux headbanghing. « Darkness paradise » est fondamentalement rock, avec une guitare d’obédience indy puis carrément metal. Enfin, les dancefloors ne sont pas oubliés avec des titres über groovant comme « Can be late », le titre éponyme.

Il est vraiment rare de tomber sur un groupe aussi intéressant dès son deuxième opus. Le talent brut est là. Espérons que les gars auront la patience et la vista d’aller plus loin encore. Les lillois méritent tout notre soutien. A ce titre, l’album ne peut qu’occuper la place de sélection du site et obtenir un joli 4,5 arrondi à la note supérieure.

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- Mat Bastard (chant)
- Yann Stefani (guitare)
- Jay Gimenez (basse)
- Lio Raepsaet (claviers)
- Manamax Catteloin (batterie)


1. People In The Shadow
2. Can Be Late
3. Ghost
4. Antislavery
5. The Face
6. Do It Again
7. Pil
8. Fallin
9. Give Me Your Life
10. Darkness Paradise
11. Enemy
12. Cup Of Coffee
13. Mirror
14. Bastard Song



             



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