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Ozzy OSBOURNE - Speak Of The Devil (1982)
Par RED ONE le 3 Décembre 2012          Consultée 1679 fois

On aurait pu croire qu'avec le succès phénoménal de sa carrière solo, initiée en 1979, Ozzy prendrait progressivement ses distances avec son passé d'ancien frontman de BLACK SABBATH. Mais il faut croire que le destin en avait décidé autrement : quoi qu'il puisse y faire, BLACK SABBATH rattrapera toujours Ozzy, et ce même dans les années 1980. En 1982, cela fait effectivement deux ans que Tony Iommi a remis à flot l'ancien groupe d'Ozzy à l'aide du génial Ronnie James Dio et BLACK SABBATH s'apprête à sortir un album live attendu de longue date, Live Evil. Même si Ozzy réalise de meilleurs ventes que son ancien groupe avec ses albums solo, les producteurs du Madman estiment que le danger commercial est bien réel et demandent à Ozzy de contre-attaquer d'une façon ou d'une autre ...

Pauvre Ozzy ! Déjà bien affecté par la mort de son ami guitariste Randy Rhoads quelques mois plus tôt lors de la tournée de promotion de l'album Diary Of A Madman, Osbourne préfère annuler la sortie d'un enregistrement live issu de cette même tournée afin, évidemment, de ne pas se faire accuser de profiter de la mort de Randy. L'album en question sera toutefois publié ultérieurement, en 1987, sous le nom de Tribute. À la place, Ozzy préfèrera donc sortir cet étrange album, Speak Of The Devil, qui, vous l'aurez compris en regardant la tracklist, est un live entièrement composé de reprises de BLACK SABBATH. Cet état de fait ne peut évidemment qu'engendrer de la frustration chez un amateur du répertoire solo d'Ozzy, qui aurait évidemment préféré que le premier album live du Madman en solitaire soit un disque composé essentiellement de titres issus de ses deux premiers albums, Blizzard Of Ozz (1980) et Diary Of A Madman (1981).

Il faut également préciser que Speak Of The Devil ne retranscrit pas un seul concert entier, mais bel et bien deux concerts différents, enregistrés le 26 et le 27 septembre 1982 à New York, au Ritz. Vous avez, j'imagine, compris : les titres du répertoire solo d'Ozzy, bel et bien joués durant ces deux soirs, ont été coupés au montage et seuls les chansons tirées du répertoire de BLACK SABBATH ont été gardées. Du vrai bricolage destiné à servir des fins commerciales, c'est inouï. En ce qui concerne les titres joués, c'est un vrai best of, aucun classique du BLACK SABBATH de l'époque Ozzy ne manque à l'appel, et tous les albums des années 1970 sont représentés hormis Technical Ecstasy (1976). La petite originalité de ce live réside toutefois dans la présence de "Never Say Die", qui est issue de l'album éponyme de 1978 et dont Ozzy n'est ouvertement pas fan ... Du reste, rien de bien trépidant.

Mais au fait, qui joue sur ce live ? Eh bien oui, parce que depuis la mort de Randy Rhoads quelques mois plus tôt, le groupe du Madman était évidemment en pleine reconstruction ... Si Tommy Aldridge (batterie) et Rudy Sarzo (basse) sont toujours de la partie, en revanche à la guitare c'est un jeune inconnu, Brad Gillis, futur guitariste du groupe NIGHT RANGER, qui se charge de succéder temporairement à Randy Rhoads (précisons toutefois que Bernie Tormé, ex-guitariste de Ian Gillan, a également brièvement occupé ce poste quelques mois plus tôt). C'est donc un line-up d'interim, entièrement inédit mais pas non plus d'un intérêt grandiose, qui joue sur Speak Of The Devil. Comme de bien entendu, l'album est doté d'une pochette absolument horrible, probablement la pire de la discographie d'Ozzy. Et ça ne va pas s'arranger dans les années à venir, malheureusement ... Autre particularité, cet album a été publié sous deux noms différents : "Speak Of The Devil" en version américaine, et "Talk Of The Devil" en version britannique. Etant donné que la version US est la plus répandue, c'est ce titre que nous avons retenu pour cette chronique.

Ce disque n'est donc pas un sommet d'originalité, et n'est absolument pas indispensable si vous souhaitez connaître la carrière solo d'Ozzy. Ce dernier, d'ailleurs, regrettera plus tard d'avoir autorisé la publication de cet album et ordonnera qu'il soit retiré de son catalogue lors de la réédition de ses disques en 2002. Il est toutefois encore facilement trouvable dans le commerce via la précédente réédition CD de 1995. Du reste, Speak Of The Devil possède cependant l'avantage de pouvoir nous donner un petit aperçu de ce qu'aurait donné un album live de BLACK SABBATH enregistré avec Ozzy dans les années 1980, en tout cas d'un point de vue vocal. Dommage donc qu'en lieu et place nous n'ayons droit qu'à un album publié sous le nom seul d'Ozzy, enregistré avec un line-up composé essentiellement de musiciens intérimaires. Malgré tout, Ozzy chante remarquablement bien, et les musiciens présents derrière lui sont quand même très bons. Ca et là, quelques arrangements succints nous laissent deviner l'envie de ces musiciens de s'approprier ces titres ... Dommage qu'il n'en soit pas ainsi.

Dommage aussi car au final, Speak Of The Devil est à l'image du premier live de BLACK SABBATH sorti de façon non-officielle en 1980, Live At Last, à savoir une déception, un disque frustrant sur de nombreux tableaux. Même si ses ventes ont été plus importantes que celles du live de BLACK SABBATH sorti la même année, Speak Of The Devil est largement surclassé par Live Evil en termes d'originalité et de classe. Néanmoins, il s'agit d'un disque agréable, et globalement bon au niveau de la performance live. Il faudra cependant attendre 1987 pour avoir un VRAI live d'Ozzy à se mettre sous la dent ...

Intention commerciale : 1/5
Originalité du contenu : 2/5
Performance live : 4/5 (ça joue bien, mais bon ...)

Note finale : 3/5

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   RED ONE

 
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- Ozzy Osbourne (chant, harmonica)
- Brad Gillis (guitare)
- Rudy Sarzo (basse)
- Tommy Aldridge (batterie)


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