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Ozzy OSBOURNE - Ozzmosis (1995)
Par RED ONE le 15 Janvier 2013          Consultée 1283 fois

Franchement, qui a cru une seule seconde à la retraite anticipée d'Ozzy en 1993 ?! Pas grand monde, honnêtement. Ozzy avait très certainement besoin de prendre du repos chez lui, en compagnie de ses enfants, après tous les horribles déboires qu'il a connu durant les années 1980. Mais voilà, Ozzy ne se sent pas spécialement l'envie de jouer aux papas-poules pendant que sa femme Sharon poursuit sa prolifique carrière de productrice. C'est donc de façon logique qu'Ozzy remet sur pied un line-up et se met à travailler sur un nouvel album au milieu des années 1990. Dans un premier temps, le line-up de No More Tears est reconvoqué (Zakk Wylde, Mike Inez et Randy Castillo). Mais bien vite, Ozzy décide de changer de producteur et vire Michael Wagener (producteur de No More Tears) pour le remplacer par Michael Beinhorn. Mais le grand ménage n'est pas terminé, car Ozzy congédiera également Mike Inez (qui partira rejoindre ALICE IN CHAINS) et Randy Castillo, qui seront remplacés respectivement par Geezer Butler (tout juste démissionnaire de BLACK SABBATH) et le mercenaire de luxe Deen Castronovo (futur batteur de JOURNEY). Zakk Wylde, pour sa part, restera fidèle au poste.

Le retour de Geezer Butler au sein du groupe solo d'Ozzy, ça n'est quand même pas rien ! Beaucoup de fans avaient en effet été déçus que Butler s'en aille après la tournée No Rest For The Wicked en 1990. Cette fois ça y est, Geezer est de retour et enregistrera la totalité des pistes de basse de l'album Ozzmosis. La moitié du line-up "classique" de BLACK SABBATH sur un album, sur le papier, c'est quand même intéressant ! On notera également la participation d'autres invités de prestige sur cet album du "grand retour" d'Ozzy : la principale est bien sûr celle de Rick Wakeman (YES) aux claviers, qui avait déjà côtoyé Ozzy sur l'album Sabbath Bloody Sabbath en 1973, mais on pourrait également relever au niveau des paroles celles de Steve Vai (qui signe le texte de la chanson "My Little Man") et de Lemmy Kilmister, qui signe de nouveau un titre pour Ozzy. Que du beau monde ...

La pochette d'Ozzmosis devrait nous mettre la puce à l'oreille. Sobre, froide, dénuée de logo tape-à-l'oeil, elle dénote d'une certaine envie de changement. Et c'est le cas, puisqu'Ozzmosis marque clairement une rupture par rapport à la période précédente, encore emprunte de touches hard FM. Pourtant, depuis No Rest For The Wicked en 1988, on a clairement compris qu'Ozzy modernisait son propos et rentrait peu à peu dans le moule du metal des années 1990. No More Tears avait enfoncé le clou, mais avait aussi clairement rendu visible un certain égarement de la part d'Ozzy, dont les albums seront désormais énormément surproduits et considérablement boursoufflés. Ozzmosis se situe malheureusement dans cette logique, mais voilà, le propos est toutefois un peu différent : alors que No More Tears était un disque chaud et furieux, Ozzmosis est un album résolument froid, intimiste, emprunt de sonorités industrielles et groovy.

La production, très moderne et volontairement dans l'air du temps (c'est alors la mode chez les artistes de heavy metal traditionnels d'intégrer des touches de fusion et d'indus dans leur musique) pousse la musique d'Ozzy dans des retranchements assez inédits, plus mélancoliques et plus obscurs. L'influence de Geezer Butler est quand même assez évidente : le bassiste de BLACK SABBATH est très présent sur cet album, et signe deux titres (la génialissime "Thunder Underground", monument doom/indus à souhait, et "My Jekyll Don't Hide", assez lourdingue et ratée). Plusieurs titres sont franchement réussis, tels que "Ghost Behind My Eyes", petite pépite psychédélique qui fleure bon les influences old school d'Ozzy, ou bien encore "Perry Mason", le titre d'ouverture, au riff en béton armé.

Malgré tous ces efforts louables pour faire évoluer la musique d'Ozzy et produire un bon album de heavy metal moderne, Ozzmosis ne convainc jamais à 100 %. Car en dépit de tous ces bons titres que j'ai cité plus haut, l'album est littéralement plombé par une grosse flopée de titres moyens (voir médiocres). "I Just Want You" souffre par exemple de paroles complètement bidon, niaises au possible. "Tomorrow" et "Denial" sont également de gros titres de remplissage assez inutiles. "See You On The Other Side" (écrite par Lemmy), malgré la qualité de ses arrangements, déçoit par ses côtés pop rock assez lourdauds ... Sans parler de "Old L.A. Tonight", horreur sirupeuse jouée au piano et dont on ne comprend pas vraiment la présence sur cet album. Ajoutez à cela que comme d'habitude, Zakk Wylde en fait toujours des tonnes (et ça ne va pas s'arranger par la suite, malheureusement), et vous comprenez alors mon désappointement face à ce disque.

Ozzmosis n'est toutefois pas un mauvais album, dans le fond. Il s'agit juste d'un album moyen, flirtant parfois avec le metal variétoche sur certains titres, et manquant sensiblement de cohérence et d'élégance. La tournée Ozzmosis sera en revanche bel et bien celle du retour médiatique d'Ozzy, puisqu'elle s'intitulera "The Retirement Sucks Tour" et qu'elle sera à l'origine de la création du festival itinérant Ozzfest, dont Ozzy sera l'organisateur. Geezer Butler restera pour la tournée, mais Zakk Wylde quittera le groupe et sera remplacé par Joe Holmes (ex-LIZZY BORDEN). Deen Castronovo, pour sa part, laissera sa place au revenant Randy Castillo pour une ultime tournée avec Ozzy (rappellons que Randy Castillo est mort en 2002) ...

Malgré ce retour en solo dans une forme apparemment olympique, Ozzy a déjà la tête ailleurs : le line-up original de BLACK SABBATH finira par se reformer en 1997 et il faudra attendre 6 longues années avant d'avoir droit à un nouvel effort du Madman en solitaire ... Dommage que la suite ne soit pas meilleure que ça.

Note finale : 2/5.

Titres à retenir : "Thunder Underground", "Ghost Behind My Eyes", "Perry Mason" ... Et c'est tout.

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   RED ONE

 
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- Ozzy Osbourne (chant)
- Zakk Wylde (guitare)
- Geezer Butler (basse)
- Deen Castronovo (batterie)
- Rick Wakeman (claviers)
- +
- Michael Beinhorn (claviers)


1. Perry Mason
2. I Just Want You
3. Ghost Behind My Eyes
4. Thunder Underground
5. See You On The Other Side
6. Tomorrow
7. Denial
8. My Little Man
9. My Jekyll Doesn't Hide
10. Old L.a. Tonight



             



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