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- Membre : Klaus Schulze , Santana, Arthur Brown , Hawkwind, Tangerine Dream, Manuel Göttsching , Ashra, Sergius Golowin , Walter Wegmüller

Richard WAHNFRIED - Time Actor (1979)
Par WALTERSMOKE le 20 Février 2013          Consultée 1082 fois

Que faire lorsqu'un artiste est apprécié, allant même jusqu'à être considéré comme un génie ? A cette question, Klaus SCHULZE apporte une réponse toute simple : inviter des copains et faire un album sous un pseudonyme, tout simplement. C'est ainsi qu'en 1979, quelques mois après l'intéressant Dune, sort Time Actor, le premier album sorti sous le nom de Richard WAHNFRIED, un double hommage à son idole, Richard Wagner. Un album des plus particuliers, puisqu'il ne peut être lié en aucun cas à la discographie de SCHULZE tellement il diffère, merci Arthur BROWN. En effet, le chanteur a eu un rôle prépondérant sur cet album, puisqu'il ne se contente pas de réciter des poèmes de SCHULZE, ici il écrit et déclame lui-même ses textes, tout en étant accompagné par Schulze, mais aussi son ami Vincent CRANE, le leader d'ATOMIC ROOSTER, ainsi que Wolfgang TIEPOLD et Michael SHRIEVE qui s'efforcent de composer une musique anachronique, tout droit sortie du futur.

Et dès le morceau éponyme, on comprend tout de suite de quoi ça cause, ou pas ! En effet, il s'agit d'un morceau relativement redondant au niveau des séquences qui se répètent de manière hypnotique, sur lesquelles s'ajoute un beat aussi efficace qu'anachronique et la voix de BROWN déclame son texte, un délire monumental et pseudo-philosophique sur le temps et notre rapport avec lui, il faut l'écouter pour le croire, sans compter la deuxième partie se posant sous forme de dialogue avec ce qu'on suppose être une entité supérieure. Mais dans l'absolu, cela reste un morceau acceptable pour nos oreilles. Les autres morceaux sont du même tonneau, avec ces nappes de claviers et ces séquences futuristes complètement hallucinantes, il paraît carrément impossible de croire un seul instant qu'à la même époque le disco et ses claviers ringards fait fureur. La trance n'est également pas loin, et il est même possible d'aller plus loin en reconnaissant un ancêtre de la future techno des années 90. Quant à BROWN, il se montre parfois calme, mais se fait vraiment remarquer en n'allant pas de main morte au niveau des cris et de la folie vocale, c'est impressionant, en témoigne Distorted Emission 1, où l'impression qu'il a sombré dans la démence est incroyablement forte. Et tout ceci sous l'oeil de SCHULZE qui rend l'ambiance générale toute aussi dingue. Et que dire aussi de "Time Echoes", de loin le morceau le plus bizarre du disque, avec son chant à la croisée des chemins entre l'oraison religieuse et le chant d'opéra ?

Parmi tous ces morceaux qui sont vraiment courts pour du SCHULZE (c'est relatif), voilà qu'arrive "The Silent Sound Of The Ground", le morceau le plus long et le plus lent au niveau du tempo, mais aussi le plus dérangé, qui synthétise très bien l'esprit même de l'album malgré son aspect un peu schulzien, dans le sens où il pourrait se placer dans la disco sous le nom « Klaus Schulze ». Cependant, il traîne trop en longueur, et passé son premier tiers, il se répète et ennuie un peu malgré les performances de BROWN. C'est dommage, vraiment, et de plus c'est aussi le morceau qui a le moins bien vieilli, et ce d'autant plus si on le compare à "Time Factory", présentant à peu près les mêmes défauts, mais en plus atténués.

Time Actor, donc, est un album qui montre clairement que Klaus SCHULZE sait sortir de sa « routine » électro habituelle pour créer un opus unique et atypique en son genre. Il se fait également remarquer par l'implication d'Arthur BROWN qui se donne vraiment à fond dans son rôle et arrive de facto à ne pas se contenter d'être un simple musicien, ce qui n'arrive pour ainsi dire presque jamais chez SCHULZE. Toutefois, cette fructueuse association n'aura duré que le temps d'un album, ce qui laisse pensif quant à un hypothétique deuxième album dans la même veine, mais au moins il remplit son rôle de pause stylistique.

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- Klaus Schulze (claviers, synthétiseurs)
- Arthur Brown (chant)
- Wolfgang Tiepold (violoncelle)
- Vincent Crane (claviers)
- Michale Shrieve (batterie, percussions)


1. Time Actor
2. Time Factory
3. Charming The Wind
4. Grandma's Clockwork
5. Distorted Emission 1
6. The Silent Sound Of The Ground
7. Time Echoes



             



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