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MUSIQUE ELECTRONIQUE  |  STUDIO

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- Membre : Klaus Schulze , Santana, Arthur Brown , Hawkwind, Tangerine Dream, Manuel Göttsching , Ashra, Sergius Golowin , Walter Wegmüller

Richard WAHNFRIED - Tonwelle (1981)
Par WALTERSMOKE le 16 Mars 2013          Consultée 1044 fois

Si Klaus SCHULZE a raté le virage des années 80 avec Dig It et surtout Trancefer, Richard WAHNFRIED, quant à lui, l'aura au contraire réussi. Bon, c'est vrai qu'il s'agit de la même personne, mais comme le side-project de KS n'a rien à voir avec ses productions régulières, cette phrase est tout à fait pertinente.

Vraiment, le deuxième album de WAHNFRIED, répondant au nom de Tonwelle, est un album de haut niveau, certes moins futuriste que Time Actor, mais ayant toujours ce côté en avance sur son temps. Et bien qu'Arthur BROWN brillait de mille feux sur ce premier album et éclipsait un peu tout le monde, il faut reconnaître que l'influence des autres musiciens est cette fois vraiment perceptible ici. Outre le chanteur Michael GARVENS qui se contente de chanter un peu au début de l'album et le batteur Michael SHRIEVE, on retrouve surtout Manuel GÖTTSCHING, vieil ami de SCHULZE et leader d'ASHRA, qui apporte son jeu de guitare caractéristique, tout comme un certain Karl WAHNFRIED. L'identité de ce dernier est d'ailleurs un vrai mystère, mais parmi les pistes, la plus connue – mais pas la plus probable – est qu'il s'agit de...Carlos SANTANA himself. Rien que ça. Il est possible que ce soit par exemple SHRIEVE, qui fut son batteur, qui l'ait invité sur cet album. Cependant, ni le célébrissime guitariste ni SCHULZE ne l'ont confirmé ou infirmé.

La musique en elle-même, donc, est un mélange de sons schulziens, de guitares et de percussions bien menées et modernes, tant et si bien qu'effectivement, le rapport avec KS n'est pas explicite. Encore que ceci ne vaut que pour le fond, car pour la forme, le compositeur revient à la structure à un morceau long par face, même si pour le coup ils sont relativement « courts » (notez bien les guillemets).

Le premier morceau, "Schwung", n'est certes pas une claque, mais il détonne et fait franchement plaisir. Malgré le chant de GARVENS qui peut être considéré comme facultatif, il paraît difficile de ne pas se laisser entraîner par un rythme puissant et rapide des percussions, qu'elles soient électroniques ou acoustiques, qui accompagnent une magnifique guitare acoustique et des claviers qui se chargent de rendre le tout superbement mélancolique et de composer une intro mémorable. Mais le reste est encore meilleur, avec le retrait desdits claviers pour une guitare électrique qui s'emballe, une vraie cavalcade digne des plus grands de la six-cordes. Le « pire » dans tout ça, c'est que même si ça traîne en longueur, la lassitude ne guette pas, mieux, le morceau passe incroyablement vite malgré ses 17 minutes au compteur. Toutefois, la fin sur un fade-out est vraiment rageante, pour un tel morceau ça ne se fait pas, voyons !

L'autre titre, "Druck", n'est pas en reste. Purement instrumental cette fois, il est plus calme, plus méditatif et contemplatif, un peu comme s'il se présentait en jumeau opposé à "Schwung". Certes, les arpèges de guitare développés ça et là ne se fondent pas forcément bien, mais ils ne dérangent pas outre mesure, ils ne suffisent pas à briser l'harmonie musicale créée par les claviers et les percussions qui resplendit parfaitement. Et là encore, une fois arrivé à l'abominable fade-out qui conclut le morceau, et par la même occasion l'album, la sensation d'avoir affaire à un morceau plus court qu'il n'y paraît revient, et c'est d'autant plus étonnant que Druck est moins varié. Mais ça fait quand même plaisir.

Tonwelle, donc, est une grande réussite de Klaus SCHULZE, et montre enfin le génie teuton faire un bon album dès le début des années 80, même si ce n'est pas sous son nom. Et puis, le voir faire une musique aussi riche et variée, ça fait quand même plaisir – non pas que ses autres albums ne le sont pas, mais ils le sont de manière moins accrocheuse – ce qui est sans doute dû à l'apport des autres musiciens. Il se pose donc en indispensable lors de la découverte de l'univers de SCHULZE, assurément.

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   WALTERSMOKE

 
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- Klaus Schulze (claviers, synthétiseurs)
- Manuel Göttsching (guitare)
- Karl Wahnfried (guitare)
- Michael Shrieve (percussions)
- Michael Garvens (chant)


1. Schwung
2. Druck



             



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