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DISCHARGE - Discharge (2002)
Par RED ONE le 24 Mars 2013          Consultée 1522 fois

La timide reformation de DISCHARGE au début des années 1990, menée par le chanteur Kelvin Morris en compagnie d'un line-up inédit ne comprenant aucun des membres originaux de la formation punk britannique, avait fait chou blanc. Dans les années 1990, DISCHARGE ne semble plus intéresser grand monde. Idem pour les autres groupes cultes de l’ancienne scène UK 82, qui vivotent quelque peu et se perdent souvent dans des albums influencés par le thrash metal ... Malgré deux albums assez intéressants à défaut d'être réussis (Massacre Divine en 1991, puis Shootin Up The World en 1993), Kelvin Morris n'arrive pas à maintenir son navire à flot, et finit par dissoudre le groupe en 1999.

Mais tout le monde n'a pas totalement oublié DISCHARGE : le groupe est ainsi redécouvert à la fin de la décennie par le jeune public de la scène metal à l'occasion des réinterprétations de "The More I See" et de "Free Speech For The Dumb" par METALLICA sur son célèbre album de reprises Garage Inc. (1998). Si Kelvin Morris préfère arrêter la musique à cette époque, ce n’est pas le cas de Tony Roberts, guitariste d’origine du groupe, qui reforme son autre combo culte, BROKEN BONES, en 1996. De fils en aiguilles, de concerts en retrouvailles, le line-up "classique" de DISCHARGE (Kelvin Morris, Tony Roberts, Terry Roberts et Roy Wainright) finit par se reformer au début des années 2000. Cette réunion de famille inespérée va accoucher en 2002 d’un nouvel album studio, baptisé tout simplement ... Discharge.

Par bien des aspects, l'album Discharge de 2002 est la continuité logique de Shootin Up The World. Le line-up classique a beau être là, cet album sonne toujours un peu thrash metal, comme en 1993. Il est néanmoins évident que le retour des frères Roberts dans le giron du groupe explique les influences punk old school et les sonorités plus directes de cet album. Mais du reste, on demeure dans une logique de continuité et d’évolution par rapport aux travaux précédents. La pochette est également dans cet esprit-là : les pochettes de Massacre Divine et de Shootin Up The World avaient introduit la couleur dans les visuels de DISCHARGE, c’est donc fort logiquement que l’album de 2002 poursuit sur cette lancée. Le thème du revolver était également déjà présent sur la pochette de l’album de 1993.

Tous les titres de cet album sont des tubes imparables. Refrains punks fédérateurs, riffs thrashy qui font mouche, production en béton armé, et une sauce qui prend immédiatement : DISCHARGE retrouve réellement sa superbe d'antan. Des titres de fous furieux tels que "M.A.D.", "Hype Overload", "Trust 'Em", ou encore "What Do I Get" sont là pour nous le prouver. Aucune concession à une quelconque mode n'est faite sur cet album, l'album sonne éminemment hardcore. Malgré cette attitude presque "intégriste" et ce retour à des valeurs sûres, les chansons expérimentales sont cependant là, mais cette fois, la mayonnaise fonctionne : c'est le cas sur "Corpse Of Decadence" (aux breaks inattendus) et sur "Accessories by Molotov" (flirtant presque avec l'indus), chansons qui apportent véritablement du relief à l'album. Certes, il y a un peu moins de titres que sur les albums cultes des années 1980 (exception faite du cas Grave New World) mais le tout sonne très cohérent et s'écoute d'une traite, sans temps mort. Un travail remarquable, doté d'une production sèche et impeccable, sans fioritures.

Alors bien sûr, on s’interrogera sur l’utilité des deux remixes de "Corpse of Decadence" et "Accessories by Molotov" ajoutés en fin de tracklist. Mais franchement, ces deux remixes ne sont pas mauvais, même s’ils n’apportent rien de neuf. Aucun titre n'étant à jeter en ce qui concerne le reste, on s'en fichera comme de sa première bière ... Car l’album de 2002, c'est celui d'un grand retour salutaire, celui d’un des groupes punk les plus importants de l’histoire. Riffs punk, thrash et heavy, batterie sulfateuse, basse apocalyptique, chansons diaboliquement efficaces, et un Kelvin Morris enfin libéré de ses anciennes obsessions glam ... Discharge est bel et bien revenu aux affaires en 2002.

Néanmoins, ce retour du line-up "classique" le temps de cet album sera malheureusement de courte durée : Kelvin Morris, pour une raison toujours inconnue du grand public à l'heure actuelle, décide de ne pas promouvoir l'album et quitte le groupe à l'aube de la tournée. Tony Roberts prend donc définitivement le contrôle de DISCHARGE en 2003 et recrute Anthony "Rat" Martin, légendaire chanteur des VARUKERS et figure notoire de la scène hardcore british, pour le remplacer. La suite de l'aventure DISCHARGE s'écrira donc sans Kelvin Morris ...

"EEEEEEM!!!! ÄÄÄÄÄÄ!!!!! DEEEEEEE!!!!! HAIIIIPEUU OVEEEELÖÖÖAADD !!!"

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   RED ONE

 
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- Kelvin Morris (chant)
- Tony Roberts (guitare)
- Roy Wainright (basse)
- Terry Roberts (batterie)


1. You Deserve Me
2. Almost Alive
3. Corpse Of Decadence
4. Trust 'em
5. M.a.d.
6. Accessories By Molotov
7. Into Darkness
8. Hype Overload
9. You
10. What Do I Get
11. Hell Is War
12. Accessories By Molotov (remix)
13. Corpse Of Decadence (remix)



             



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