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DISCHARGE - Massacre Divine (1991)
Par RED ONE le 13 Juin 2013          Consultée 949 fois

La tournée de promotion de Grave New World en 1986 fut un désastre total pour DISCHARGE : bien décidés à s’affirmer comme un véritable groupe de heavy metal conventionnel, les musiciens de DISCHARGE privilégieront les titres issus de l’album de 1986 lors de leurs concerts et négligeront volontairement le répertoire punk des débuts du groupe. Face à l’incompréhension du public venu assister à cette mascarade, les musiciens joueront bien quelques classiques issus de Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing, l’album culte de 1982, sous la forme de medleys, mais Kelvin Morris refusera alors de les chanter. La colère des fans monte, la pression devient trop forte, et Kelvin Morris claque la porte en 1987. La tentative de continuer l’aventure avec Rocky Shades, ex-chanteur du groupe glam anglais WRATHCHILD, ne durera pas plus de quelques semaines.

Que s’est-il alors passé en 1990, lorsqu’à la surprise générale, DISCHARGE se reforme avec un tout nouveau line-up ? Il est en effet légitime de se demander les véritables raisons de ce retour, à une époque où plus personne n’attendait quoi que ce soit du groupe. Contrat à honorer ? Volonté de surfer sur la vague du thrash metal et du hardcore américain, qui font recette à l’époque ? Nul ne le saura jamais. Dans les premiers temps de cette reformation, Kelvin Morris semble seul aux commandes, unique membre rescapé de la formation originelle, avec à ses côtés des musiciens totalement inconnus : Anthony Morgan (basse), Andy Green (guitare) et le batteur finlandais Mika Karppinen. Mais bien vite, l'ancien batteur Garry Maloney réintègre la formation et apportera un léger vernis d'authenticité à ce nouveau DISCHARGE made in 1990.

Pour un vieux fan irréductible du DISCHARGE des années 1980, Massacre Divine peut apparaître soit comme une horreur absolue à bannir de toute discothèque punk idéale, soit comme étant un disque n’ayant véritablement aucun rapport avec le "véritable" DISCHARGE des années 1978-1985. Et pourtant ... Que de raccourcis simplistes ! Alors évidemment, ceux qui s'étaient sentis choqués par l'épisode "glam" Grave New World ne pourront que se méfier de ce disque au premier abord. Toutefois, la pochette de Massacre Divine, à l’inverse de celle de Grave New World, s’inscrit de façon évidente dans la continuité de celle des albums du début des années 1980 : le logo classique est revenu, et l’emblème traditionnel du groupe, c'est à dire les trois têtes de morts vomissant des missiles nucléaires, sont bel et bien là. Mais premier constat intriguant : la pochette est en couleur. De même, le dessin volontairement influencé par le film Terminator et la typographie futuriste du titre ne sont pas là pour nous rassurer. Et de fait, ce ne sera pas la seule évolution majeure, puisque musicalement, DISCHARGE n'est plus tout à fait le même.

Pourtant le son se révèle quand même assez bon. La production est un peu étrange : la batterie sonne de façon très plastique, la guitare est très grasse, la basse est peu mise en avant, et la voix de Kelvin Morris revient à des sonorités plus agressives que sur Grave New World ... mais sans revenir à celles de 1982 pour autant ! En effet, "Cal" semble ici s'évertuer à vouloir singer Brian Johnson d'AC/DC et sa voix se révèle ainsi un mix étrange entre les essais glam de Grave New World et des sonorités plus thrash. C'est toujours aussi dérangeant, et ça ne convaint pas réellement.

Il ne faut pas se leurrer : quand on compare ce nouvel essai crossover de DISCHARGE avec ceux d'EXPLOITED produits quelques temps auparavant, on se rend quand même compte que le nouveau line-up de DISCHARGE optait pour une approche résolument plus technique, et un son plus proche du metal que du punk. C'est le cas notamment sur des titres tels que "Lost Tribe Rising" ou "Challenge Terror", aux structures encore très heavy

D'un point de vue global, Massacre Divine déçoit beaucoup : l'album semble assez bâclé, et les bonnes idées, bien que légion, ne sont pas très bien exploitées.

Massacre Divine est donc un album assez déroutant, et qui ne convaincra pas grand monde, il faut le dire. D'ailleurs les fans ne s'y tromperont pas, puisque ce retour de DISCHARGE dans les bacs fera un bon gros flop commercial. La tournée promotionnelle sera par ailleurs totalement catastrophique, le nouveau groupe se révélant très décevant sur scène. Malgré tout, le line-up de Massacre Divine, avant de se séparer finalement en 1993, aura le temps d'accoucher d'un second effort, Shootin Up The World, qui sera étonnamment bien meilleur que Massacre Divine !

Note réelle : 2,5/5.

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   RED ONE

 
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- Kelvin Morris (chant)
- Andy Green (guitare)
- Anthony Morgan (basse)
- Garry Maloney (batterie)


1. City Of Fear
2. F.e.d.
3. Lost Tribe Rising
4. Challenge Terror
5. White Knuckle Ride
6. New Age
7. Terror Police
8. Kiss Tomorrow Goodbye
9. Sexplosion
10. Dying Time
11. E# 230
12. F.e.d. (f2 Mix)
13. Terror Police (f2 Mix)



             



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