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DISCHARGE - State Violence State Control (1982)
Par RED ONE le 6 Septembre 2013          Consultée 1309 fois

Il était une fois le disque de DISCHARGE le plus parfait qui soit. Ce disque n'est cependant pas un album et n'est composé que de deux petits titres de deux minutes chacun. Ce disque, c'est "State Violence State Control", publication additionnelle sortie par DISCHARGE après la sortie de l'album longue durée Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing en cette mythique année 1982.

Certains d'entre vous grogneront peut être en voyant ce disque classé parmi les EPs du groupe, alors que bon, oui, je vous le concède, nous avons ici plus affaire à un single 2 titres qu'à autre chose. Néanmoins, la frontière entre singles et EPs étant relativement floue au sein de la discographie du groupe de Stoke-on-Trent, je préfère considérer ce disque enregistré hors album comme un EP faisant suite aux précédents. Il en sera de même pour les formats courts de DISCHARGE qui seront publiés par la suite (Ignorance, The Price of Silence...)

Sur ce mini-format 2 titres, la perfection D-Beat est, il me semble, incontestablement atteinte. Il suffit d'écouter un titre aussi brillant que la chanson éponyme, au riff heavy metal surpuissant, et de remarquer le caractère éminement groovy et presque "dansant" de la batterie. La basse est assourdissante, le chant de Kelvin Morris est équilibré, et il se dégage une atmosphère très étrange, qui ne ressemble à réellement rien de connu à l'époque. Heavy metal teinté de punk, ou bien l'inverse ? Allons, soyons sérieux, l'heure n'est pas encore au crossover thrash ... Non, nous avons affaire à autre chose ici. C'est le D-Beat, dans toute sa splendeur. DISCHARGE publie ici, à mon humble avis, son meilleur morceau toutes époques confondues. Le fait qu'il soit sorti sur un disque hors album lui donne donc un statut tout à fait particulier dans le répertoire du groupe, et contribue à son excellence.

Mais cette piste de génie n'est pas seule, bien sûr, car il faut bien remplir la deuxième face du vinyle ! Au premier titre vient donc ici s'ajouter un autre grand classique du répertoire dischargien, la prophétique "Doomsday", qui se révèle là encore être un titre de D-Beat quasiment parfait. Ce deuxième titre est certes moins groovy que le premier et se veut plus agressif, mais il n'y a pas trop matière à disserter plus longtemps : DISCHARGE voit son génie punk éclater de façon magnifique sur ces deux titres classiques et emblématiques du son D-Beat.

Certains critiques de l'époque ont comparé ces deux titres à une fusion parfaitement réussie entre le son heavy metal de MOTÖRHEAD et la violence hardcore des DEAD KENNEDYS. Je trouve cette comparaison totalement juste, bien que je pense que les membres de DISCHARGE, en bons Anglais amateurs de son lourd, se sont sûrement sentis plus flattés par la comparaison avec le groupe de Lemmy (dont ils ont toujours revendiqué l'influence) qu'avec celui de Jello Biafra.

Cet EP/single est également historique, car il marque malheureusement la dernière apparition du guitariste Tony Roberts sur un disque de DISCHARGE avant le début des années 2000. Tony Roberts partira retrouver son frère Terry l'année suivante au sein du groupe hardcore BROKEN BONES, qui reprendra certaines idées développées par DISCHARGE pour mieux s'en éloigner par la suite... Tony Roberts sera toutefois rapidement remplacé par le guitariste Peter "Pooch" Purtill, qui contribuera pour sa part énormément au changement d'orientation de DISCHARGE dans les années à venir.

Comme la plupart des formats courts publiés par DISCHARGE depuis 1980, State Violence State Control a été abondamment réédité sous forme de bonus tracks aux rééditions ultérieures de l'album Hear Nothing... de 1982, et s'est même vu gratifié d'une réédition en format 45 tours dans les années 2010.

Note : les versions de "State Violence State Control" et de "Doomsday" présentes sur la compilation Never Again de 1984 sont des remixes un peu différents de leur version d'origine.

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   RED ONE

 
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- Kelvin Morris (chant)
- Tony Roberts (guitare)
- Roy Wainright (basse)
- Garry Maloney (batterie)


1. State Violence State Control
2. Doomsday



             



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