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ARCADE FIRE - Reflektor (2013)
Par A.T.N. le 2 Décembre 2013          Consultée 2989 fois

Un des groupes les plus enthousiasmants de ces 10 dernières années sort son quatrième album. Le dernier en date, The Suburbs, tutoyait les sommets. Des emprunts aux années 80 fleurissaient ça et là, trouvant leur apogée dans le génial "Sprawls II", nappé de claviers dansants.

ARCADE FIRE continue à creuser dans cette décennie, pour y piocher des influences et y apposer leur patte qui elle est bien actuelle. Bonheur: c'est toujours aussi puissant, intense, parcouru par un souffle étourdissant... de nombreuses écoutes sont nécessaires pour faire le tour de tout ce que peut procurer un double album de ce calibre. Une production plus froide, plus métallique qu'à  l'accoutumée. Le foisonnement d'instruments acoustiques (piano, guitares, accordéon, violon, tambourins...) a fait place à des claviers et des rythmes plus synthétiques.

Le son des années 80 se retrouve dans la ligne de basse et le beat de "We Exist" (c'est "Like a Virgin" de qui-vous-savez qu'on y entend, non?), pour soutenir un mouvement prenant. Le mystique "Joan of Arc" dégage aussi un parfum eighties, comme un excellent BLONDIE revisité. La guitare noisy sur le chorus de "Normal Person" (un blues presque stonien, genre Honky Tonk, totalement transformé) peut évoquer SONIC YOUTH, et l'entraînant "You Already Know" a tout de la pop classieuse des SMITHS aux guitares cristallines.

Quand les références à cette décennie emballent moins, ça concerne le dub de "Flashbulb Eyes" (grosse basse reggae comme chez le CLASH de Sandinista, vraiment pas leur meilleure idée), ou l'électro très agaçante de "Porno" qui lorgne chez DEPECHE MODE... mouais. Pas fameux.

Le côté dansant s'incarne dans les deux pistes de début et de fin, le magistral "Reflektor" et son cousin germain "Afterlife". Longs, parcourus de percus tribales, empruntant parfois au disco, leurs gimmicks sont perforants. Les échanges entre Win et Régine, tout comme les choeurs, contribuent à une forte identité: personne d'autre qu'ARCADE FIRE ne pourrait accoucher de tels morceaux, tout comme la rupture douce au milieu du bluffant "It's Never Over" (excellent riff froid de cathédrale, traversé de beats électro), typique des créations de ce groupe qui sait parfaitement intégrer des changements d'atmosphère au sein d'une même idée.

Les bémols: des pistes un peu inutiles (les deux "Here Comes the Night Time", "Awful Sound", "Porno"), un "Hidden Track" constitué de bruitages - le genre de gadget parfaitement intello et creux - sans qui l'ensemble aurait tenu sur un seul disque... mais ces bémols n'empêchent pas de coller 5 étoiles à ce disque ébourriffant, qui contient rien moins que 7 morceaux fabuleux. En 2013, c'est exceptionnel.

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   A.T.N.

 
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- Win Butler (chant)
- Régine Chassagne (chant)
- Richard Reed Parry
- Tim Kingsbury
- Will Butler
- Jeremy Gara


- cd 1
1. Reflektor
2. We Exist
3. Flashbulb Eyes
4. Here Comes The Night Time
5. Normal Person
6. You Already Know
7. Joan Of Arc
- cd 2
8. Here Comes The Night Time Ii
9. Awful Sound (oh Eurydice)
10. It's Never Over (hey Orpheus)
11. Porno
12. Afterlife
13. Supersymmetry



             



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