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ROCK PSYCHEDELIQUE  |  STUDIO

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ALBUMS STUDIO

1967 2 The Doors
1 Strange Days
1968 Waiting For The Sun
1969 2 The Soft Parade
1970 2 Morrison Hotel
1971 L.A. Woman
Other Voices
1972 Full Circle
1978 An American Prayer

ALBUMS LIVE

1991 In Concert

COMPILATIONS

1995 Greatest Hits

The DOORS - Other Voices (1971)
Par WALTERSMOKE le 17 Octobre 2014          Consultée 3592 fois

Le 3 juillet 1971, Jim Morrison meurt à Paris. L'un des plus grands chanteurs des années 60 meurt, après avoir laissé des oeuvres intemporelles avec ses camarades au sein des DOORS. De par son jeune âge, il rejoint également d'autres contemporains tout aussi morts dans le fameux « club des 27 » (une mystification qui sert plus à surestimer certains bons musiciens qu'autre chose). Le public se retrouve alors avec une discographie finie de 6 albums studio, ainsi que des para-produits postmortem à la qualité variable – retenons en priorité The Very Best of Doors (1985) et In Concert (1991). Si la fin des DOORS aurait pu être plus heureuse, il est tout de même sympa que le groupe ait laissé une oeuvre exceptionnelle et ne souffrant que de peu de tares (et ce même si, à titre personnel, je ne goûte que moyennement à Strange Days et L.A. Woman).

Enfin, ça, c'est ce qu'on dit quand on ne connait pas Other Voices et Full Circle.

Il n'y a pas beaucoup de personnes qui savent que les Doors ont un peu continué leur carrière après la mort de Jim Morrison. Et pour cause : d'une part, il faut absolument préserver le mythe DOORS, et d'autre part, les albums en question sont médiocres. Encore qu'il faut nuancer le propos : Other Voices est moyennement bon, et Full Circle une bouse innommable.
Other Voices, parlons-en, justement. Pour commencer, sa date de sortie peut porter à polémique. En effet, c'est en octobre 1971 qu'il débarque dans les bacs, soit 3 mois après la mort de Morrison. A priori, cela sent le sale opportunisme, la volonté de capitaliser sur un cadavre encore fumant. Sauf que l'absence du chanteur emblématique, remplacé par le guitariste Robby Krieger et le claviériste Ray Manzarek, est assumée dès le titre de l'album, et que de toute manière, la plupart des chansons étaient déjà en cours de construction avec Morrison. Mais qu'importe le contexte, il faut se focaliser sur le contenu à proprement parler.

Contre toute attente, Other Voices n'est pas raté. La première évidence est certes que Jim Morrison manque au groupe : les voix de Krieger et Manzarek ne sont pas pour ainsi dire aussi marquantes, aussi fortes. De là à parler d'un manque cruel, il est un pas qui se fait hésitant à être franchi. En fin de compte, Other Voices semble plus s'orienter vers un album de transition d'un groupe ayant décidé de passer à autre chose après le blues-rock des deux derniers albums.
A l'oreille, cela donne de bonnes chansons à défaut d'obtenir des pépites. En premier lieu, "Ships w/ Sails" s'impose comme le morceau incontournable de l'album. Les DOORS restent fidèles à l'idée du morceau-fleuve de service, et si ce dernier ne vaut pas "The End" ou "Riders on the Storm", force est de constater qu'il marche bien. Des percussions légères et aériennes donnent à "Ships w/Sails" une saveur presque campagnarde, qui renvoit à une certaine vision de l'Amérique de derrière (pas l'Amérique profonde, donc), et le chant se veut mélancolique. Bref, une réussite qui aurait bien mérité un coup de projecteur par la suite.

Comme autres bons moments, citons "Hang on To Your Life", qui dérape délicieusement dans un emballement furieux dans son dernier tiers, ainsi que "I'm Horny, I'm Stoned", quelque peu crétin mais pas désagréable. En revanche, d'autres chansons sont plus pénibles. Exemple ? "Down on the Farm", d'influence country (tout est dit), ou "Variety is the Spice of Life", qui a cependant le bon goût de ne pas durer trop longtemps.

Il aura fallu attendre 2011 pour que Other Voices et Full Circle soient réédités par les DOORS, qui avaient fini par les renier à moitié avant de revenir sur leur décision. Dans le cas du premier, on a envie de dire « enfin ! » tant il ne méritait pas un tel mépris. Il n'est clairement pas à la hauteur des albums « légendaires », mais laisse une sensation de peut-mieux-faire doublé d'une envie de progresser et de changer. Un album de transition, en somme.

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   WALTERSMOKE

 
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- Ray Manzarek (claviers, chant)
- Robby Krieger (guitare, chant, harmonica)
- John Densmore (batterie)
- +
- Jack Conrad (basse sur 1, 2 et 4)
- Jerry Scheff (basse sur 5, 6 et 7)
- Wolfgang Melz (basse sur 8)
- Ray Neapolitan (basse sur 3)
- Willy Ruff (basse acoustique sur 3)
- Francisco Aguabella (percussions sur 3)
- Emil Richards (percussions sur 5)


1. In The Eye Of The Sun
2. Variety Is The Spice Of Life
3. Ships W/sails
4. Tightrope Ride
5. Down On The Farm
6. I'm Horny, I'm Stoned
7. Wandering Musician
8. Hang On To Your Life



             



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