Recherche avancée       Liste groupes



      
JAZZY  |  STUDIO

Commentaires (2)
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Membre : The Police , Manu Katché

STING - Nothing Like The Sun (1987)
Par SOPHIE le 15 Décembre 2005          Consultée 7229 fois

2° album solo de l’ex-chanteur-bassiste de Police, Nothing Like the Sun confirme s’il était nécessaire la suprématie de Sting dans le paysage musical de cette fin des années 80. Il y affirme sa maturité et son engagement. C’est aussi un melting pot d’influences.

"Lazarus Heart" ouvre le bal avec un rythme enlevé vaguement latino mais une orchestration jazzy. "Straight to my heart", un peu plus loin, exploite également ce mélange jazzy-latino, avec un rythme à contretempo que l’on entendait parfois dans le répertoire de Police. "We’ll be together" est un des hits de l’album, plutôt amusant, mais qui est loin d'être véritablement digne du reste de l’album.
Car l’émotion prend le pas avec d’abord "Be still my beating heart" : beaucoup de poésie dans les mots et des mélodies qui s’envolent, mélodies ciselées en orfèvre, à la fois variées et cohérentes au sein du même morceau. La guitare est assurée par l'ex-compère, Andy Summers. Seul bémol, une fin scandée un peu décevante, pas seulement sur cette chanson d’ailleurs. L’émotion laisse planer sa douce mélancolie avec le très sobre "Secret mariage", ou "Sister moon", jazz langoureux pour insomniaques lunatiques, solo de saxophone en intro par Branford Marsalis. Même la reprise de Jimi Hendrix, "Little Wing", avec la participation de Gil Evans, est très épurée, planante.

Musique subtile pour "English man in NY", reggae jazzy d’une élégance toute british dérivant vers un pont musical hip-hop soulignant que New York est un lieu de mélange culturel.
Sting donne même dans une espèce de rap sauce jazzy avec une adaptation très personnelle de la légende de l’arche de Noé, "Rock Steady".

Enfin, la maturité que l’on peut qualifier de politique de Sting s’exprime au travers d’une série de chansons très impliquées : le très explicite "History will teach us nothing", l’histoire s’écrit avec le sang des hommes, sur un reggae pur jus, efficace. Sa morale : la victoire serait plus durable et moins sanglante si elle s’obtenait en convainquant l’ennemi de son erreur. Et Sting retient un évènement de l’histoire de cette fin de décennie 80 : les veuves de la dictature Pinochet, "They dance alone", avec un texte parlé en espagnol, les mélodies sont ici très fluides avec des sonorités de flûtes et de guitares sèches (Clapton et Knopfler en guest) et une fin salsa en guise d’espoir. Sting a repris entre autres, cette chanson ainsi que Fragile, sur une version hispano-portugaise « Nada como el sol ». "Fragile", en position plus ou moins centrale, est selon moi le joyau de cet album, rythmique chaloupée sans excès, intro et solo de guitare à tomber, et toujours de très beaux textes illustrant une mélodie sublime.

Ce sont donc de succulents ingrédients que l’on déguste à la table de Sting, très variés, très équilibrés et toujours assaisonnés d’une touche de jazz, son premier amour. A consommer sans modération… Bon appétit !

A lire aussi en POP :


Florent MARCHET
Bambi Galaxy (2014)
Space opéra de l'intîme




Murray HEAD
Between Us (1979)
L'après Say It Ain't So


Marquez et partagez





 
   SOPHIE

 
  N/A



- Manu Katché (batterie)
- Kenny Kirkland (claviers)
- Mino Cinelu (percussions)
- Branford Marsalis (saxophone)
- Sting (chant, basse)


1. The Lazarus Heart
2. Be Still My Beating Heart
3. English Man In New York
4. History Will Teach Us Nothing
5. They Dance Alone (gueca Solo)
6. Fragile
7. We’ll Be Together
8. Straight To My Heart
9. Rock Steady
10. Sister Moon
11. Little Wing
12. The Secret Marriage



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod