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- Style : Sara Bareilles

Vanessa CARLTON - Liberman (2015)
Par MARCO STIVELL le 7 Janvier 2016          Consultée 1817 fois

Liberman, ou le retour de la belle Vanessa CARLTON à la lumière mais dans la plus grande indifférence, en dehors des fans fidèles et inscrits à son réseau social informatique ! D'ailleurs, ceux-ci connaissent désormais très bien la petite Sidney, enfant doublement désiré après une tentative manquée et pleine de risques pour la jeune mère il y a deux ans (elle aurait pu y passer...).

Loin de s'arrêter à son nouveau rôle et à celui de "photoselfiste" compulsive, la belle artiste nous offre une suite directe, un véritable petit frère à Rabbits on the Run, son meilleur album et l'un des plus beaux dans le genre pop en ces années 2010. Liberman ne prétend pas renverser son prédécesseur et s'octroyer un tel titre, mais il demeure un effort très appréciable de la part d'une Vanessa CARLTON qui n'a finalement pas raccroché les wagons, contrairement à ce qu'elle disait. Heureusement !

La filiation avec l'album noir est intéressante, même si la pochette en blanc de ce cinquième disque et la superbe photo de la jeune femme l'en éloignent clairement. Il y a dix chansons en tout là encore, et en plus du concours notable d'Adam Landry, CARLTON réengage Steve Osborne aux instruments divers et à la production. La réalisation est donc similaire, si ce n'est que Liberman (un mot emprunté à son défunt grand-père, ancien peintre dont c'était le pseudonyme) prend une allure de disque plus intime encore !

Le son est moins cotonneux et chargé en production que sur Rabbits on the Run. Pourtant, la sensation de chaleur est la même, pour certains morceaux en tout cas ; sur d'autres, comme "House of Seven Swords", elle est plus froide, plus clinique (celle de l'accouchement ?). Il est vrai qu'ici, maternité rime avec intimité et féminité (jusque dans les splendides aquarelles du livret). Vanessa a saupoudré quelques images de "mothers" et de "babies" dans ses textes. Dans tous les cas, l'impression de clarté annoncée par la pochette et le design nous est entièrement confirmée.

Le disque est splendide mais demande lui aussi du temps pour être apprivoisé totalement, car il n'y a pratiquement aucun élément rock ici (très très peu de batterie). La voix de CARLTON forme une base avec son cher piano et des claviers divers, plus une basse et quelques guitares acoustiques. On dirait que l'artiste n'en profite que mieux pour libérer sa créativité sans complexe, quitte à dérouter un peu plus les amateurs de chansons pop classiques et entraînantes.

Le directeur du label distributeur, Dine Alone Records, explique que la belle avait envoyé ses maquettes de façon anonyme, et qu'il a été difficile pour eux de relier la talent de cette chanteuse avec l'interprète d'"A Thousand Miles" ! Il est vrai que décidément, depuis deux ou trois albums, faute de succès massif, Vanessa s'est parfaitement accomplie. Liberman est un nouveau chapelet de joyaux à écouter sans modération, même s'il vaut mieux "se mettre dans l'ambiance".

"Operator", avec son clip fait maison, est le seul single réellement porteur, le seul à contenir une pulsion rythmique fortement marquée. La mélodie est séduisante, la voix éternellement acidulée et sensuelle de Vanessa flotte dans la réverbération, on reste en terrain connu et on aime. Pour le reste, miss CARLTON bénéficie de l'aide de John McCauley III, son mari depuis deux ans (la grande Stevie NICKS a présidé la cérémonie) et également musicien, à la composition et aux arrangements.

Cependant, c'est si bien fait qu'on pense qu'elle fait tout elle-même, aux claviers en tout cas, avec ses doigts de magicienne. Sans oublier la voix, idéalement parée d'effets oniriques sur "Nothing Where Something Used to Be" et tant d'autres... La fin de "Blue Pool", l'autre single "Willows" ont ce côté féérique et majestueux, conduit par des valses en tarentelle ou en jig irlandaise, avec seulement des pianos et des synthés. C'est magnifique et d'une grande pureté, tout comme le folk "Matter of Time", la pop-ambient de "Take It Easy" et "Unlock the Lock". "Ascension" offre un final aérien sur le même schéma que "In the End" en 2011, mais en moins sombre.

Soit un disque à rapprocher étroitement de son prédécesseur au niveau style, durée (35 minutes) et qualité. La première écoute peut rebuter un peu, mais ensuite, ce n'est que du bonheur. Vanessa, we love you!

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   MARCO STIVELL

 
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- Vanessa Carlton (chant, piano, claviers, orgue rhodes)
- Steve Osborne (guitares, basse, batterie, synthétiseurs)
- John Mccauley Iii (guitares, basse, batterie)
- + Adam Landry (basse, batterie, guitares, synthétiseurs, programm)
- Steve Steele (violon, arrangements des cordes)


1. Take It Easy
2. Willows
3. House Of Seven Swords
4. Operator
5. Blue Pool
6. Nothing Where Something Used To Be
7. Matter Of Time
8. Unlock The Lock
9. River
10. Ascension



             



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