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Bryan ADAMS - Shine A Light (2019)
Par BAKER le 27 Août 2019          Consultée 206 fois

Pas décidé à laisser tomber, Bryan ADAMS rebondit sur la hype qui a suivi Get Up !, un mini album aussi frais que surprenant. Shine a Light suit à peu près les mêmes traces, à savoir un Bryan pêchu, accessible, qui va chercher le grand public avec les dents. Mais le disque sera quelque peu différent. Déjà, il n'y a plus Jeff LYNNE aux manettes, même si son ombre plâne encore sur l'intense "Nobody's Girl". Ensuite, si LYNNE aimait le mur du son, ADAMS continue sur la lancée avec cette fois le son du mur : à ce stade de compression, ce n'est même plus de la stupidité, c'est un sport olympique de haute compétition. Que celui qui entende clairement les basses fréquences sur "That's How Strong" lève la main : plus sale que ça, tu meurs. Enfin, par rapport à Get Up, on se dira que l'album a cette fois une durée plus normale, à ceci près qu'ADAMS a clairement pris goût aux chansons courtes, très courtes, très directes, battant son propre record avec "I Could Get Used To This", à peine 108 secondes mais qui se suffit largement.

Le disque a pour lui un côté sale gosse revendiqué, putassier à l'extrême avec des rythmes simples, des mélodies accrocheuses, un optimisme jamais pris en défaut (voir l'excellent titre single), des guitares parfois country, voire carrément un banjo, un énorme slow bien dégoûlinant (le cucul mais accrocheur "That's How Strong", avec une Jennifer LOPEZ pas désagréable), du rock boogie foutrement binaire. Il y a même un peu de place pour des essais : du rock pianistique à la ELTON, une ballade curieusement harmonique à la MUSE ("Talk to Me" et sa batterie à la prod maladroite), jusqu'à un semblant de THE CURE période 84 sur l'épique (mais dans une toile de tente) "Last Night on Earth".

Il fait sourire, ce disque, voilà. Il est rempli de petits défauts, voire de ratés purs ("No Time for Love"), mais il marche. Il marche sur des recettes éculées, il marche aussi quand il ne devrait pas marcher : "Don't Look Back", c'est sucré, c'est déjà entendu, ce n'est évidemment pas Reckless, mais ça distrait largement. Il y a un seul vrai faux-pas, c'est la reprise de "Whisky in the Jar". Elle est traitée en mode acoustique et one-man-show, avec un harmonica à la SPRINGSTEEN, Bryan ne manque pas de punch, il donne tout, mais outre le fait qu'un tel titre bare-bones finisse curieusement un album par ailleurs foisonnant, cette reprise est trop longue. Or, une reprise trop longue et acoustique par rapport à des originaux électriques et courts, ça ne pardonne pas.

Mais ne perdons pas de vue l'essentiel : on est ici pour avoir du fun. Peu importe son âge, ADAMS l'a bien compris et se dépense sans compter. C'est d'ailleurs bizarre, après avoir un peu complexifié sa musique dans les années 80, pas au niveau des structures mais des sentiments, ADAMS est en train de finir sa carrière comme la majorité des rockers la commencent : plein pot et sans se préoccuper du message et autres billevesées. Opportunisme ? Course après ses vertes années ? On s'en fout, on run to him. Ce n'est pas exceptionnel, pas du tout même, et c'est probablement ce qui fait son charme.

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   BAKER

 
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1. Shine A Light
2. That's How Strong Our Love Is
3. Part Friday Night, Part Sunday Morning
4. Driving Under The Influence Of Love
5. All Or Nothing
6. No Time For Love
7. I Could Get Used To This
8. Talk To Me
9. The Last Night On Earth
10. Nobody's Girl
11. Don't Look Back
12. Whiskey In The Jar



             



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