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- Membre : Divers Compositeurs Jeux Video

Kōji KONDō - Super Mario 64 (1996)
Par MARCO STIVELL le 5 Mai 2017          Consultée 237 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

On ne va pas vous refaire le topo sur la sortie de la Nintendo 64 (voir chronique de The Legend of Zelda – Ocarina of Time, désolé pour l'anachronisme !). Que les profanes sachent seulement qu'à l'époque le passage de la console de jeux vidéos en 2D pour la 3D, c'est un peu comme si votre petite amie, déjà tellement charmante en jeans et baskets, mettait une jolie robe de soirée. Comme si votre petit-déjeuner à base de Rice Krispies et de chocolat Candy Up (café ? thé ? C'est quoi ?), toujours sympa cela dit, devenait celui de l'Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence.

L'explosion de sensations, face à la caméra (pourtant très contestable avec le recul) qui ouvre sur des décors tous horizons, les couleurs de dessin animé et l'impression de jeu à semi-réalité... Cela s'accorde à merveille avec Super Mario 64. Premier jeu sorti sur la nouvelle console en 1996, 7ème de la saga consacrée au plombier italien moustachu (6ème si l'on ne compte pas le volet Yoshi de 95), il était imaginé depuis quelques années déjà par Shigeru Miyamoto, la tête pensante de Nintendo.

Le scénario est aussi bête (dans le sens plaisanterie) que simple : la princesse Peach invite Mario dans son château pour manger un gâteau qu'elle a cuisiné rien que pour lui (et plus si affinités). Mais elle est enlevée par l'ignoble Koopa/Bowser, l'ennemi juré de Mario. Celui-ci doit retrouver 120 étoiles qui débloquent les accès aux niveaux supérieurs, permettent d'arriver à Bowser et de finir le jeu dans son entièreté, l'un ne voulant pas forcément dire l'autre.

Mario garde son identité de jeu de plateforme, mais mêle l'aspect énigmes mieux que jamais sur ce volet de Nintendo 64, sans parler des courses, de Mario qui s'envole... Le château de Peach déjà faste nous conduit au travers de ses couloirs à différents tableaux, contenant énigmes et monstres à abattre afin de récupérer les étoiles. Les mondes des tableaux s'adaptent aux éléments (montagne, mer, lave, désert...) ou a d'autres idées originales et sympathiques (maison hantée, horloge). Chacun propose une quête de 100 pièces, incluse à celle des étoiles.

Déjà bien rôdé à la série des Mario Bros autant que des Zelda, Kōji KONDŌ se charge de l'ensemble de la partition. Les thèmes qu'il compose reprennent des éléments qui lui sont chers, musique baroque, steel drums caribéennes dès le générique d'introduction, une variation de l'un des thèmes les plus célèbres de l'histoire du jeu vidéo. On note dès le premier combat (le roi Bob-Omb au sommet de la montagne) la reprise très personnelle du "Vol du Bourdon" de Nikolaï RIMSKI-KORSAKOV dans les cordes au synthétiseur. Ailleurs, ce sont les trompettes, le piano digital.

Le jeu est haletant, tout comme il peut être casse-tête, bien énervant dès que Mario se casse un peu trop la figure (car évidemment, vous tenez la manette, mais c'est toujours sa faute à lui !) ou tombe au-delà des limites d'un décor, du haut des montagnes surtout. Vous avez sans doute été effrayé par Chomp, le chien de Bowser ; vous avez été tenté de jeter Petit Pingouin Perdu plus loin que de raison, en bon sadique que vous êtes ; vous avez voulu vous acharner sur l'anguille du lagon, vous vous êtes demandé comment parvenir au village englouti dans le niveau Trempé-Séché, vous avez bien galéré pour avoir les 100 pièces de l'Horloge Tic-Tac. Le moindre saut peut coûter la vie !

Et tout cela, au rythme de la voix de l'Italien lors de chaque saut ("Hou !" "Hou hou !" "Mamma Mia !"...), accompagné par des musiques d'une pureté cristalline (les niveaux aquatiques en général), le charme sombre du niveau de lave et celui de la Caverne Brumeuse, le thème délirant et festif de la Montagne Gla-Gla, un effet typiquement japonais. Il y a aussi, pour les courses avec le pingouin ou non, un tempo bluegrass qui donne le sourire. Il y a les musiques liées au changement de casquette de Mario : transformation en Mario qui vole ou aussi dur que le métal.

Citons encore la "Koopa Road", le thème musical épique qui vous conduit à Bowser, trois fois dans le jeu. Si celui-ci n'est pas égal sur toute la longueur, il rafle de nombreuses heures de votre temps précieux, encore aujourd'hui, et vous amuse autant qu'il vous fait réfléchir. Un classique, et qui reste la plus grosse vente de la Nintendo 64.

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   MARCO STIVELL

 
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- Kōji Kondō (tous les instruments)


1. It's A Me, Mario!
2. Title Theme
3. Peach's Message
4. Opening
5. Super Mario 64 Main Theme
6. Slider
7. Inside The Castle Walls
8. Looping Steps
9. Dire, Dire Docks
10. Lethal Lava Land
11. Snow Mountain
12. Haunted House
13. Merry-go-round
14. Cave Dungeon
15. Piranha Plant's Lullaby
16. Powerful Mario
17. Metallic Mario
18. File Select
19. Correct Solution
20. Toad's Message
21. Power Star
22. Race Fanfare
23. Star Catch Fanfare
24. Game Start
25. Course Clear
26. Game Over
27. Stage Boss
28. Koopa's Message
29. Koopa's Road
30. Koopa's Theme
31. Koopa Clear
32. Ultimate Koopa
33. Ultimate Koopa Clear
34. Ending Demo
35. Staff Roll
36. Piranha Plant's Lullaby - Piano



             



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