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POP  |  STUDIO

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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1985 ★★★★  Cock Robin
1987 ★★★★★  After Here Through Midland
1989 ★★★★  First Love, Last Rites
2006 ★★★★★  I Don't Want To Save The World
2010 ★★★★  Songs From A Bell Tower
2016 ★★★★  Chinese Driver
2021 ★★★★  Homo Alien

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2017 ★★★★  Lollobrigida

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2009 ★★★★★  Live

COCK ROBIN - First Love, Last Rites (1989) ★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 24 Mai 2017          Consultée 4464 fois

Le troisième album de COCK ROBIN est peut-être leur meilleur. La fin de décennie, malgré les tensions au sein du duo artistique LaCazio/Kingsberry, leur réussit mieux que jamais. Il faut dire qu'ils bénéficient du concours de Rhett Davies, spécialiste de la pop mélodique et des ambiances célestes, puisqu'il a déjà travaillé avec Brian ENO et Roxy MUSIC (le disque Avalon notamment), sans compter tout un tas d'artistes divers, de GENESIS à DIRE STRAITS. First Love, Last Rites est en partie inspiré par ces dissensions qui se ressentent même d'un point de vue musical.

Le style pop-rock aérien du groupe, souligné par la guitare de Corky James (musicien de Los Angeles et futur accompagnateur de chanteuses comme Avril LAVIGNE, Kelly CLARKSON, Heather NOVA...) est ici plus ou moins confronté à une autre influence bien différente, très latino et caribéenne. L'excellent Luis Conte vient seconder Pat Mastelotto aux percussions, ce qui offre un mélange de batterie puissante et riche avec un groove hispanique chaleureux. Et puis, sur quatre titres, il y a les cuivres mariachi !

Déjà, parlons des efforts pop basiques. "Manzanar" est la seule chanson où les synthétiseurs 80's sont très prononcés, et même le texte se situe dans un univers à part d'un ensemble introspectif et amoureux : ce nom est celui de l'ancien camp d'internement de prisonniers japonais en 40-45 puis de communautés Amérindiennes. Les populations ont voulu reconstruire ce lieu et militer pour des valeurs de réconciliation et d'amélioration. Ce n'est pas la composition la plus parlante de l'opus, mais elle garde une bonne énergie.

Toute la partie de "Hunting Down a Killer" à "My First Confession", dans une veine pop soft, peut sembler mineure aux premiers abords mais elle reste agréable et plus convaincante qu'une majeure partie de l'album précédent, After Here Through Midland (1987). C'est Anna qui chante "Any More Than I Could Understand", tandis que Peter Kingsbery se réserve le superbe "Win or Lose". La nappe d'orgue, les percussions martiales, l'arpège de guitare caressant et la montée en force vocale la placent au rang des meilleures chansons de COCK ROBIN. Un chef-d'oeuvre.

C'est donc avec les autres chansons qu'on assiste le mieux au mariage des influences, qui peut sembler étrange mais encore une fois, c'est pour la bonne cause. Sur "One Joy Bang" et le funk "Straighter Line", avec une très bonne basse jouée par John Pierce, on n'aurait pu s'attendre à de tels essais de la part du groupe qui a fait "Just Around the Corner" et "The Promise You Made". Davies veille à ce que les claviers doux de Kingsbery flottent toujours de façon audible à travers un ensemble foisonnant.

"Stumble and Fall" introduit un rythme lent et chaloupé, très sensuel, sur lequel les harmonies de LaCazio et Kingsbery s'entremêlent jusqu'à un refrain glorieux où les cuivres mexicains, inhabituels dans le domaine pop, rajoutent une dose d'héroïsme nostalgique. Idem pour "One Joy Bang" et c'est assez fantastique. Il faut alors parler de "Worlds Apart", chanson de six minutes consacrée au thème de la séparation, avec des refrains pop-rock explosifs où les cuivres étincellent. C'est le meilleur équilibre entre les deux aspects du disque, un point vers lequel tout semble converger (paradoxalement !) dans cette seconde face.

Parlons encore de "For Experience Sake", dernier exemple d'écriture pleinement maîtrisé, morceau qui dans l'ensemble correspond le mieux à l'idée d'un single. À entendre LaCazio et Kingsbery chanter de manière aussi rapprochée et porter un toast aux périodes que tout couple peut traverser, on n'imagine pas qu'il sont sur le point de diverger pour longtemps. Elle se sent trop à l'étroit dans le groupe, se retire dans le désert et enregistre un album solo, tandis que Kingsbery mène sa propre carrière. Pat Mastelotto rejoint KING CRIMSON et tout ce beau monde se retrouve quinze ans plus tard.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Peter Kingsbery (chant, claviers)
- Anna Lacazio (chant)
- Pat Mastelotto (batterie)
- Luis Conte (percussions)
- Corky James (guitare)
- John Pierce (basse)
- Lord 'rocky' Holman (programmation synthétiseur)
- Ramon Flores, Samuel Nolasco, Xavier Ser (cuivres)
- David Faragher (basse sur 1, 7 et 9)
- Graham Donovan (batterie additionnelle sur 9)

TRACKLIST
1. Stumble And Fall
2. Straighter Line
3. Win Or Lose
4. One Joy Bang
5. For Experience Sake
6. Hunting Down A Killer
7. Any More Than I Could Understand
8. My First Confession
9. Manzanar
10. Worlds Apart


             



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