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ROCK PROGRESSIF  |  LIVE

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- Membre : Pink Floyd, Eri Clapton And Steve Winwood , Toto

David GILMOUR - Live At Pompeii (2017)
Par BAYOU le 11 Octobre 2017          Consultée 1362 fois

1972, la télévision diffuse Live in Pompéi, réalisé par Adrien Mabern où Pink Floyd joue en direct de l’amphithéâtre de l’ancienne cité, exécute pendant une heure ses morceaux « Echoes », « Saucerful of Secrets ». Les images sont magnifiques, les musiciens, cheveux au vent, deviennent des gladiateurs du rock, et ce film incontestablement booste la carrière du groupe qui n’a pas encore sorti Dark Side of the Moon.
La suite de l’histoire est connue, succès planétaire, tensions, prise de pouvoir de Waters, démesure de The Wall, séparation, procès entre Waters et Gilmour, le premier souhaitant interdire au second le droit d’utiliser le nom du groupe. Waters perd, PINK FLOYD continue et offre encore de sacrés concerts.

Pour se produire, Gilmour recherche des lieux mythiques (Versailles, Venise…), ambition qu’il confirme quand il se produit, en solo, dans les chantiers navals de Gdansk en Pologne en 2006.
Avec la sortie de son album « Rattle That Lock », il joue de nouveau dans de beaux endroits, arènes d’Orange, de Nîmes, Château de Chantilly, La Saline à Besançon, Circo di Massimo de Rome et en apothéose, deux soirs à Pompéi.
Le choix de la ville de cendres n’est pas un hasard, mais un clin d’œil à 1972, à la différence qu’en 2016 le public est présent, alors qu’en 1972 le groupe est seul au milieu des ruines, ce qui ajoute à la magie.
Autre signe des temps qui ont changé, le concert est proposé en de nombreux formats, (collector, vinyle, blue-ray…) et il faut concevoir un show de Gilmour comme un concept global tant les lumières et les effets de scène complètent la musique ici.
Même si on peut préférer plus de sobriété, ainsi pour ma part, le concert du mars 2006 au Grand Rex à Paris avec juste la musique reste pour moi le plus merveilleux.

Dans la composition du groupe, on remarque que Phil Manzanera est remplacé par Chester Kamen et l’immense Chuck Leavell est aux claviers. D’autres pointures comme Guy Pratt et Greg Phillinganes accompagnent David.
La set-list est toujours très stable sur une tournée de Gilmour, elle mélange des titres de ses derniers albums avec des morceaux du FLOYD qui sont, bien entendu, les plus acclamés.
Et il convient de souligner encore, encore et encore une évidence, n’en déplaise au sieur Waters. Gilmour est le dépositaire du son du FLOYD, le son de sa guitare est identifiable à la première note. Ses chorus magnifiquement construits donnent toujours le grand frisson. Waters a bien essayé d’embaucher d’autres guitaristes et on parle ici de Jeff BECK ou d’Eric CLAPTON pas de clampins inconnus, mais sans convaincre.

Allez, on prend le train de Gilmour avec le jingle SNCF de « Rattle That Lock” dans une progression bien calculée qui amène « The Great Gig in the Sky » qui fait gronder de joie le public, avant cet instant où le temps suspend son vol, « Wish You Were Here » émouvant qui s’élève dans la nuit. Quelle merveilleuse chanson ! La fin du premier CD cartonne avec « Money » / « In Any Tongue » / » High Hopes” et “One of These Days”

Et la guitare cristalline, irréelle, de Gilmour s’envole sur « Shine On You Crazy Diamond » sa signature, son grand morceau, façonné, poli, sur les scènes du monde avec le FLOYD, enrichi par un chorus de saxophone de João Mello et toujours somptueux. Et on est reconnaissant au musicien d’avoir exhumé « Fat Old Sun », un morceau un peu oublié de la seconde face d’Atom Heart Mother, qui est mis en valeur en live avec cette superbe ouverture à la guitare acoustique.

Comme le premier CD, le second se termine en costaud avec « Sorrow »/ « Run Like Hell » / « Time » / « Breathe (In the Air) (Reprise) » et « Comfortably Numb » grand cocktail floydien période post et after Waters.
On peut regretter que Roger le mégalo ait bloqué par voie judiciaire l’utilisation de chansons du FLOYD qu’il a écrites, ce qui exclut quelques grands titres.

Pas de surprises dans ce concert, mais un plaisir toujours renouvelé à écouter un immense guitariste, issu d’un immense groupe qui a traversé l’espace et le temps.

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   BAYOU

 
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- David Gilmour (guitares, chant)
- Chester Kamen (guitares)
- Guy Pratt (basse)
- Greg Phillinganes (piano claviers,)
- Chuck Leavell (piano, claviers)
- Steve Distanislao (batterie, percussions)
- João Mello (saxophones)
- Bryan Chambers (vocaux,)
- Lucita Jules – (vocaux)
- Louise Clare Marshall (vocaux)


1. 5 A.m.
2. Rattle That Lock
3. Faces Of Stone
4. What Do You Want From Me
5. The Blue
6. The Great Gig In The Sky
7. A Boat Lies Waiting
8. Wish You Were Here
9. Money
10. In Any Tongue
11. High Hopes
12. One Of These Days

1. Shine On You Crazy Diamond, Pts. 1-5
2. Fat Old Sun
3. Coming Back To Life
4. On An Island
5. Today
6. Sorrow
7. Run Like Hell
8. Time / Breathe (in The Air) (reprise)
9. Comfortably Numb



             



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