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- Style + Membre : Andrea Corr , Sharon Corr

The CORRS - Jupiter Calling (2017)
Par MARCO STIVELL le 14 Décembre 2017          Consultée 721 fois

Il y a deux ans déjà, on pouvait difficilement s'attendre à de telles retrouvailles en compagnie de THE CORRS. White Light reprenait les choses où elles avaient été laissées une décennie plus tôt, avec davantage de maturité et une qualité sans faille. Aujourd'hui, il y a autant de plaisir à l'écouter qu'au moment de sa sortie. C'est donc avec une surprise non feinte qu'on accueille Jupiter Calling, nouvelle livraison de la famille irlandaise. Peut-être s'attendait-on à ce que White Light demeure une parenthèse et que les années s'écoulent encore, sans rien ? Andrea Corr dit "On continue tant que nous sommes heureux de le faire. Et nous sommes très heureux !"

Nous aussi, Dydy. Cependant, la surprise revient, colossale en ce mois de novembre 2017, l'étonnement nous saisit dès les premières notes de "Son of Solomon", ou alors "SOS" pour ceux qui fréquentent les réseaux sociaux et l'ont entendue paraître en single. "SOS (Song of Syria)" est la chanson au propos le plus ouvertement politique du groupe, dont l'émotion a pu largement être partagée au cours des dernières années. La voix langoureuse d'Andrea, les jolis chœurs de Sharon et Caroline, la musique folk portée par un beau shuffle, ce rythme blues sensuel à trois temps, permettent toutefois de rester dans un terrain connu et un ensemble à peine plus produit que le reste.

On vous l'a dit, dès la merveilleuse "Son of Solomon", mieux encore que « SOS », plus douce, plus magique, on s'est bien éloignés de White Light et du son CORRS à l'ancienne. La pop électronique laisse place à de beaux moments d'intimité comme ceux que l'on pouvait trouver sur la deuxième partie du disque de 2015, ou alors Home en 2005. La manière de composer et d'interpréter n'a pas changé, la réalisation oui ; le disque est enregistré "live", le groupe est encouragé par son producteur, l'Américain T Bone Burnett (bande originale de O Brother, Where Are Thou? et tant d'autres choses) pour continuer dans ce sens, et selon lui, c'est un instant privilégié.

On le sait depuis toujours, THE CORRS est une machine à tubes certes, mais d'abord une famille. Les liens du sang et la proximité musicale, tout cela influe fortement sur leur esprit et leur entente, et ils ont déjà montré maintes fois combien ils maîtrisent ces instants les plus organiques, en dehors de la capacité de rassembler les foules, les faire chanter et danser... Avec la quarantaine bien sonnée - la cinquantaine pour Jim le grand frère -, le groupe, plus beau trésor de Dundalk tient moins à danser et son dernier effort paraît naturel, bien encadré par un grand nom (Burnett) de la musique folk et country.

Ecoutez donc "Season of Our Love", sa batterie, ses guitares, ses accords, ses violons et ses voix qui baignent dans les grands espaces, non plus forcément ceux de la verte Irlande. C'est magnifique, cette chanson pourrait être une bande originale de film, drame ou western pour Tarantino ou je ne sais qui. THE CORRS n'a jamais sonné proche de la Motown ("Chasing Shadows") et de la pop californienne ("A Love Divine", "Bulletproof Love", "Hit My Ground Running") avec autant de brillance. À ce qui reste un plaisir véritable pour eux vient s'ajouter une évidence désarmante dans le rendu, transformée en beauté cristalline.

Jupiter Calling est aussi bon que White Light mais pour d'autres raisons. Le frère et les soeurs Corr renversent un peu leur image pour rester au top et séduire l'auditeur, mieux encore que sur Home car il n'y a pas les lourdeurs d'arrangements trop importants. Le bassiste Robbie Malone se fait grandement remarquer aux côtés des voix et des instruments folk irlandais que l'on adore. De l'ancienne équipe, seul demeure Anthony Drennan qui vit l'une des plus belles situations actuelles en musique, puisqu'il a un pied dans MIKE & THE MECHANICS (donc GENESIS par extension) et un autre dans les CORRS. Ses guitares planantes ("The Sun and the Moon") ou coquines ("Bulletproof Love"), conjointement à celles de Jim, sont un régal. Tout comme le violon, le tin whistle, le bodhran, la batterie, le piano, et les voix des trois sirènes, sur lequel le temps n'a pas d'emprise. C'est le disque de l'année, comme celui de 2015.

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   MARCO STIVELL

 
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- Jim Corr (guitares, piano, claviers)
- Sharon Corr (violon, piano, choeurs)
- Caroline Corr (batterie, choeurs, percussions, bodhran)
- Andrea Corr (chant, tin whistle, piano, ukulélé)
- + Anthony Drennan (guitares, mando-guitare, sitar électrique)
- Robbie Malone (basse, contrebasse)
- Jay Bellerose (batterie, percussions)
- Keefus Ciancia (piano, claviers)
- Patrick Warren (piano, claviers)
- Mike Piersante (instruments et prise de son)


1. Son Of Solomon
2. Chasing Shadows
3. Bulletproof Love
4. Road To Eden
5. Butter Flutter
6. Sos
7. Dear Life
8. No Go Baby
9. Hit My Ground Running
10. Live Before I Die
11. Season Of Our Love
12. A Love Divine
13. The Sun And The Moon



             



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