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LOVERBOY - Loverboy (1980)
Par ERWIN le 25 Septembre 2019          Consultée 260 fois

Il y a de forts belles choses au Canada ! Non, je ne vais pas vous sortir un panégyrique sur Devin TOWNSEND, bande d'ignares ! Mais me gonflez pas car l'idée n'est pas si mauvaise tiens ! Bien, entre les parcs nationaux de la Colombie britannique et de l'Alberta, les couleurs du Québec, la technicité de RUSH ou de TRIUMPH, le charisme d'Alanis MORISSETTE, notre S'lin de Montroyal, les ptits technomalins de VOIVOD, les folkeux Leonard COHEN, Gordon LIGHTFOOT ou Neil YOUNG, la belle Joni MITCHELL, mon collègue dragueur Bryan "des bois" ADAMS ou la sublime Shania TWAIN... Allez je stoppe ! Enfin voyez donc, une sacrée ribambelle de groupes et artistes majeurs.

Quelques-uns n'ont toutefois pas percé en France, pourtant pays frère de la belle Province, je m'en vais donc vous conter l'histoire de l'un de ceux-là, totalement inconnu chez nous, mais pourtant superstar en son pays et aux USA, avec plus de 40 millions d'albums vendus, ce qui n'est pas rien ! Voici donc lé début de la courte destinée discographique des LOVERBOY. Ce nouveau conte de rockeurs brushés débute dans la cité de Calgary, Alberta, capitale Internationale du Rodéo et superbe ville chatoyante aux pieds des rocheuses.

Il n'y a pas d'histoire scabreuses ou autres, le groupe est déjà au complet lorsque le guitariste Paul Dean trouve ce nom lors d'un rêve tout bête. Les "tombeurs" finalement, ça sonne bien pour plaire à la gent féminine ! La carrière s'amorce vite après une petite translation à Vancouver, les premières parties glorieuses se multiplient - KISS -, et un contrat est signé avec la prestigieuse Columbia. Il semble clair vu le style pratiqué par le groupe – soft rock burné/AOR - que les producteurs songent de suite à une montagne de billets verts. Le look des mecs est soigné, les musiciens assurent, le chanteur possède un bel organe, ça part bien !

Et comme tout semblait déjà écrit, tout tourne donc comme sur des roulettes . Le premier single - tout est composé par Dean - "Turn Me Loose" provoque un vrai petit flambard au Canada – 7eme place du billboard – et même dans le top 30 aux US. La production de Fairbairn assisté du jeune Bob Rock rend à pleins tubes, c'est le cas de le dire : les nappes de synthé sont là, la grosse distorsion, le rock des eighties quoi, entre SURVIVOR et BOSTON ? Pour ceusses qui ne connaissent pas. La voix de Mike Reno marque de suite les esprits, le bridge déchire, c'est vraiment bien foutu ! Un départ en fanfare !

Une grosse basse drive le hit suivant "The Kid Is Hot Tonight", sûr que les p'tites Canadiennes devaient bien aimer ce mignon chanteur aux cheveux courts dans un groupe de chevelus. La recette magique est déjà trouvée, gros rythme, nappes de synthés "enrobantes", guitare saine et tranchante, chanteur déjà lyrique et agressif, section rythmique stable et groovy. Tout ceci est vraiment bien agréable !

Mid tempo bien hard, la chouette "Always On My Mind" narre une histoire de premier amour, leur efficace fond de commerce ! Le refrain ponctué de "Oooouuhhh" annonce clairement l'arrivée prochaine de BON JOVI. "Teenage Overdose" est toute aussi rentre-dedans. Incontestablement, le groupe est dans son élément sur les titres pêchus, la mise en place y est franchement réussie. Petit pop rock'n'roll, "Little Girl" sonne très eighties, trop simpliste pour moi.

Les claviers de Doug Johnsson sont souvent en première ligne, comme sur la poppy "Prissy Prissy", au ton un brin plus bluesy. Ils sont aussi la base de "DOA", dont on reprendra le refrain addictif avec plaisir, même s'il est un peu kitsch. A signaler les petites interventions en solo de Paul Dean, on en voudrait un peu plus. Enfin, on remarque l'intervention fort à propos d'un sax de belle tenue sur le slow "It Dont matter". Mais tout ceci tombe dans une escarcelle qui jouxte la pop, on s'éloigne quelque peu du soft rock.

Dans les eighties, tout était différent, d'ailleurs voyez donc cette pochette avec une nana qui clope, c'est tellement lointain ! Mais la musique se laisse très volontiers écouter, et les singles restent de bonnes compositions très représentatives de l'art musical à l'orée des années quatre-vingt, tout au moins dans leur portion rock et définitivement américanisée. Cela nous place vers un 3 très stable, impossible de descendre en deçà, c'est d'ailleurs le nombre de disques vendus pour cette galette !

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   ERWIN

 
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- Mike Reno (chant)
- Paul Dean (guitare)
- Doug Johnson (claviers)
- Scott Smith (basse)
- Matt Frenette (batterie)


1. The Kid Is Hot Tonite
2. Turn Me Loose
3. Always On My Mind
4. Lady Of The 80''s
5. Little Girl
6. Prissy Prissy
7. Teenage Overdose
8. Doa
9. It Don't Matter



             



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