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- Style : Norah Jones

Katie MELUA - Album No.8 (2020)
Par MARCO STIVELL le 18 Janvier 2021          Consultée 481 fois

S'il n'y a qu'une différence entre la Katie MELUA des débuts, en 2003, et celle de 2020, c'est l'effet de surprise qui joue moins actuellement. Il pourrait cependant être remplacé par l'expérience.

Bien à l'abri chez BMG Records depuis près de cinq ans, l'artiste semble s'écarter du conceptuel et quelque peu risqué In Winter (2016) pour revenir au son de ses albums classiques, mélange de pop blues et folk avec orchestre. C'est la deuxième fois consécutive, on peut le remarquer, qu'elle choisit d'enregistrer dans son pays natal, la Géorgie plutôt que l'Angleterre, non plus à Gori mais carrément à Tbilissi, la capitale. MELUA s'est en outre rapprochée du musicien Leo Abrahams pour gérer la production de ce sobrement intitulé Album no.8. Plutôt connu pour son travail dans la musique ambient (aux côtés du grand maître Brian ENO mais pas seulement), on peut dire que c'est là pour lui une belle occasion de travailler autrement l'évasion musicale en douceur.

Si Katie MELUA ne s'est jamais éloignée de cette élégance qui caractérise ses chansons, c'est un peu comme si elle était revenue aux éléments de Call Off the Search, son premier album, mais avec plus de liberté, moins d'effets de production "dictés". Elle n'est plus la petite protégée de Mike Batt, elle apparaît au contraire comme une artiste mûre qui distille la même passion et la même séduction par une voix inchangée. Pas de morceau jazz espiègle ici, pas d'influences électroniques comme sur certains efforts d'il y a une dizaine d'années : rien que des ballades disons "enrichies".

Pour un monde musical qui a besoin de valeurs sûres, pour un public en manque de chaleur en période troublée, il est certain que ce huitième album remplit parfaitement son rôle. Le chant de Katie MELUA et les autres éléments musicaux qui nous ont captivés en 2003 sont bien là, dès ce premier single idéal que représente "A Love Like That". Outre la voix principale et les choeurs suaves, les cordes (sans cuivres) accentuent la grâce. On remarque immédiatement la réussite première d'Abrahams en tant que producteur : faire sonner le groupe accompagnateur basse-batterie-guitare-claviers de la façon la plus chaleureuse, avec un son analogique de vinyle plutôt qu'un espace moderne froid. La batterie surtout, légère comme du coton et la basse voluptueuse de Sam Dixon, sont très éloquentes.

Après "A Love Like That", un autre titre propose un refrain porteur, "Your Longing is Gone", avec tous les charmes dont MELUA est capable au micro. La chanson aurait mérité d'être le deuxième single (quitte à ressembler de plus près au premier), plutôt que "Airtime", un des efforts de l'ensemble qui s'écoute bien mais sans grand relief, tout comme la conclusion "Remind Me to Forget". Les paroles sont parfois inspirées d'une séparation vécue par la chanteuse, et quoique splendide, la dizaine de morceaux proposée n'échappe pas à une certaine forme d'homogénéité qui tire vers la monotonie.

C'est dommage car si les lignes vocales restent égales à elles-mêmes, elles offrent une constance à des arrangements qui se veulent audacieux. Abrahams et l'ensemble des musiciens forment un habit accompagnateur précieux et rempli de subtilités bienvenues : il n'est pas rare qu'une chanson ralentisse d'un coup ("Joy" et la bluesy "English Manner" sur certains vers), entre autres idées. Le début étoilé de "Maybe I Dreamt It", ses couleurs orientales nous saisissent, tandis que "Heading Home" reprend quelques touches hivernales de l'album précédent. La richesse mélodique ici aurait peut-être gagné quelques variations supplémentaires, comme l'apport du sax soprano et des percussions à l'excellente "Voices in the Night". Cependant, on se délecte de belles ambiances acoustiques en arpèges ("Leaving the Mountains"), caressées par la chanteuse. Grâce à l'édition deluxe, on peut aussi en profiter dans les bonus sur "Forever" et une poignée de reprises solo des chansons de l'album.

Assurément, ce n'est pas le meilleur de Katie MELUA, mais un retour en bonne et due forme !

Note réelle : 3,5

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   MARCO STIVELL

 
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- Katie Melua (chant, choeurs)
- Leo Abrahams (guitares, piano, claviers, synthétiseurs, basse)
- Sam Dixon (basse, piano)
- Emre Ramazanoglu (batterie, percussions)
- Zurab Melua (guitares)
- Tim Harries (basse, pianos)
- Luke Potashnick (guitares, synthétiseurs)
- Mark Edwards (orgue hammond)
- Jack Pinter (flûte alto, saxophone soprano, basse)
- Serafina Steer (harpe)
- Jaiani Teimuraz, Deisadze Akaki (violon)
- Chikhladze Ilya (alto)
- Imanov Georgiy (violoncelle)
- The Georgian Philharmonic Orchestra


1. A Love Like That
2. English Manner
3. Leaving The Mountains
4. Joy
5. Voices In The Night
6. Maybe I Dreamt It
7. Heading Home
8. Your Longing Is Gone
9. Airtime
10. Remind Me To Forget



             



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