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CHANSON FRANçAISE  |  STUDIO

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ANTHOLOGIE CHANSON FRANCAISE - 13-de La Rue Au Cabaret / 14-la Tradition Paillarde (1994)
Par MARCO STIVELL le 3 Octobre 2021          Consultée 164 fois

L'avant-dernier disque du coffret Anthologie de la Chanson Française fait écho au deuxième car ce dernier réservait une large part de XIXème siècle. Sous-titré De la Rue au Cabaret, le CD numéro 13 revient en effet plus amplement sur cette époque mais d'une autre façon : il délaisse la Commune et les grands mouvements politiques pour une meilleure mise en valeur de ce que l'on pouvait chanter au moment de la révolution industrielle. Tout à fait complémentaire, en somme, même si certains textes très imagés ont une vocation véritable de critique sociale !

La qualité première de ces chansons est leur écriture, un travail d'une certaine qualité. Marc ROBINE et ses collaborateurs s'attardent sur une certaine préciosité, quel que soit le thème abordé, moins directement adressé aux politiques et aux généraux. Et aux côtés des voix fortes de l'époque Montmartre (fin du siècle et début du XXème), à savoir Aristide BRUANT, MONTÉHUS et autres Gaston COUTÉ déjà évoqués dans le deuxième CD, on revient avec plus de profondeur sur la première moitié du siècle, quand les restaurations royales étaient menacées de plus en plus souvent par les révolutions républicaines post-1789.

Le plus grand nom, largement représenté sur ce 13ème disque, est Pierre-Jean DE BÉRANGER. Véritable 'star' de son époque, il chante les manières bons vivantes (alcool, femmes etc) autant que des pamphlets à l'encontre de Louis XVIII et ses successeurs (sachant que la presse en plein développement aide à la renommée des chansons), ce qui lui valut des problèmes juridiques durant plusieurs années. Serge HUREAU (créateur du Hall de la Chanson) et sa voix de lutin, la Lyonnaise Michèle BERNARD si attachante, que nous avons croisés sur l'autre CD consacré au XIXème siècle, en sont les deux interprètes attitrés.

Lui propose "Paillasse", verbiage d'un garnement effronté qui commet une bêtise à chaque couplet, envers sa famille et différentes franges de la population, avec une véritable inspiration de trouvère au niveau musical : vielle à roue, cornemuse du Bourbonnais (département de la Saône-et-Loire). Plus loin, c'est "Le pape musulman", décrivant la présence du chef de l'Eglise en Orient avec beaucoup de mordant et de façon excellente. À noter que DE BÉRANGER, comme beaucoup d'autres auteurs, utilisait des mélodies d'autres chansons populaires existantes auxquelles il adaptait ses textes.

À travers ceux-ci parfois, il a aussi incarné la condition féminine et Michèle BERNARD ne pouvait que la magnifier. "Jeanne la Rousse" et son aspect sorcière ou sauvageonne, soutien indéfectible à son amoureux braconnier en voie d'être condamné, nous émeut tout autant que la pauvre femme de la ville dont l'existence à travers le temps est décrite à travers une allégorie de cinq étages. L'ascension n'étant pas pour lui rendre la condition meilleure, arrivée en haut dans la mansarde, elle est vieille et doit balayer tout l'immeuble, ne pouvant que contempler de loin et tristement sa jeunesse insouciante. Superbe chanson, superbe interprète, et travail excellent avec soupçons de modernisation par les musiciens Régis Huby (violon, claviers divers) et Marc Anthony à la vielle.

Au rang des identités musicales fortes, on rencontre LA CHIFFONIE qui a perduré depuis les années 70 grâce aux frères Desaunay et au chanteur Hal Collomb. Le groupe folk drômois propose ici deux morceaux dont "Le larron (pétition d'un voleur à un roi voisin)", éloquent et gaillard à la fois (emprunté au poète et ennemi public Pierre-François LACENAIRE, qui a même côtoyé DE BÉRANGER en prison !), ainsi que "De place en place" (écrit par Lucien Boyer, père du réalisateur Jean), dont l'esprit nous rapproche plus des pavés parisiens que des collines dauphinoises. Difficile alors de ne pas parler de François Hadji-Lazaro, âme de PIGALLE et des GARÇONS BOUCHERS, sur "À la Goutte d'Or", quartier défavorisé et dépeint à la vielle à roue et la hargne punk.

Sur ce très bel ensemble, on note le retour de Pierre PERRET qui chante le rappel avant 1900 d'une époque où l'association populaire pouvait étre répréhensible sur "Le grand métingue du métropolitain" (métingue étant la francisation du mot meeting) de Maurice MAC-NAB à l'origine, contemporain de BRUANT mais à l'existence courte (mort à 33 ans), s'inspirant aussi des grèves en province. Belle partition de piano blues par Graziella Madrigal ! Une poignée de chansons antimilitaristes comme "Le soldat de Marsala" de Gustave Nadaud, chanté par Gilles ELBAZ, ou encore "La grève des mères" de MONTÉHUS (dédié à toutes celles qui mettent des années pour élever un garçon devenu homme pour servir de chair à canon) sont à retenir clairement elles aussi.

À une échelle plus modeste, "Pauvre pierreuse" sublimée par Michèle BERNARD conte l'histoire faite de rimes en -euse d'une fille qui n'avait rien et qui tombe dans les filets d'un malandrin. "Le gâs qu'a perdu l'esprit", fer-de-lance de l'oeuvre de Gaston COUTÉ, dans la peau d'un homme qui critique clergé, politiciens etc mais que la populace juge fou, est musicalement très solide dans son balancement bluesy. Mélaine FAVENNEC s'illustre avec "Les petits pavés" de Maurice Vaucaire père de Michel et beau-père de Cora, complainte d'un mari trompé qui devient repris de justice avec un bel accompagnement d'Emmanuel Pariselle à l'accordéon. FAVENNEC reprend aussi brillamment "Le couteau" de son compatriote breton Théodore BOTREL (grand parmi les grands de son époque), histoire de charité à fond politique, ballade folk et claviers purs à l'appui, sans oublier Dan AR BRAZ comme invité de marque à la guitare. Rappelons que le talent de Théodore BOTREL a perduré dans la chanson un siècle plus tard grâce à son petit-fils Renaud DETRESSAN (membre de SOLDAT LOUIS mais pas seulement) !

Pour compléter ce disque à la qualité décidément haute, parlons de Jean-Loup Baly (du groupe MELUSINE) qui chante "Les berceaux" à propos des hommes qui laissent leurs femmes et partent voyager en bateau aux quatre coins du monde, le colonialisme étant là une trame de fond. Ce texte du poète Sully Prudhomme est magnifiquement mis en musique par Gabriel FAURÉ, maître du romantisme à la française, et dont l'esprit piano-voix se trouve ici respecté. "La chanson des corbeaux", autre bijou de Gaston COUTÉ, est une allégorie de la colère du peuple avec une forte ambiance noire, envoûtante. À l'inverse, mon coup de coeur Chantal GRIMM offre une version directe à la BRASSENS du satirique "Pendu" de Maurice MAC-NAB, où plusieurs personnes du peuple lâche (la police surtout) se dédouanent et retardent fatalement l'entraide à un pauvre bougre suicidaire qui aurait pu être sauvé dix fois.

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C'est un bien curieux choix que d'avoir terminé ce coffret luxueux par un disque de chansons paillardes et à boire ! Peut-être aussi pour mieux mettre en exergue cet aspect terriblement connu des Français encore si Gaulois en nos temps modernes, riant et chantant à tue-tête avec plusieurs litres d'alcool dans l'estomac et en choeur (mais pas plus que les Russes ou les Canadiens), méprisant ou ignorant même leur culture la plus raffinée et précieuse (rien qu'en littérature avec Victor HUGO, Alexandre DUMAS etc) pour lui préférer tout ce qui peut évoquer la gaudriole, le dessous de la ceinture en général. Il y a aussi ceux pour qui l'un n'empêche pas l'autre bien sûr !

La chanson française populaire incluse donc les plaisirs simples liés à la beuverie et à la paillardise. Néanmoins, il y a eu là aussi différentes époques depuis le Moyen-Âge, et quoique liés à la tradition profane, bien peu en accord avec le clergé et ses restrictions imposées, il faut souligner comme le fait Marc ROBINE dans les notes du livret que ces styles-là conservent des origines savantes. Du moins jusqu'à la fin du XXème siècle, avant l'arrivée des BÉZU, LICENCE IV, RICOUNE et autres interprètes spécialisés plus ou moins durables dans le temps, aussi marqué par l'ère karaoké. De fait, ce disque numéro 14 nous donne bien à comprendre que malgré des mots crus et des tournures osées en écriture, pendant des siècles, cette chanson légère en revanche ne rechignait pas à une certaine finesse et même grandeur musicale, au point que l'on se demande ce qui a bien pu se passer depuis quelques décennies. En tout cas, pour moi qui m'y rendais avec la plus grande réticence, je remercie ROBINE et tous les artistes participants de m'avoir fait aimer voire adorer un tel album !

Ces chansons souvent d'auteurs anonymes ou oubliés du Berry, de Bourgogne et du Beaujolais, d'Isère et de Haute-Savoie comme de Bretagne, surtout de Bretagne en réalité, permettent à Marc ROBINE lui-même et à Gilles ELBAZ, qui ont déjà tant offert depuis le début de la sélection, de donner le meilleur possible, au milieu d'autres interprètes plus ponctuels. Hal Collomb de LA CHIFFONIE reprend "Amis, buvons !" dont l'origine remonte au Moyen-Âge et dont l'arrangement musical est imprégné : 'hammered' dulcimer, hautbois du Languedoc, cromorne... Gabriel YACOUB, un des maîtres de ce projet de coffret et absent du micro principal depuis un moment, participe aux choeurs ici. Puis il accompagne son vieux compagnon Michel HINDENOCH à la guitare et au dulcimer tandis qu'Emmanuel Pariselle joue l'accordéon sur "Sans soucis", nom donné à un Bourguignon qui raconte différentes périodes de sa vie et sa dépendance au vin à chaque couplet.

Christian Desnos (des GORISTES bretons) s'amuse diversement et roule les 'r' avec les gauloiseries à bombance : "Toujours buvant !" (belle fièvre musicale), "Ah que nos pères étaient heureux" et surtout "Trinquons nos verres !", magique avec son violon joué par Régis Huby et ses choeurs (YACOUB, HINDENOCH...) en canon, preuve que les chansons à boire qui ont de l'allant ne sont pas incompatibles avec la subtilité musicale. Ce même morceau originaire de Haute-Bretagne côté Morbihan avait d'ailleurs été repris par Alan STIVELL d'une toute autre façon et non moins splendide et enthousiasmante en 1978.

Puis, on passe aux chansons paillardes, où les femmes ne sont pas moins bavardes que les hommes. Si Florence Dionneau (du groupe Les PRIMITIFS DU FUTUR dont le dessinateur de B.D américain Robert Crumb a fait les pochettes d'albums) avait introduit l'album par une ode à la ripaille et à la danse festive ("Commençons la semaine"), elle le conclut avec la très grivoise "J'ai besoin de baisers", seule et à l'accordéon. À l'image du titre, les paroles effleurent toujours la crudité ("je mouille", "tire un grand coup") tout en jouant avec habileté en tempérant grâce aux mots qui suivent.

Les grands auteurs et grands penseurs ne sont pas absents, puisqu'à l'époque des Lumières, VOLTAIRE écrit pour le chanteur lyrique italien Antonio ALBENÈSE une "Gaillardise", poésie de marque ici reprise avec davantage de folkitude. Et à peu près à la même époque, les hommes peuvent aussi fort bien chanter des choses 'de femmes', comme Gilles ELBAZ le fait sur "La puce", allégorie du clitoris et de la masturbation côté 'beau sexe' racontée en finesse par Alexis PIRON (1689-1773), un grand nom dans le domaine historique. La finesse est certes un peu moins d'usage pour les chansons de bouchers et de charcutiers, vendeurs de saucisses, dialogues commerçants et coquins à l'appui tels "Chez le boucher", écrit au XIXème siècle.

Les curés ont aussi, pour la seule première syllabe du nom de leur statut social, été souvent la cible des auteurs espiègles, jongleurs armés de plume à encre spécialistes de la répétition et de l'effet de surprise. "Le curé du village" et "L'abbé de confiance" sont tous deux en outre des réussites musicales, chantées par Jean-Luc Madier, violoniste de l'ancien groupe PERLINPINPIN FÒLC, qui a contribué au revival gascon et occitan quelques années plus tôt.

Puis il y a, loin des regards (sauf mauvaise surprise), les ébats ou du moins tentatives entre jeunes paysans filles et garçons dans le champ ou la forêt : "Colin et Colinette" plutôt court mais fourni, l'hilarante "La Godinette" (nom relatif au pénis comme au vagin mais aussi à l'acte bref, le 'coup rapide') riche en onomatopées enfantines et amenée de Bretagne par Jean BARON, champion de la bombarde. La fille parle de montrer au garçon "un joli minois", et lui préfère se retirer en évitant au mieux 'une fluxion de neuf mois' pour la suite ! On peut apprécier plus loin la variante des montagnes en Savoie par les très locaux de LA KINKERNE : une chanson d'un 'ramoneur de naissance' dont Marguerite comme Jeannette viennent souvent le soir pour voir sa belle 'raclette'. Sans oublier l'autre variante maritime cette fois, "Dessus le pont du Havre" par Jean-Louis Baly (MÉLUSINE) où il est question de 'sonde' et de route à 'passage fort étroit' !

Pour finir, on peut encore citer "L'oiseau volage" où une belle se fait plaisir avec ses amants pendant qu'elle trompe son mari, chanson que MALICORNE aurait très bien pu reprendre à son compte. Offrons un ultime hommage à Marc ROBINE dont le chant énergique conduit la tarentelle bretonne "L'anguille" où deux femmes, vieille et jeune, vont se disputer l'amour d'un homme jusque devant les tribunaux. Et que dire de "Jeanneton prend sa faucille", plein de malice et de morale ('les hommes sont des cochons' certes, mais 'les femmes aiment les cochons' !), avec très belle mélodie simple, piano-jouet, voix d'enfant et claviers feutrés ?

Non seulement ROBINE (décédé en 2003) a conduit brillamment jusqu'à terme un projet de maître et plus que généreux, mais il laisse lui-même son empreinte musicalement parlant et dont il faut se souvenir aux côtés des YACOUB, PERRET, SYLVESTRE et dizaines d'autres interprètes. Merci, c'est bien le moins que l'on puisse dire !

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Marc Robine (chant, choeurs, guitare, cuillers, dulcimer)
- Gabriel Yacoub (choeurs, guitare)
- Emmanuel Pariselle (accordéon, harpe bardique, guimbarde)
- Jacques Dompierre (percussions)
- Tonio Génème, Serge Hureau (chant)
- Hal Collomb, Mélaine Favennec (chant)
- Michèle Bernard (chant, orgue)
- Laurent Audemard (chant, clarinettes, hautbois du languedoc)
- Claude Antonini, Chantal Grimm (chant)
- Evelyne Girardon, André Ricros (chant)
- Gilles Elbaz, Jean Baron (chant)
- Pierre Perret, Laurent Jouin (chant)
- Jean-loup Baly, Christian Desnos (chant, accordéon)
- Jean-luc Madier (chant, mandole, choeurs)
- Mireille Ben (chant, mandole)
- Jacky Bardot (chant, guitare)
- Patrice Gabet, Michel Favre (chant, violon)
- Jean-marc Jacquier (choeurs, accordéon)
- Denis Le Vraux, Jean-michel Saint-cricq (choeurs)
- Lionel Rocheman, Bernard Indeau (chant, guitare)
- François Hadji-lazaro (chant, instrumentation)
- Florence Dionneau (chant, accordéon)
- Christian Abriel, Robert Amyot (chant, flûte)
- Marc Anthony (vielle à roue, cruche udu)
- Patrick Desaunay, Gérard Gabbay (guitare)
- Serge Desaunay, Patrice Lacaud (accordéon)
- Katou Philibert, Pierre Peyras (tubas)
- Mathieu Dalle (contrebasse, choeurs)
- Bernard Subert, Jean-claude Blanc (cornemuse bourbonnaise)
- Régis Huby (violon, percussions, orgue)
- Patrick Perroton (saxophone soprano)
- Raphaël Sanchez, Graziella Madrigal (piano)
- Paul-andré Maby (piano, guitare)
- José Parras (violoncelle, contrebasse)
- Dan Ar Braz, Soïg Sibéril (guitare)
- Nikki Matheson (harpe, harmonium)
- Yannick Hardouin (basse, orgue)
- Thierry Roques (piano, accordéon, cordes)
- Pali Gezstros (violon)
- Lily Benhaïm, Michel Benhaïm (violon)
- Michel Goubin (clavecin, contrebasse, violoncelle, choeurs)
- Alain Charrié (fifres)
- Jean-michel Corgeron (dulcimer à marteaux)
- Coco Le Meur (vielle à roue)
- Xavier Vidal (fifre, tuba)
- Youenn Le Berre (tin whistle)
- Bruno Sabalat (mélodéon)
- Frédéric Paris (clarinette)
- Bernard Blanc (cabrette)
- Jean-pierre Cazade (guitare, basse, choeurs)
- Coline Yacoub, Mélody Pariselle (voix enfantines)


1. Belleville-ménilmontant (tonio Gémène)
2. Paillasse (serge Hureau)
3. Le Larron (pétition D'un Voleur à Un Roi Voisin)
4. Pauvre Pierreuse (michèle Bernard)
5. La Grève Des Mères (laurent Audemard)
6. Les Berceaux (jean-loup Baly)
7. Le Gâs Qu'a Perdu L'esprit (claude Antonini)
8. Le Couteau (mélaine Favennec)
9. Le Soldat De Marsala (gilles Elbaz)
10. Ces Cinq étages (michèle Bernard)
11. La Glu (tonio Gémène)
12. Les Mangeux D'terre (marc Robine)
13. À La Goutte D'or (françois Hadji-lazaro)
14. Le Pendu (chantal Grimm)
15. Le Pape Musulman (serge Hureau)
16. Les Petits Pavés (mélaine Favennec)
17. Jeanne La Rousse (la Femme Du Braconnier) (michèle
18. Berceuse (tonio Gémène)
19. De Place En Place (la Chiffonie)
20. La Chanson Des Corbeaux (claude Antonini)
21. Le Roi Boiteux (gilles Elbaz)
22. Le Grand Métingue Du Métropolitain (pierre Perret)

1. Commençons La Semaine (florence Dionneau)
2. Ah ! Que Nos Pères étaient Heureux ! (christian De
3. Amis, Buvons ! (hal Collomb)
4. Sans Soucis (michel Hindenoch)
5. Gaillardise (lionel Rocheman)
6. Un Satyre Cornu (gilles Elbaz)
7. L'abbé De Confiance (jean-luc Madier)
8. L'anguille (marc Robine)
9. M'en Allais à La Foire (bernard Indeau & Jean-mich
10. L'oiseau Volage (mireille Ben)
11. La Godinette (jean Baron)
12. Trinquons Nos Verres ! (christian Desnos)
13. Chez Le Boucher (jacky Bardot & Evelyne Girardon)
14. La Charcutière Brune De Langoëlan (laurent Jouin)
15. Mon Bon Ami (la Kinkerne)
16. Qu'il Fait Bon être à Table (patrice Gabet & Miche
17. Colin Et Colinette (lionel Rocheman)
18. Jeanneton Prend Sa Faucille (marc Robine)
19. Les Trois Drôles (mireille Ben)
20. Toujours Buvant ! (christian Desnos)
21. Dessus Le Pont Du Havre (jean-loup Baly)
22. Le Plaisir D'être à Table (andré Ricros)
23. La Raclette (la Kinkerne)
24. Camarade Qu'apportes-tu ? (jacky Bardot)
25. Le Curé Du Village (jean-luc Madier)
26. La Puce (gilles Elbaz)
27. J'ai Besoin De Baisers (florence Dionneau)



             



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