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CEEPHAX - Eurostar Acid (2007)
Par SASKATCHEWAN le 8 Juin 2008          Consultée 1878 fois

Début 2007, pour la première fois depuis quatre ans, Andy JENKINSON alias CEEPHAX nous gratifiait d’une sortie en CD : le Volume One. Parce que sa ligne inflexible de promotion des antiquités ne pouvait souffrir plus longtemps cet affront intolérable, CEEPHAX sort en Mai de la même année un album enregistré en à peine deux heures sur format cassette. Bien sûr, ce n’est pas pratique du tout, il a bien fallu ressortir le vieux Walkman, ancêtre déglingué qui sort un son aux frontières de l’audible, mais on le fait de bon cœur, parce que c’est CEEPHAX. Déjà, en 2006, Andy JENKINSON, épaulé par un illustre inconnu, ACID QUIFF, écoulait sa première cassette sur un label de sa création, Funbox, également hôte de l’album dont il est question ici : Eurostar Acid.

Mais pourquoi Eurostar ? Le 4 Juin 2005, rentrant d’une rave dans les environs de Poitiers, CEEPHAX s’installe dans l’Eurostar au départ de la Gare du Nord, direction Londres puis Brighton. Alors que quelques cadres affairés pianotent sur le clavier de leur portable, qu’un adolescent léthargique, écouteurs vissés aux oreilles, bave tout son content sur la vitre du train, Andrew JENKINSON, lui, déballe son matériel et à cet instant critique, se fait sûrement la réflexion suivante :

« Tiens ! Et si j’enregistrais mon prochain album ! »

Je vois d’ici la réflexion naïve de celui qui n’a jamais eu affaire aux productions loufoques du grand CEEPHAX :

« Enregistré un album dans un train ? Sans studio, sans instruments, sans compositions prêtes à l’avance ? Il fait ça comment, avec un ordinateur ? »

CEEPHAX, bidouillant comme un vulgaire musicien moderne, jamais de la vie ! Equipé des seuls TR-606 et TB-303 (respectivement boîte à rythmes et synthétiseur/séquenceur de légende), le tout enregistré sur un dictaphone. Résultat : le son est affreux, mais alors, vraiment affreux. Pour l’auditeur commence alors un long calvaire de 45 minutes. Imaginez l’extrémisme Technoïde le plus abstrait, imaginez deux instruments au son austère martelant encore et encore leurs beats décharnés durant de longues, très longues minutes, vous serez encore bien loin du compte. Frénétique, abrasif, Eurostar Acid l’est jusqu’à l’indigestion.

Puis, au bout d’un moment, un motif entraînant s’extirpe du chaos synthétique ambiant et se noie aussitôt, repris par la tornade de rythmes délirants. L’opération se répète, une fois, deux fois, dix fois même, avec toujours la même frustration à l’arrivée. Rien ne ressort d’Eurostar Acid, les structures sont éphémères, disparaissent au bout d’une minute, voire de quelques dizaines de secondes seulement. Parfois le tempo se fait plus modéré, avant de repartir de plus belle, au point que les beats se confondent pour former un flot de grésillements agressifs, signe que les limites de la boîte à rythmes ont été atteintes.

Entre deux déchaînements rythmiques, CEEPHAX se fend d’une reprise du thème du Flic de Beverly Hills à la sauce Jungle, thème d’ailleurs repris par CRAZY FROG la même année, je ne m’étendrai pas sur cette hérésie. Il faut bien avouer que cette dernière reprise est beaucoup moins osée et dépaysante que la dernière en date, un remix au TB-303 d’un Prélude de BACH.
Andy JENKINSON, jamais à court de bonnes combines, se sert aussi de son dictaphone pour enregistrer les interventions du personnel du train au micro. Ainsi, le délire acide s’interrompt quelques secondes pour laisser l’hôtesse annoncer la fermeture du bar dans vingt minutes.

Eurostar Acid, contrairement aux autres sorties de 2007 signées CEEPHAX, s’avère largement dispensable. J’ai bien du mal à voir l’intérêt que l’on peut trouver à cette Acid Techno poussée à l’extrême, si ce n’est de poser au spécialiste éclairé qui apprécie ce que le commun des mortels trouve inaudible.

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