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- Membre : Brian Eno & David Byrne, David Byrne & St.vincent , King Crimson

TALKING HEADS - 77 (1977)
Par ONCLE VIANDE le 18 Novembre 2008          Consultée 3247 fois

Les TALKING HEADS font leurs débuts en 1974. On peut les voir au fameux club new yorkais CBGB’s jouer un rock rafraîchissant, à la fois dansant et littéraire. Le groupe signe son premier contrat chez Sire fin 1976. Le line-up devient définitif avec l’arrivée de l’ex-MODERN LOVERS Jerry HARRISON. L'aventure commence.

Nul n’est prophète en son pays. C’est en Grande Bretagne que les têtes parlantes vont trouver un public et séduire la presse locale qui les sacre « groupe le plus prometteur de l’année 77 ». Ce premier album n’est en effet pas avare en qualités. Les compositions sont simples et originales. On est loin des mélodies accrocheuses de DEVO (autre poulain de Brian ENO) mais les TALKING HEADS montrent dès ce premier travail que c’est autour du rythme qu'ils vont focaliser leurs efforts. Le jeu sans fioriture de Chris FRANTZ et la basse coulée de Tina WEYMOUTH créent une section rythmique minimale et dynamique. Privé pour l'heure des percussions opulentes, tout ceci sonne parfois un peu sec. Le groove repose sur les deux guitares rythmiques, moins exposées que chez TELEVISION, mais d’une efficacité redoutable qui lui vaudront son étiquette de « funk blanc ».
« Talking Heads 77 » propose une new-wave sautillante et légère avec déjà quelques couleurs tropicales notoires telles les steel-drums de « Uh-oh, love comes to town » ou le marimba de « First week, last week ». Les arrangements sont dépouillés mais élégants. Les claviers discrets de HARRISON apportent ce qu’il faut d’épaisseur au son, les roulés militaires de « Tentative decision » ou le saxo de « First week last week » montrent qu’on a affaire à un disque plus soigné et varié qu’on a pu le dire.
La new-wave des têtes parlantes n’est pas tant éloignée de sa cousine froide britannique. BYRNE dépeint la société avec la même lucidité, c'est l'humeur qui est différente. La plume est satirique, cocasse, folle mais toujours légère. Le grand Ecossais met en scène autant ses personnages que sa ville d’adoption. Bon mélodiste, parolier original, c’est également par ses inflexions vocales qu’il marque déjà ce disque de sa personnalité.
« Psycho killer » (qu’est-ce que c’est ?) sortira en simple. C’est une bonne carte de visite sans être un titre emblématique pour autant, et encore moins le meilleur de l’album. Pour cela on s'attardera plutôt sur « Tentative decisions », « The book I read » « First week last week » et « No compassion » qui sonne presque ambitieux sur un tel disque.

Les bases sont là. Les TALKING HEADS n’attendent plus que Brian ENO pour les aider à passer dans la division supérieure. Le son va rapidement s’enrichir et se métisser sous l’influence grandissante de l’Anglais pour devenir la new-wave hyper orchestrée que l’on connaît. En attendant savourons ce TALKING HEADS originel qui a tous les charmes d’un premier essai réussi.

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   (2 chroniques)



- David Byrne (chant, guitare)
- Tina Weymouth (basse)
- Chris Frantz (batterie)
- Jerry Harrison (guitare, claviers, chœur)


1. Uh-oh, Love Comes To Town
2. New Feeling
3. Tentative Decisions
4. Happy Day
5. Who Is It ?
6. No Compassion
7. The Book I Read
8. Don’t Worry About The Government
9. First Week / Last Week…carefree
10. Psycho Killer
11. Pulled Up



             



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