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POP-ROCK CELTIQUE  |  DVD

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- Style + Membre : Andrea Corr , Sharon Corr

The CORRS - All The Way Home (2005)
Par MARCO STIVELL le 20 Septembre 2010          Consultée 1546 fois

All the Way Home. Le chemin du retour.

Ce titre très évocateur tend à nous plonger dans l'univers du groupe-famille The CORRS de manière plus profonde que d'habitude... D'abord ce n'est pas un CD, c'est un DVD. Un double DVD. Ce qui nous est proposé : un documentaire sur le premier disque, un concert sur le deuxième. Et pas n'importe lesquels...

Premier disque, le documentaire. Il ne s'agit pas d'un simple reportage sur le making of d'un des albums du groupe, ou d'un road movie. Non, c'est carrément ce que l'on pouvait espérer de mieux dix ans après le lancement de la carrière des CORRS avec Forgiven Not Forgotten : un documentaire qui retrace ces dix années riches en expériences et en passion à échelle internationale, et bien plus encore. Bien plus encore, car le film remonte aux origines, l'enfance des membres du groupe, leur premières expériences artistiques (le célèbre film The Commitments), leur rencontre avec des gens qui ont entraîné les musiciens dispersés qu'étaient les membres de cette famille à devenir un groupe... Plein de choses qui font que le hasard joue souvent énormément pour ce genre d'histoire, et que ce que l'on entreprend en y mettant tout son coeur finit par être récompensé, l'histoire en devient donc un conte de fées. Je m'explique. Certes dans ce film, il est parfois beaucoup question de chiffre d'affaires et de charts tant au niveau des albums que des singles (surtout dans les commentaires du manager John Hughes) et ce un peu, il est vrai, au détriment de la musique, du moins pour la période faste. Mais d'abord, le groupe, pour ce film, n'a pas lésiné sur l'apport de photos et vidéos de l'époque de leur adolescence et débuts d'activités. On peut ainsi sourire en voyant les CORRS jouer et commenter de manière naïve et insouciante leur musique pop ultra-synthétique au début des années 90. Et ce n'est pas un hasard si je parle de ce détail en particulier. Jusque sur les photos, un sentiment très fort se dégage, et c'est loin d'être uniquement parce qu'ils sont beaux. Ces filles et garçon sont attachants, c'est tout. A défaut de se faire aimer pour leur musique, ils savent se faire aimer de leur personne. Leur musique, c'est autre chose. Elle touche facilement ou fait tout aussi facilement fuir, mais elle n'en est pas moins attachante qu'eux-mêmes, le reflet de leur personnalité. Ultra-mélodique et efficace, deux qualificatifs que même le son moderne ne peut enlever (au contraire souvent), ceux qui la comprennent et l'adoptent sont des gens sensibles et ne cachent point leur attachement, trop même parfois lorsque le groupe fait une pause, ainsi que j'ai pu le remarquer sur certains forums de discussions ces dernières années. Mais enfin tout cela pour dire que si ça parle beaucoup de succès, de recherche du "tube" (qu'ils auront trouvé avec "Breathless"), etc, ce n'est que naturel, car c'est en se nourrissant d'espoirs que l'on se construit et ce succès est amplement mérité. Pour dire cela, je me fais pour le coup on ne peut plus objectif car, en laissant ma casquette de fan de côté, il suffit de prendre en compte les commentaires de certaines personnes qui ont travaillé avec les CORRS, notamment David Foster et un autre dont j'ai oublié le nom, qui a dit qu'ils étaient le groupe le plus bosseur du label (juste derrière Phil Collins, chose que le fan absolu de Genesis que je suis a particulièrement bien retenu). Des bosseurs acharnés, et qui, cela s'entend jusque dans leurs mélodies, mettent beaucoup de coeur à réaliser leurs albums. Andrea, la chanteuse, le dit elle-même à propos de l'album In Blue en réaction aux mauvaises critiques qu'ils ont subies à l'époque. Il n'y a donc pas de secret, ce succès était plus que mérité, et le côté marketing développé ainsi prouve que même pour un groupe de leur envergure, le chemin de la musique est exigeant et reste difficile à suivre. Mais les CORRS ont plus d'un tour dans leur sac, ainsi qu'ils le prouveront après quatre ans de pause avec Borrowed Heaven. Quel grand groupe... Le moment le plus beau et en même temps le plus triste (outre la mort de Jean, leur mère) de ce documentaire reste la tournée 2004 et la fin de l'acte 5 du documentaire, je sens toujours poindre une larmichette à la vue de ces images. Ce qui va nous amener au deuxième disque de ce DVD. Les extras sont sympathiques, montrant le groupe avant ou en train de jouer sur un porte-avion, devant le Pape ou pour l'ouverture d'un match de football américain (d'ailleurs pour ce dernier, il n'y arriveront pas...)

Le deuxième disque, le concert. Enregistré à Genève, avant la fin de la tournée Borrowed Heaven. Une chance inouïe qu'a eu le public ce soir-là car Caroline (la batteuse) fait son come-back six semaines après son accouchement. La set-list de ce concert est tout ce qu'il y a de plus classique, la priorité étant laissée aux tubes et chansons les plus connues du groupe, mais avec tout de même pour surprise "Humdrum", chanson très appréciable pour une ouverture de concert. Le groupe peut-il faire plus touchant encore que le film sur lui ? La réponse est oui : le live à Genève. Je ne saurais dire pourquoi mais j'ai toujours ressenti une âme plus forte sur ce live-là. Enfin si je sais, même si le concert ne fait qu'une heure presque trois quarts, on ne voit pas le temps passer et tout est tellement réussi que... Pff je trouve pas les mots, c'est trop beau tout simplement. Les chansons sont magnifiques (meilleures versions de "What Can I Do", "Queen of Hollywood" - avec pour les deux des solos de guitare par Anthony beaux à pleurer -, "Radio", "Long Night"...). La famille se voit augmentée de quatre membres, Anthony, Keith - ces deux-là étaient déjà là depuis longtemps -, Jason le frère de Keith et Kieran qui sont de vrais pros et qui viennent donner un grand coup à la musicalité déjà pourtant forte du groupe - c'est d'ailleurs ma formation préférée de ce dernier -. Un son à la hauteur qui fait bien ressortir chaque instrument utilisé. De l'enthousiasme sur "Trout in a Bath" (le violon, l'accordéon...), "Breathless", "Toss the Feathers", "I Never Loved you Anyway" avec la présentation des musiciens dans un registre soul... Et des larmes de toutes les émotions sur cette merveilleuse version de "Goodbye", avec la meilleure sortie de musicien(ne)s que je connaisse...

Bref vous l'aurez compris, je suis très, très attaché à ce DVD. Les autres étaient super aussi, mais j'en reviens toujours à celui-là pour dire que toute la richesse des CORRS et de leur musique se trouve là-dedans, plus que n'importe où ailleurs. Le concert peut sembler par son côté très pop-rock quelque peu éloigné des racines celtiques, excepté pour les instrumentaux, mais THE CORRS est, à la manière de l'autre géant irlandais U2, un groupe qui ne peut se dépétrer facilement de ses racines. Ils les assument même très bien, à leur manière.

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   MARCO STIVELL

 
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- Andrea Corr (chant, tin whistle)
- Sharon Corr (violon, chant, choeurs)
- Caroline Corr (percussions, chant, choeurs, piano)
- Jim Corr (guitares, clavier, choeurs, piano)
- Anthony Drennan (guitares)
- Keith Duffy (basse)
- Jason Duffy (batterie)
- Kieran Kiely (claviers, accordéon)


1. Documentaire Sur L'histoire Du Groupe

1. Humdrum
2. Only When I Sleep
3. Dreams
4. What Can I Do
5. Forgiven, Not Forgotten
6. Angel
7. Runaway
8. Return From Fingal / Trout In A Bath
9. Borrowed Heaven
10. No Frontiers
11. Queen Of Hollywood
12. Long Night
13. Old Town
14. Radio
15. Summer Sunshine
16. So Young
17. I Never Loved You Anyway
18. Goodbye
19. Breathless
20. Toss The Feathers



             



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