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FOLK SYMPHONIQUE  |  LIVE

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 Excaliburtrilogy (1397)

Alan SIMON - Excalibur, Le Concert Mythique (2000)
Par MR. AMEFORGEE le 30 Décembre 2004          Consultée 8725 fois

Voici la version live de l’album du même nom, enregistré à Rennes le 12 octobre 1999. A première vue, une version concert d’un unique album paraîtra peut-être un peu inutile, mais outre les arguments habituels à la faveur de ce genre de production (présence de la foule, prestation plus chaleureuse), Alan Simon a eu la bonne idée de proposer une version remaniée de son concept album, avec pas moins de sept titres inédits ou réécrits. De quoi susciter un intérêt certain.

Penchons-nous tout d’abord sur la brochette d’artistes présents cette nuit-là : parmi les têtes d’affiche, on retrouvera Roger Hodgson, Dan Ar Braz, Tri Yann, Nikki Matheson, Gabriel Yacoub, Didier Lockwood. Le groupe Fairport Convention prend une importance conséquente en se chargeant de la section folk-rock, guitare/basse/batterie/bouzouki/violon, tout le long du concert. On retrouve également l’Orchestre Symphonique de Prague et les Chœurs Bulgares « Philippopolis ». Parmi les changements, on notera la présence de Gildas Arzel au chant, ainsi que le remplacement de Bohinta par la chanteuse Jacqui McShee. Le Bagad de St-Nazaire a laissé sa place à celui de Kemperlé.

La plupart des instrumentaux de la version studio ont été écartés (Celtic Dream et Excalibur demeurent, dans des versions allongées, prolongeant l’intro aux percussions pour Celtic Dream par exemple), au profit d’autres titres : Legende remplace l’ouverture symphonique par une introduction à l'orgue, en misant davantage sur les chœurs, qui me font une grosse impression d’ailleurs (la profonde voix de basse qui surgit à la fin du morceau…). When the Legend Comes True, moyennement inspiré à mon sens, laisse toute latitude à Dan Ar Braz pour ses solos de guitare, mais le côté un peu trop « moderne » tranche avec le reste des titres. Behind the Glory enfin n’est pas à proprement parler un instrumental, mais présente malgré tout une longue partie instrumentale, propice au jeu du violon et du bouzouki.

Parmi les « classiques » de la version studio, on appréciera Pour l’Amour de la Reine de Tri Yann, un peu plus dépouillé, moins clinquant ici, mais dont le côté sulfureux est accentué par un chant plus rugueux, appréciable à bien des égards. The Elements et Morning Song y sont également excellemment interprétés, agrémentés d’une reprise du couplet final, histoire de prolonger le plaisir. La version de Morgane par Jacqui McShee est plus lancinante que celle de Bohinta, ce qui peut décevoir au premier abord. On retrouvera également The Gest of Gauvain, la Complainte de Perceval, The Will of God, fidèles aux versions studios et qui reçoivent un bon accueil du public.

Parmi les inédits, on appréciera l’excellente ballade Mourir Avant, chantée par Gildas Arzel, soutenu dans son effort par un chœur composé de Nikki Matheson, Roger Hodgson, Gabriel Yacoub et Alan Simon, très romantique (normal, c’est la chanson d’amour de Guenièvre et de Lancelot), aux paroles moyennement convaincantes mais qui, grâce à l’interprétation à la fois sensible et puissante, remporte mon adhésion. Pour moi, il s’agit sans doute du meilleur morceau inédit. Le titre Mordred est quant à lui une réécriture de Camlann, rythmiquement plus rock, moins contemplatif et hypnotique (les couplets répétitifs sont raccourcis) et doté pour l’occasion d’un refrain accrocheur. Seul petit hic, la voix du chanteur James Wood qui est un peu criarde et qui en hérissera plus d’un. On goûtera aussi la chanson finale, Dans la Même Lumière, une ballade encore, interprété par Gabriel Yacoub et brièvement par Roger Hodgson, impressionnant d’émotion et salué à juste titre par la foule. Une manière chaleureuse de terminer le concert. Par ailleurs, Fairport Convention s’octroie une bonne part du gâteau avec, outre le classique The Gest of Gauvain, les morceaux Behind the Darkness et Fame and Glory, qui sont plutôt sympathiques dans une tonalité contemplative, mais sans véritable coup de génie.

La production est satisfaisante : on entend correctement les instruments traditionnels, l’orchestre et les chanteurs, ainsi que le public, même si je trouve peut-être qu’il manque quelques démonstrations d’enthousiasme (mais le public se manifeste quand même). Inévitablement donc, Excalibur perd un peu de la superbe qu’il arborait dans sa version studio, mais ainsi épuré il gagne en chaleur humaine. En ce qui me concerne donc, j’apprécie presque autant ce live que la version studio, le plaisir étant différent. Finalement donc, l’appellation « concert mythique » est sans doute un peu prétentieuse certes, mais la formule est assurément moins plate que l’expression qui me servira de conclusion : « un excellent concert »…

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   MR. AMEFORGEE

 
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1. Légende
2. Pour L'amour De La Reine
3. The Elements
4. Morning Song
5. When The Legend Comes True
6. Mourir Avant
7. Celtic Dream
8. Morgane
9. Behind The Darkness
10. The Gest Of Gauvain
11. La Complainte De Perceval
12. The Will Of God
13. Fame And Glory
14. Mordred
15. Excalibur
16. Dans La Même Lumière (brother)



             



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