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TRANCE/HOUSE/DUBSTEP  |  STUDIO

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UNDERWORLD - Barking (2010)
Par SEIJITSU le 9 Mars 2011          Consultée 1266 fois

UNDERWORLD est de retour après quelques années d’absence, à ma grande surprise d’ailleurs. Je les croyais bien trop occupés par leur maison de design Tomato pour se permettre de faire un nouvel album.
Cela commence mal, la pochette de Oblivion with Bells était sobre et superbe. Celle de Barking est multicolore et moche. Bon ce n’est qu’une pochette, ne soyons pas mauvaise langue, c’est le contenu qui nous intéresse surtout ici. Eh bien grosse surprise, la musique n’a rien à voir avec la cuvée de 2007 et me rappelle un lointain et mauvais souvenir : l’album Beaucoup Fish, soit leur moins bon. Ce n’est que rarement introspectif et c’est vachement dansant ce machin. Hé ho, mollo avec le vocoder là sur « Scribble ». Je croyais que ces types étaient un des rares groupes du genre à savoir bien l’utiliser et de façon mesurée ?
Le premier contact avec Barking fut exécrable. Le duo britannique a décidé de sortir un album 90% dancefloor (les 10% restants sont composés d’une bizarrerie dubstep et d’une ballade). Je réfléchissais déjà à une chronique bien lapidaire pour montrer ma grosse déception de fan.

Mais ça c’était à ma première écoute et à la deuxième, je me suis surpris à apprécier ce disque finalement loin d’être aussi racoleur que je le pensais. Enfin si un peu quand même, en ces périodes où la house casse pied et la dance funradioesque envahit notre quotidien. Mais la différence entre ces immondices et ce Barking, c’est tout simplement que ce dernier est bon. Karl Hyde et son compère de toujours, Rick Smith, s’approprient les modes du moment pour revenir en force comme c’était le cas avec Beaucoup Fish. Sauf que cette fois-ci, le disque est loin d’être inégal.

Pour effectuer ce retour en force, le groupe a appelé en renfort Paul van Dyk, le spécialiste de la (euro)trance. Comme la musique est drôlement dansante cette fois-ci, celui-ci y est sans doute pour quelque chose. Il ne faudra pas s’étonner aussi d’entendre de la drum and bass sur « Scribble », dont le genre est revenu à la mode depuis peu grâce à PENDULUM. On n'échappe pas non plus aux échappées dupstep sur un titre : « Hamburg Hotel », même si c’est le moins bon morceau de la galette car franchement monotone. UNDERWORLD a voulu tenter quelque chose soit, mais cela reste un beau plantage. Cependant, le reste du disque est vraiment de qualité, avec un « Bird 1 » introductif à la fois aérien et beau, avec la superbe guitare de Hyde. « Always Loved A Film » est imparable, « Between Stars » arrive à nous faire dire : « ça alors c’est de l’eurotrance ce truc ? C’est super pourtant ». Quant à « Moon In Water », c’est un bijou qui nous transporte sur un petit nuage.

Dans la catégorie des ratés, « Diamond Jigsaw » est nominée car c’est une redite. Mais rien de bien méchant, surtout qu'on y peut entendre encore une fois la guitare de Hyde. Il y aussi le vocoder au début de « Scribble » qui reste toujours aussi hideux (et c’est bien la première fois que je leur fais ce genre de reproche), même si le reste du morceau est bon. Pour continuer dans les erreurs incompréhensibles, « Louisiana » la ballade qui conclut l’album est bizarrement fade. Karl Hyde nous a pourtant habitué à des morceaux mélancoliques absolument sublimes (si vous ne me croyez pas, écoutez donc M.E. et Stagger). Il s’agit d’un titre dépouillé accompagné seulement d’un piano, où la voix de Hyde est passée régulièrement à travers des filtres. Je me vois obligé de faire la fine bouche cette fois-ci. Mais les non connaisseurs des Anglais en auront sûrement pour leur argent.

Barking est donc un album qui avait tout pour être un échec, et je suis le premier surpris à le trouver charmant. Cela restera néanmoins un disque mineur dans leur discographie et je ne vois vraiment pas ce que ces zigotos nous réservent pour la suite. Bon, au moins les années 2000 se sont passées sans accroc pour eux. Et ça, peu de dinosaures de la techno peuvent en dire autant aujourd’hui.

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   SEIJITSU

 
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- Karl Hyde (chant, guitare)
- Rick Smith (arrangements électroniques)


1. Bird 1
2. Always Loved A Film
3. Scribble
4. Hamburg Hotel
5. Grace
6. Between Stars
7. Diamond Jigsaw
8. Moon In Water
9. Louisiana



             



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