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UNDERWORLD - Beaucoup Fish (1999)
Par SEIJITSU le 9 Octobre 2009          Consultée 1423 fois

Ça y est, Underworld a sombré dans le côté obscur de la force, mais c’était prévisible quand on pense au succès du morceau « Born Slippy », de la house progressive racoleuse que l’on retrouvait à l’époque sur la B.O. de ce qui est devenu le film culte de toute une génération : Trainspotting ! Heureusement, le grand Second Toughest in the Infants a été propulsé sur le devant de la scène grâce au succès de ce titre et le groupe a eu la bonne idée (ou la mauvaise c’est selon) de ne pas l’inclure sur le disque.
Mais là on est en 1999 et le groupe a décidé de s’attaquer aux charts tout comme c’était le cas avec Born Slippy. Pour cela, rien de plus simple, il suffisait de répondre à la demande de l’époque : donner de l’électro pas prise de tête, énergique et qui se danse.

Underworld privilégie les rythmiques qui claquent et les beats qui tapent fort. Mais le problème de Beaucoup Fish, c’est que l’on peut proposer des titres puissants et être inspiré, et là ce n’est pas le cas.
La bande de Karl Hyde nous livre des morceaux faciles comme ce n’est pas permis : non mais vous avez écouté « Bruce Lee », « Push Downstairs » et « Winjer » ? C’est une recette que l’on connaît trop bien, et surtout une recette appliquée sans conviction ; on tombe parfois même sur des morceaux d’une platitude extrême : « Skym », « Something Like A Mama » ou encore « Shudder/King Of Snake ».

A mon grand regret, le navire Underworld sombre ; les membres du groupe ont les pieds dans l’eau et pour enlever du poids à cette épave qui est sur le point de couler, Darren Emerson s’en va. Enfin, officieusement, il est sans doute parti car il en avait marre de voir Karl Hyde vider la cale remplie de rhum, ce qui aura des conséquences fâcheuses et transformera le crooner Hyde en alcoolique notoire.

Mais malgré tout, Beaucoup Fish évite le naufrage de justesse grâce à des morceaux devenus à juste titre des incontournables du groupe. Ces morceaux sont « Push Upstairs », le tube par excellence à la Underworld, le très doux « Jumbo » et la principale nouveauté de cet album : « Moaner ». Le groupe n’a jamais paru aussi agressif que sur ce titre : les distorsions nous attaquent les oreilles et Hyde n’est pas loin de hurler par moment. Bref, un très bon cru !
Néanmoins je veux porter l’attention sur un autre morceau éclipsé des mémoires des fans et qui ne mérite pourtant pas ce snobisme et ce morceau c’est « Kittens ». Et c’est bien sûr le meilleur titre du disque ; on retrouve enfin le savoir-faire du groupe, avec un mélange de beats gros et rapides et de nappes de claviers aériennes. « Kittens » prouve que quand Underworld veut, Underworld peut ! Quel dommage que le reste de l’album ne soit pas à la hauteur de ce morceau !
Je sauve aussi de ce marasme « Cups », qui sans être génial, se révèle être un titre sympathique, traînant un peu en longueur il est vrai, mais la fin classieuse (quoique très grandiloquente tout de même par moment) vaut le coup d’oreille.

L’autre raison qui explique que Beaucoup Fish ne soit pas totalement raté est que la plupart des compositions sont souvent faites pour la scène, et il suffit de voir le live Everything, Everything pour s’en rendre compte facilement. Même des morceaux pas particulièrement géniaux comme « Shudder/King Of Snake » prennent une dimension insoupçonnée avec l’excitation de la scène et du public.

Mais bon, il faut bien l’avouer, Beaucoup Fish est une énorme déception. Et à ma grande surprise, les fans du groupe citent souvent cet album comme leur préféré de la formation ! Beurk, oubliez la réputation surfaite de ce disque qui a sans doute connu un trop gros succès commercial à l’époque, et même s’il possède d’excellents moments, ils sont trop peu nombreux pour en faire un disque incontournable.

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   SEIJITSU

 
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- Karl Hyde (chant, guitare)
- Rick Smith (arrangements électroniques)
- Darren Emerson (arrangements électroniques)


1. Cups
2. Push Upstairs
3. Jumbo
4. Shudder/king Of Snake
5. Winjer
6. Skym
7. Bruce Lee
8. Kittens
9. Push Downstairs
10. Something Like A Mama
11. Moaner



             



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