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- Membre : Porcupine Tree, No-man, Steven Wilson

BLACKFIELD - Welcome To My Dna (2011)
Par VALONQAR le 22 Mai 2011          Consultée 1977 fois

Aujourd’hui, j’ai décidé d’écouter un nouvel album dans ma chambre avec un ami imaginaire. Vous savez, je crois que c’est probablement ce qu’il y a de plus beau dans le fait d’écrire : on peut s’inventer des amis. Il y a des tas de façon de le faire, mais là, je m’invente un ami, et en plus je vais partager sa réflexion avec vous. Là, je me dis que c’est vraiment incroyable de chroniquer. Comme ça, je vais imaginer avoir meublé mon temps de manière sympa. Et vous allez en profiter.

Avec mon pote, j’ai décidé d’écouter Welcome To My DNA, le dernier album de BLACKFIELD. Je suis curieux de savoir ce qu’il va en dire, parce que, voyez-vous, mon pote, il ne connait pas BLACKFIELD, il n’a même jamais entendu parler ni de Steven Wilson ni de Aviv Geffen. Il devrait donc avoir une oreille plus « neuve » que la mienne sur le sujet. En plus, pour être certain de ne pas lui donner d’à priori, je ne lui ai pas dit ce que c’était. Je l’ai juste rapidement prévenu que ça serait certainement assez pop, ce qui n’a rien pour lui déplaire.

Nous voilà partis, allongés dans ma chambre. Je lui cache l’album (pour les raisons que je vous ai exposé plus haut), je lance la musique. Ouverture violon (premier rictus de mon voisin), Steven se met à chanter. « Glass House », premier morceau de l’album, avec ses petits chœurs, sa ligne de guitare placée à intervalles réguliers, son piano mignon, ses arrangements au violon omniprésents, déroule. Petit haussement d’épaules de mon ami qui veut dire « c’est bien fait, joli son, mais ça ne casse pas trois pattes à un lapin. Attendons la suite ». La suite, bien vite arrivée, qui démarre avec un « Fuck you all, fuck you » faisant immédiatement fuser le premier commentaire : « Ils sont potes avec Mylène Farmer ton groupe là ? ». Je ne relève pas. Je suis assez mal à l’aise, je dois bien l’avouer.

Le morceau continue sans éveiller d’intérêt, de même que le suivant… du moins jusqu’au passage de guitare de fin de morceau, qui déclenche l’hilarité de mon voisin « Maintenant c’est ambiance Voulzy et cocotiers ». Je lui balance un oreiller. Le geste manque un peu de conviction et l’objet atterrit mollement sur sa tête, étouffant à peine son rire. Je ne peux pas lui en vouloir, mais bon…
Il faut attendre le quatrième morceau, « Waving », pour que je me déride. L’intro ne m’évoque pourtant pas grand-chose, mais sur le refrain « Laï la laï laï laï », mon pote part sur un énorme fou rire, et je ne peux m’empêcher de l’imiter. Un bon point : même s’il aura trouvé l’album nul, on aura quand même passé un bon moment à se poiler. Et le disque tourne, continue, sans que la moindre aspérité ne se dévoile. Pas la moindre ébauche de relief, la plaine à perte de vue. Ce n’est que lorsque arrive le neuvième morceau, « Oxygen », que j’entrevois une lueur. Je suis d’ailleurs, à ce moment, en train de me demander si mon voisin est mort, et de me dire qu’un bac de glace dans son dos est probablement le meilleur moyen de vérifier. Il ouvre un œil, secoue la tête, puis ouvre le second. « Eh ben, comme quoi ». J’approuve silencieusement. Le morceau est de structure hyper classique pourtant. Je me demande un moment si je l’aurais autant apprécié sur un autre album. Tant pis, c’est toujours bon à prendre. Cet éclair est malheureusement de courte durée, la fin de l’album retombant dans le morne du début. Fin de l’album, mon pote ronfle. J’en profite pour conclure cette chronique.

Comme vous pouvez vous en douter, l’album n’a passionné aucun de nous deux. Je peux maintenant vous dire qu’en se positionnant en tant qu’amateur de Steven Wilson, c’est pire. Lui qui nous avait habitué à des arrangements fouillés et variés laisse ici des violons omniprésents polluer l’écoute. La pauvreté des paroles est assez affligeante. Enfin, un morceau comme « Blood » évoque immédiatement un « In Absentia » du pauvre. Le son metallisé des riffs est immédiatement identifiable, le morceau est mauvais. C’est d’ailleurs le triste constat global que je suis amené à faire sur l’album : alors que son prédécesseur marquait une stagnation totale et ennuyeuse, celui-ci est probablement le premier disque réellement mauvais auquel participe M. Wilson. Dommage.

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1. Glass House
2. Go To Hell
3. Rising Of The Tide
4. Waving
5. Far Away
6. Dissolving With The Night
7. Blood
8. On The Plane
9. Oxygen
10. Zigota
11. Dna



             



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