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SEASICK STEVE - You Can’t Teach An Old Dog New Tricks  (2011)
Par ERWIN le 13 Juin 2011          Consultée 1726 fois

A l’image de l’infâme batard ornant la pochette de son cinquième opus, Steven Wold aka « Seasick Steve », clochard céleste de son état, cabotine tout du long de l’œuvre. On y retrouve les ingrédients habituels de ses compositions. L’animal à la salopette atteint pourtant cette année les 70 printemps. Loin de sucer les pissenlits par la racine, le dégénéré natif d’Oakland Californie s’amuse toujours autant à se la jouer troisième génération consanguine, c’est d’ailleurs ce qui fait son charme, tout participe à cet état d’esprit, son look, ses grattes toutes plus loufoques les unes que les autres, jusqu’à ses amplis et sa pseudo boite à rythme… Ne vous y trompez pas, pour moi tout ceci est diablement calibré… Puis quoi, vous croyez vraiment que l’oiseau de mer se trimballe ainsi dans les contrées gelées de Norvége ou il a élu domicile ? Allons…

Un peu comme à l’accoutumée, le skeud est divisé en blues boogie crasseux et teigneux d’un coté, - la facette « djeuns » du bonhomme qui n’en finit pas de rajeunir- , et des folks blues song acoustiques souvent originales.

L’opus s’ouvre sur « Treasure » dont la construction me rappelle terriblement la « Crossroads «  de Calvin Russell, son pote récemment rappelé par le patron céleste. Une vraie merveille, ou Steve pond une mélodie d’une puissance rare, le violon rajoutant encore aux évocations de grands espaces. « What a way to go » poursuit la quête de l’absolu dans une veine comparable, mais agrémentée d’une saveur toute amérindienne et carrément jouissive. Avec « It’s a long way », nous continuons de faire la route, Steve y devient presque patriarche, sa voix grave et rocailleuse vous y nouera les tripes.
Le banjo ouvre « Underneath a blue and clouded sky », pas de doutes, on est de retour dans les terres du middle west, chez ceux qui croient en « Jesus the saviour », qui matent les matchs de base-ball universitaire Iowa - Kansas, un truc qui échappe au français lambda… Ca existe pourtant, c’est infiniment roots et délabré, mais assez génial.

On retiendra dans les premières l’agressive « Back in the doghouse », qui pourrait sortir de n’importe quel opus de Southern rock bien burné, la slide arrache les tympans et Steve hulule tel un hibou avec talent… « Days gone » sort du même tonneau, damned cette slide !
La voix moqueuse s’empare de tout l’espace disponible sur l’intro de « Party », le rythme souffreteux va rapido vous posséder, c’est moi qui vous le dit, Papy Seasick sort le Bottleneck dont il est si friand et s’éclate à nous exploser la tête avec cette fiesta. Le concept est genre « c'est la teuf, on picole tu amènes ta nana, on danse, t’es rond comme une queue de pelle et je saute ta meuf pendant que tu dégueules dans les chiottes » soit faire la fête à la Seasick Steve… Il faut admettre que ça tabasse dur.
Mais c’est sur le titre éponyme « You can’t teach an old dog new tricks »  que le vieux dépravé nous arrache la tête tel un sorcier shaman. Sa voix si juvénile y est magnifique, le morceau est un rien bordélique, mais il nous laisse exsangue, tel un pantin désarticulé, à force de ahaner -on headbangue plus à 70 piges les gars!- et de se taper la tête contre le comptoir du bar ou vous avez déjà retourné une quinzaine de tequilas…
« Don’t know why she loves me but she do » est un hommage à sa tendre et patiente épouse, hommage qu’on imagine mérité… Vivre avec un tel mastard relève de l’exploit.

Bref, comme pour son petit prédécesseur, ce cinquième opus est de toute première bourre et hautement recommandable. Je me doute que le gai luron se paye un poil notre tête, mais il le fait avec une telle décontraction, un tel naturel qu’on ne peut qu’être conquis… Cela dit je n'emmènerais pas ma nana au concert de cet enfoiré, ce mec est dangereux…

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   ERWIN

 
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Non disponible


1. Treasures
2. You Can’t Teach An Old Dog New Tricks
3. Burnin Up
4. Don’t Know Why She Loves Me But She Do
5. Have Mercy On The Lonely
6. Whiskey Ballad
7. Back In The Doghouse
8. Underneath A Blue And Cloudless Sky
9. What A Way To Go
10. Party
11. Days Gone
12. It’s A Long Way



             



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