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SOUSBOCK - Parenthèses (2009)
Par MARCO STIVELL le 16 Décembre 2011          Consultée 1098 fois

Parenthèses est le premier album "neuf" de SOUSBOCK, après deux tentatives (plus que réussies) de "mises à jour" d'anciennes démos. Toutes les chansons de ce disque ont été écrites sur une durée de deux ans et demi, et correspondent à une période particulière de la vie de Seb, qui est une fois de plus des deux frères Bournier le plus présent. Même "Prendre le Temps", qui porte la marque de son frère Aurélien-Oreille, peut être facilement rattachée à ce que Seb a vécu. Une période où il se retrouve "En première ligne", devant faire "Le choix des armes" pour faire opposition à ces "Quelques Coups Bas de Plus". Il est face à "La Nuit, la Lune, la Pluie", où après la vision d'"Un Mirage" duquel a découlé "Un Moment d'Egarement", il éprouve le "Besoin de Marcher", de "Prendre le Temps" pour se "Cicatriser". "Encore" un effort, la quête de ce "Chez Moi" est bientôt terminée. Ah, "Si Seulement" !

La remise en question et toutes les difficultés que cela entraîne donnent souvent lieu à de belles oeuvres, c'est un mal pour un bien. Parenthèses est ainsi un album sombre, plus sombre qu'à l'accoutumée pour du SOUSBOCK. La manière dont les chansons sont "emballées" donnent une idée des moyens que possédait Seb à l'époque, avant Compte à Rebours. Ceux-ci ne lui permettaient pas de faire encore quelque chose se rapprochant de l'état professionnel, ce qui fait que Parenthèses sonne plus maquette. Cela peut changer l'appréciation que l'on peut avoir de cet album par rapport aux précédents, mais le son n'est pas aseptisé pour autant (l'excellent Jean-Philippe du groupe dijonnais PolarSun s'est occupé du mastering), et puis les morceaux sont vraiment beaux, ce qui reste l'élément principal.

"En Première Ligne" ouvre l'album de manière semi-instrumentale, semi-chantée. Le Grand piano évolue d'abord dans le noir en montée harmonique très simple, puis sur un lit de cordes-synthé fort a-propos, marque de fabrique de Stéphane. Lorsque la nappe redevient plus classique, Seb prend le micro et sa seule arme est alors sa guitare, une arme de tristesse. Seb reprend cette idée de combat dans le final de Parenthèses, "Le Choix des Armes", l'une des chansons les plus longues du disque. L'idée de continuité est présente dans l'évolution du thème, ici un riff de guitare électrique, sur des parties de plus en plus denses. De plus en plus sombres aussi, mais ce "clash" final est salvateur.

D'autres nombreuses chansons, sur des orchestrations plus pop-rock cette fois, expriment cette détresse. Le très beau "Prendre le Temps" d'Oreille, le désespéré "Quelques Coups Bas de Plus" qui devait être une chanson planante et qui est devenue la plus rageuse de l'album, "Si Seulement" qui est dans la même lignée et où Seb tente de se raccrocher aux petits plaisirs de la vie évoqués très précisément ("les notes de Paul et John", "André Franquin", "Desproges", "Philou et ses baguettes"...), le troublant "Un Mirage" (fait entièrement avec des boucles de GarageBand, en dehors du solo d'Oreille), ou encore le plus pop "Un Moment d'Egarement", sont autant d'expressions du mal-être ressenti par rapport à ces difficultés, avec d'un côté des moments de noirceur et de l'autres une once d'optimisme.

Certaines chansons au beau milieu de tout cela gardent un côté éthéré, comme "Besoin de Marcher" (décrit plutôt comme une transition par Seb) et surtout le magnifique "Cicatrise", où les claviers de Nassim font merveille (il a amené cet arrangement alors que Seb ne savait pas quoi ajouter à son guitare/chant !). Arrive un peu plus loin sans doute l'autre plus beau moment de l'album, l'enchaînement "La Nuit, la Lune, la Pluie" / "Encore". Le premier est un instrumental planant, le second est une chanson acoustique faisant écho à "Un Moment d'Egarement", de manière plus profonde encore. Cet enchaînement bien qu'inversé par rapport à ma référence, n'est pas sans évoquer celui de Phil Collins sur son premier album, "The Roof is Leaking" / "Droned", en moins rythmé certes, mais c'est principalement pour le côté "nostalgie nocturne hivernale". On termine avec une petite sucrerie folk (Paul du groupe La Lune Papa à la guitare), "Chez Moi", doux repos idéal au milieu de tant de densité.

Si l'esprit "maquettes" de Parenthèses ne permet pas de l'apprécier autant que les deux albums précédents, il en reste de jolies trouvailles musicales, toujours à partir d'accords simples, mais joliment garnies en matière de textes et d'arrangements. Tout à fait ce que l'on aime chez SOUSBOCK quoi.

Note réelle : 3,5/5

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   MARCO STIVELL

 
   RED ONE

 
   (2 chroniques)



- Sebastien Bournier (chant, guitares, claviers, basse, batterie, progra)
- Stéphane (arrangements des cordes)
- Nassim (piano, synthétiseurs)
- Aurélien 'oreille' Bournier (guitares, chant)
- Paul (guitare acoustique)


1. En Première Ligne
2. Quelques Coups Bas De Plus
3. Cicatrise
4. Un Moment D'Égarement
5. Besoin De Marcher
6. Si Seulement (tant De Choses à Faire)
7. Prendre Le Temps
8. La Nuit, La Lune, La Pluie
9. Encore
10. Chez Moi
11. Un Mirage
12. Le Choix Des Armes



             



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