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Ozzy OSBOURNE - Blizzard Of Ozz (1980)
Par RED ONE le 31 Octobre 2012          Consultée 2400 fois

En 1979, Ozzy Osbourne quitte BLACK SABBATH dans un sale état. La tournée-anniversaire Never Say Die de 1978 a eu un succès très mitigé, et le groupe fondateur du heavy metal n'est plus au sommet, allant même jusqu'à se voir dépasser à l'applaudimètre par la formation assurant sa première partie, un petit groupe américain nommé VAN HALEN ... Ozzy s'enfonce de jour en jour dans la drogue et n'est même plus en mesure de venir dans un état décent aux sessions de composition du nouvel album de BLACK SABBATH, qui ne s'appelle pas encore Heaven And Hell. Si Ozzy avait déjà été mis à l'écart du groupe en 1977, ça n'avait été que temporaire. Mais cette fois, le fossé est devenu trop profond et son depart devient nécessaire pour la survie du groupe.

Après son premier départ de BLACK SABBATH en 1977, Ozzy avait déjà essayé de fonder une nouvelle formation du nom de BLIZZARD OF OZZ en débauchant le groupe de hard rock NECROMANDUS en tant que backing band. Le projet avorte, mais l'idée d'un groupe solo dont Ozzy serait le véritable pilier (ce qui n'a jamais été le cas dans BLACK SABBATH) demeure. Complètement ravagé par la drogue et la dépression, Ozzy est "sauvé" (si l'on peut dire) par Sharon Arden, sa future femme, qui le convainc de se relancer dans le show business et de repartir de zéro avec un nouveau groupe. À la basse et à la batterie, on retrouve des têtes connues : Bob Daisley (ex-RAINBOW) et Lee Kerslake (ex-URIAH HEEP), très réputés dans le milieu. Le plus dur fut évidemment de trouver un guitariste de très haut niveau. Des dizaines de musiciens seront auditionnés, avant qu'un jeune guitariste encore méconnu soit recruté en la personne de Randy Rhoads, transfuge du jeune groupe américain QUIET RIOT. À ce stade, le groupe d’Ozzy s'appelle toujours BLIZZARD OF OZZ, mais la maison de disques Epic préfèrera publier le premier album de la nouvelle formation sous le simple nom d'Ozzy Osbourne, plus vendeur et moins risqué d'un point de vue commercial. "Blizzard Of Ozz" devient donc au final le titre de ce premier effort studio d'Ozzy sans BLACK SABBATH. La légende est en marche ...

L’album commence fort, avec deux tubes imparables : "I Don’t Know" et bien évidemment l’incontournable "Crazy Train", encore aujourd’hui le titre le plus connu d’Ozzy en solo. Mais la suite commence déjà à quelque peu s’affaiblir : "Goodbye To Romance" est certes une jolie ballade, mais franchement, quelle nécessité de mettre un slow aussi sirupeux en troisième position après deux titres rentre-dedans ? Le parallèle avec "Changes" (sur Vol.4) et "She's Gone (sur Technical Ecstasy) peut évidemment s'opérer, mais au final qu'en retient-on ? Pas grand chose, la chanson s'écoute gentiment, mais ne dégage pas de véritable engouement.

On passera rapidement sur "Dee", petite piste instrumentale de guitare classique qui semble être plus un caprice de Randy Rhoads qu’autre chose. "Dee" introduit en revanche de fort belle manière la chanson suivante, "Suicide Solution", autre tube légendaire d’Ozzy, qui fera couler beaucoup d’encre en raison de ses paroles qui seront mal interprêtées par les ligues bien-pensantes américaines. C’est alors que déboulent les claviers gothiques de "Mr. Crowley", autre chanson-phare de l’album, et enième tube classique du Britannique. Le genre de chanson doom calibrée pour passer à la radio. On ne s’en lasse pas, seul Ozzy pouvait réussir ce genre de pari insensé à l’époque.

La suite est plus conventionnelle : "No Bone Movies" est ainsi un titre fortement empreint de sonorités 70’s, dans la plus pure tradition du BLACK SABBATH de l’époque Sabotage/Technical Ecstasy. Ozzy a beau s'en défendre, ce premier effort en solitaire est encore très marqué par certaines de ses expérimentations passées au sein du groupe de Tony Iommi : un titre tel que "Revelation (Mother Earth)" demeure un excellent titre de doom metal old school, aux accents progressifs, où les riffs caverneux de Randy Rhoads sont dans la continuité logique de ceux de Tony Iommi quelques années plus tôt. Mais le potentiel du titre s'en retrouve gâché par des incursions trop fréquentes de claviers et de parties de piano quelque peu trop chargées. L’album se conclut sur une piste assez passe-partout, "Steal Away (The Night)". Le bilan est donc légèrement mitigé.

L'un des intérêts majeurs de ce premier album solo d'Ozzy, c'est bien sûr Randy Rhoads. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est ici la première fois que le chanteur britannique enregistre avec un autre guitariste que le légendaire Tony Iommi. Randy Rhoads et son style flamboyant, influencé par le glam rock, sont entrés dans la légende. Sa façon de jouer est également devenue une référence dans le monde du heavy metal, et l'on ne peut que regretter que l'homme ait été fauché en pleine gloire en 1982. Mais celà, j'y reviendrai plus longuement dans une autre chronique ...

Alors que reste-t-il de ce premier effort solo de l'Homme-Grenouille ? Un album légendaire ? Légendaire, je ne sais pas, mais cultissime c’est indéniable. Ozzy se cherche encore visiblement, et hésite entre plonger la tête la première dans le metal variété (ce qu’il fera bien plus tard) et rester dans un style plus doom ... La qualité est cependant là, mais le tout reste perfectible, et il faudra attendre encore un petit peu avant d'avoir droit à un album solo d'Ozzy qui frise l'excellence. Toujours est-il que ce début discographique en solo du légendaire frontman de BLACK SABBATH reste incontournable, pour qui désire comprendre l'histoire du heavy metal et ce qui a forgé sa légende.

Note réelle : 3,5/5.

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   RED ONE

 
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- Ozzy Osbourne (chant)
- Randy Rhoads (guitare)
- Bob Daisley (basse)
- Lee Kerslake (batterie)
- +
- Don Airey (claviers)
- Rudy Sarzo (basse additionnelle)


1. I Don't Know
2. Crazy Train
3. Goodbye To Romance
4. Dee
5. Suicide Solution
6. Mr. Crowley
7. No Bone Movies
8. Revelation (mother Earth)
9. Steal Away



             



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