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MOTÖRHEAD - Orgasmatron (1986)
Par RED ONE le 13 Avril 2014          Consultée 6721 fois

Année après année durant la décennie 1980, MOTÖRHEAD continue d'évoluer : le départ de Brian Robertson, moins d'un an après son arrivée au sein du groupe, contraint Lemmy à dénicher dans l'urgence un nouveau guitariste. Indécis durant les auditions, Lemmy en engage finalement non pas un, mais deux : le jeune Phil Campbell (ex-PERSIAN RISK) et un certain Michael Burston, bien vite affublé du pseudonyme de Würzel. MOTÖRHEAD devient donc un quatuor, et il faut attendre les années 1990 pour voir le gang britannique revenir à sa formule power trio classique.
Les changements ne s'arrêtent pas là, puisque le batteur Phil Taylor quitte lui aussi le groupe au début de l'année 1984. L'ancien batteur de SAXON, Pete Gill, est alors rapidement recruté pour le remplacer.

Mais ce nouveau line-up de MOTÖRHEAD ne convainc pas totalement le label Bronze Records qui met alors des bâtons dans les roues de la moto de Lemmy et préfère miser sur la sortie d'un album best of, No Remorse (1984), sur lequel on retrouve quand même 4 inédits enregistrés par la nouvelle formation. La situation s'envenime, Lemmy et Bronze Records en viennent au procès, le divorce semble consommé. Tout ceci retarde évidemment la sortie du nouvel album de MOTÖRHEAD, Orgasmatron, qui ne sortira qu'en 1986, après que Lemmy a gagné le procès.

Sur Orgasmatron, MOTÖRHEAD semble vouloir revenir à des choses plus directes et plus punk. Après l'expérience Another Perfect Day (1983), album au son extrêmement mélodique et raffiné, Lemmy semble avoir eu besoin de retrouver ses racines, l'album de 1983 s'étant révélé somme toute fort différent de ce à quoi le groupe avait habitué ses fans depuis 1975.
Les 4 titres inédits enregistrés par le nouveau line-up en 1984 sur la compilation No Remorse semblent avoir servi de ballon d'essai pour ce 'retour aux sources', puisqu'ils sont globalement dans la même veine, à savoir celle d'un heavy metal foncièrement crado et enfumé, malgré la présence de deux guitaristes.

La chose est entendue, Orgasmatron marque indéniablement un retour de MOTÖRHEAD aux sonorités agressives et aux riffs carrés qui tâchent gras. Cependant, la production a quand même bien changé depuis Ace of Spades ! Et ainsi, celle d'Orgasmatron paraît parfois quelque peu étrange : si elle n'est pas aussi crue que celle de Ace of Spades, elle semble en revanche assez sèche et froide, voire presque robotique (on s'en rend compte immédiatement avec la chanson d'ouverture, "Deaf Forever"). Une sorte d'antithèse totale d'Another Perfect Day, qui était un album lumineux et majestueux.
Cette production quelque peu imparfaite et étrange tire malheureusement un peu l'album vers le bas, car on se dit parfois que certains passages de guitare ou de batterie auraient mérité une production un peu plus propre.

Du début à la fin, Orgasmatron, ce ne sont cependant que de gros brûlots speed/punk sans aucune concession. On a même parfois du mal à reprendre sa respiration tant le groupe ne nous épargne à aucun moment (notamment sur "Ain't My Crime", ultra-violente au possible). Même les morceaux les plus 'soft', tels la démoniaque "Built For Speed" au riff légendaire, ou encore la cultissime "Doctor Rock" (devenue un classique des concerts du groupe), sont de véritables bombes rock'n'roll à fragmentation ! Certains titres flirtent même avec le punk hardcore ("Ridin' With The Driver", "Mean Machine").
La référence de la pochette à l'univers ferroviaire, avec cette monstrueuse version de la mascotte Snaggletooth transformée en locomotive furieuse, ne semble pas vraiment innocente : Orgasmatron est un album dopé aux amphétamines, aux chansons tellement speed qu'elles évoquent une machine à vapeur lancée à toute allure sur les rails de l'Enfer.

Le titre le plus marquant de cet opus est incontestablement la chanson-titre, "Orgasmatron", qui clotûre l'album, un monument de lourdeur metal, sombre et crasseux, où Lemmy grogne plus qu'il ne chante réellement. Une chanson résolument sale et dégueulasse, qui sent la guerre et la mort, le sexe puant et l'acier fumant. Ce titre a d'ailleurs une influence certaine sur le metal extrême de la décennie suivante, de nombreux groupes du genre la reprenant, tels SEPULTURA ou encore SATYRICON.

Avec Orgasmatron, MOTÖRHEAD étrenne donc sa nouvelle formule quatuor sans pour autant changer grand-chose à ses principes, ce qui a du bon : le changement dans la continuité, en quelque sorte.
Par ailleurs, il convient de souligner qu'Orgasmatron est le premier album de MOTÖRHEAD enregistré avec Phil Campbell qui demeure encore à ce jour le guitariste attitré et indétrônable du groupe, bien qu'il n'ait pas l'aura rock'n'roll de Fast Eddie Clarke dans le coeur des fans.
Un grand album donc que cette Machine à Orgasmes, agressif et foncièrement lourd. Un geste d'intégrité et de fidélité à ses valeurs de la part de MOTÖRHEAD.

Le dernier album marquant de MOTÖRHEAD avant un bon nombre d'années.

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- Lemmy Kilmister (chant, basse)
- Phil Campbell (guitare)
- Würzel (guitare)
- Pete Gill (batterie)


1. Deaf Forever
2. Nothing Up My Sleeve
3. Ain't My Crime
4. Claw
5. Mean Machine
6. Built For Speed
7. Ridin' With The Driver
8. Doctor Rock
9. Orgasmatron


             



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