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The ENID - Final Noise! (1989)
Par MARCO STIVELL le 13 Avril 2013          Consultée 992 fois

Final Noise, la fin de toute une époque. Robert John Godfrey et Stephen Stewart se séparent donc, mais tiennent à offrir un dernier cadeau à leurs fans : une belle tournée et un live pour l'immortaliser. Un live simple, comparé à l'Hammersmith Odeon cela peut paraître court, mais rappelez-vous chers amis que nous sommes passés à l'ère du CD, et celui-ci se trouve bien rempli, oh que oui !

Pour cette ultime tournée, Godfrey et Stewart s'entourent d'un petit orchestre qui n'a rien à envier à celui de 1979. Stewart est le seul guitariste, mais il y a là aussi deux claviers (c'est le strict minimum à l'échelle THE ENID), Robert Perry le parolier de The Seed and the Sower secondant Godfrey dans son dur labeur. Chose remarquable, il y a deux batteurs-percussionnistes également, Chris North que l'on connaît bien, ainsi que Damian Risdon qui tout comme le bassiste Niall Feldman avait participé au dernier projet studio. Tout ce monde est gaiement convié à mettre en valeur la grande musique de THE ENID, même si tout ne semble pas authentique. Je me demande en particulier sur les passages les plus rock, s'il n’y pas d'overdubs (ou de crédits manquants) : Stephen Stewart arrive à jouer de deux guitares en même temps. Mais loin de moi l'envie de leur reprocher, vu que tout le monde fait ça, et que la finalité est atteinte de toute façon, la puissance de la musique étant dignement restituée. La batterie est tranchante, complétée par un bon nombre de détails aux percussions (North et Risdon alternent). La basse est en revanche très en retrait, et les moments «bruitistes» ne permettent pas forcément de tout saisir : on pense notamment à «Something Wicked This Way Comes».

Pour cette série d'extraits de concerts capturés en décembre 1988, le groupe a bien sûr fait la part belle à ses derniers albums mais la première époque n'a pas été oubliée. Godfrey et Stewart ont eu le bon ton de ne pas faire de redite, car sur l'Hammersmith Odeon on n'avait pas «Childe Roland», et bien sûr pas non plus «Hall of Mirrors» puisque Six Pieces n'était pas encore sorti. Autant dire que chacun à leur manière ces deux morceaux ouvrent le spectacle en beauté, le premier avec sa force rock dévastatrice contrebalancée par la reprise de l'intro de Aerie Faerie Nonsense aux claviers, et le second par sa sensibilité poussée à l'extrême sur le pont retentissant. Une sélection de choix (epic win !) pour ces vieux disques.

Le reste est donc centré sur les derniers disques studio (The Spell en moins), le groupe ayant choisi des titres pour leur aspect emblématique autant que, dans la mesure du possible, le fait d'œuvrer ensemble. C'est le cas de la suite «Song for Europe» / «Something Wicked This Way Comes», seul moment où Godfrey tient le micro. D'ailleurs, et même si l'on a toujours droit aux fameux effets discutables sur les voix, on sait que ce n'est pas du playback car l'interprétation de la longue chanson est moins propre que sur l'originale. La beauté du passage final en piano-synthé-guitare est d'une pureté à couper le souffle. Seul représentant de Salome, «Sheets of Blue» est lui complètement fidèle à sa première version. On ne pourra s'empêcher néanmoins de l'apprécier à sa juste valeur en live, avec plus de réverb' mais forcément grandiose.

The Seed and the Sower est sans doute l'œuvre qui demeure la plus retouchée : l'enchaînement «Chaldean Crossing» / «La Rage» surtout, étonne. Le premier est introduit par une nappe de synthé et une improvisation de l'invité Troy Donockley au low whistle, que le public applaudit chaleureusement avant que le véritable morceau ne soit lancé. L'ambiance globale rend merveilleusement, même si là encore il doit y avoir pas mal d'overdubs. L'enchaînement avec «La Rage» se fait par la partie harpistique de «A Bar of Shadow» et le morceau continue ensuite sur sa lignée de vagues survolées par le low whistle, puis sur un développement sombre avant de renouer avec le classicisme cher au groupe. Quant à «Earthborn», ici raccourci, la présence vocale (et traitée, of course) de Geraldine Connor fait ressortir la beauté de cet hymne énidien, là encore salué par le public. Le dernier dans ce genre, «Jerusalem» – il fallait bien que le groupe s'y mette aussi, et en matière de final à l'anglaise on fait difficilement mieux en dehors du "God Save the Queen", lui-même déjà utilisé lors du live 79 – est repris en chœur par le public... Pour le moins touchant !

Final Noise est en tout cela un live solide, le pendant idéal de l'Hammersmith Odeon pour ces années 80 passionnantes. Stewart et Godfrey peuvent conclure l'aventure tranquillement et s'en aller chacun de leur côté, même si le second ne nous fera pas tant languir que ça... A suivre.

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   MARCO STIVELL

 
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- Robert John Godfrey (claviers, chant)
- Stephen Stewart (guitares, synthétiseurs, chant)
- Niall Feldman (basse)
- Chris North (batterie, percussions)
- Damian Risdon (batterie, percussions)
- Robert Perry (claviers)
- + Troy Donockley (low whistles)
- Geraldine Connor (chant)


1. Childe Roland
2. Hall Of Mirrors
3. Song For Europe
4. Something Wicked This Way Comes
5. Sheets Of Blue
6. Chaldean Crossing
7. La Rage
8. Earthborn
9. Jerusalem



             



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