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ANATHEMA - Distant Satellites (2014)
Par KID66 le 11 Janvier 2015          Consultée 1406 fois

Ne vous fiez pas au rouge et au noir de la pochette de Distant Satellites, les frères Cavanagh n’ont pas décidé de faire volte-face pour sortir une suite d’Eternity 18 ans après sa sortie : ce dixième album d’ANATHEMA se rapproche davantage d’une troisième partie de We’re Here Because We’re Here. On s’y attendait. Les couleurs ne mentent cependant pas totalement car on sent l’humeur moins à la fête et aux amours d’été que 2 et 4 ans auparavant. Bien que calqué dans sa structure et dans son style sur ses prédécesseurs, Distant Satellites évoque plus une chambre sombre percée d’un fin rayon de soleil qu’une baignade dans la piscine du spa de la mer.

La première écoute de la galette s’avèrera immanquablement décevante. Un diptyque d’ouverture avec une première partie intense et électrique chantée par Vincent, et une seconde plus légère et acoustique pour Lee (ah mais ce coup là ils ont mis une Part 3), la ballade doucereuse en quatrième position, le titre un peu expérimental vers la fin… Bon ok, c’est pareil qu’il y a deux ans mais là, Danny était un peu tristounet.

Mais surtout, ANATHEMA n’a définitivement plus qu’un seul schéma d’écriture depuis We’re Here : introduction au piano ou parfois à la guitare, avec une mélodie répétée en boucle, arrivée d’une batterie métronomique, intensification avec guitare/violons, final en grande pompe, outro planante et la larme qui perle au coin de l’œil. Cette structure trop conventionnelle répétée à l’envie n’avait déjà pas échappé au public des anglais sur Weather Systems. Ici, ce qui sera vu comme de la simplicité par certains sera dénoncé comme de la facilité lassante par d’autres.

Bien que faisant partie du second camp, difficile de détester ce disque, et je suis sûr qu’il aura un très bon accueil par les fans (déjà quelques webzines en ont fait l’éloge). Il semblerait que les frères Cavanagh soient suffisamment doués pour que tous les deux ans nos cœurs d’adolescentes aient besoin de leur came. Bien qu’affreusement répétitif, Distant Satellites se bonifie avec le temps, lorsque l’émotion dégagée par le disque finit par écarter l’objectivité, au profit de la subjectivité. Et finalement tous les titres finissent par (plus ou moins) faire mouche.

Un constat amusant : alors que Lee Douglas me laissait plutôt indifférent par le passé (à part sur « Parisienne Moonlight » et « A Natural Disaster »), je trouve que les meilleurs titres sont ceux qu’elle interprète. Elle maîtrise parfaitement son sujet sur la somptueuse « The Lost Song Part II », où sa voix (bien sûr aidée par l’orchestration) parvient à moduler un climat tantôt calme et serein, tantôt profondément désespéré le temps d’un final bouleversant. Son échange avec Vincent Cavanagh sur « Ariel », seul titre renvoyant directement à l’ambiance des deux opus précédents, est également un moment fort de la galette.
Sachons également apprécier la superbe intervention de Danny Cavanagh qui sert de conclusion à un « Anathema » particulièrement réussi (faisant référence au passé d’Alternative 4), et on aura couvert les principales pépites à se mettre sous la dent sur ce Distant Satellites.

Impossible cependant de passer sous silence la fin du disque qui s’avère plus aventureuse que le reste des productions du groupe depuis maintenant 10 ans. « You’re Not Alone » surprend et, une fois n’est pas coutume, est un quasi-instrumental court mais intéressant. Mais c’est surtout sur « Distant Satellites » qu’une innovation est à noter : ANATHEMA y prend des airs électro-pop avec un beat très BJORKien et des sons de synthés froids et modernes. Malgré un côté racoleur peut être un peu trop marqué, force est de reconnaitre que cette composition spatiale passe comme une lettre à la poste. On retrouvera ensuite le beat sur un « Take Shelter » très conventionnel.

Malgré les petites surprises placées de façon étonnante en conclusion, Distant Satellites s’apprécie sans beaucoup fasciner. Une certaine lassitude s’installe et laisse dubitatif quant à l’avenir du groupe, qui semble (trop) à l’aise dans ce style aux variations et trouvailles homéopathiques. Reste leur talent pour faire d’une goutte d’eau dans un océan quelque chose d’émouvant… Sur le peu d’idées développées, les anglais sonnent toujours très juste et ne s’autorisent pas d’écarts. Mais pour combien de temps ?

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1. The Lost Song Part I
2. The Lost Song Part Ii
3. Dusk (dark In Descending)
4. Ariel
5. The Lost Song Part Iii
6. Anathema
7. You're Not Alone
8. Firelight
9. Distant Satellites
10. Take Shelter



             



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