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POP/FOLK  |  STUDIO

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1998 Shadow Of The Moon
1999 Under A Violet Moon
2001 Fires At Midnight
2004 Beyond The Sunset
2006 Village Lanterne
  Winter Carols
 

- Style : Steeleye Span, The Gentle Storm , Rosemary Standley , Pentangle, Fairport Convention, Malicorne, Renaissance, Jethro Tull, Mike Oldfield
- Membre : Deep Purple, Rainbow, Candice Night
 

 Blackmore's Night Official Website (435)

BLACKMORE'S NIGHT - All Our Yesterdays (2015)
Par LONG JOHN SILVER le 20 Octobre 2015          Consultée 1640 fois

RÉ-GU-LA-RI-TÉ. Voilà la notion, qui paraît-il, obnubilait J.S Bach. Il faut croire que le vénérable compositeur a engendré des émules, d’ailleurs Ritchie Blackmore fait partie de ses admirateurs. Il est lui même un champion de la régularité, tant en terme de tempo musical, de qualité artistique que de fréquence pour les parutions : un album tous les deux ans. Sans compter les DVD, albums live, compilation et autre recueil de chants de Noël. Dancer And The Moon souffle à peine sa deuxième bougie et voilà que débarque « All Our Yesterdays », enregistré à la maison, comme ses prédécesseurs, en compagnie de l’inamovible Pat Regan aux manettes, avec peu ou prou la même équipe de musiciens en place depuis des années. La stabilité c’est maintenant, donc. Ritchie a bien changé…
Et BLACKMORE’s NIGHT est solidement ancré dans le paysage.
Candice Night a profité de la promo organisée à cette occasion pour rappeler aux interviewers que la formation était née d’une volonté de se démarquer radicalement de l’uniformité qui avait tendance à envahir la production musicale depuis quelques décennies, opérant un rapprochement avec les sixties fécondes pourvoyeuses de sons divers : de CREAM à JETHRO TULL, en passant par Jimi HENDRIX ou PROCOL HARUM. La chanteuse aurait pu citer Mary Hopkin ou les Shangri La’s, tant certaines compositions de nos duettistes rappellent vigoureusement la mouvance pop à la candeur rafraîchissante dont faisaient partie les susnommées à la même période. Tendance confirmée avec All Our Yesterdays.

On retrouve donc les ingrédients qu’on connaît bien, ceux qui font mouche depuis maintenant 19 (!) ans : folk ancestral et pop songs auxquels on adjoint un soupçon de guitare rock quand Ritchie sort sa légendaire strato blanche de l’étui. Cependant le son a évolué depuis les débuts. Bien entendu tout cela s’est passé tranquillement, sans effectuer de « révolution », cependant on constate que les sonorités new age ont été progressivement écartées du mix au point qu’il en subsiste assez peu sur cet album qui se fait nettement plus organique que ses prédécesseurs.
Reste qu’on s’attend avant tout à découvrir d’imparables mélodies, tant sur les ballades que sur les titres plus rythmés, exercice pour lequel le duo semble détenir une formule aussi magique qu’inépuisable. On n’oublie pas davantage que chaque nouvel opus contient son lot de reprises, la plupart du temps convaincantes.
Or le rendu affiché par ce disque paraît de prime abord moins évident. Voilà bien des fois que je passe et repasse l’album en boucle sans être capable de désigner l’équivalent de « Dandelion Wine », « Loreleï », « 25 Years » ou encore de « Writing On The Wall », pour ne pas avoir à citer des titres encore plus connus. En contrepartie ce disque est peu sujet au remplissage, d’autant qu’il est d’une durée – oui, c’est une bonne nouvelle - qui rappelle les formats en cours quarante piges auparavant.

On reconnait d’emblée les ambiances tziganes à la « Morning Star » (1) sur « All Our Yesterdays » qui ouvre l’album, puis c’est l’Irlande qui est mise en valeur grâce au sémillant instrumental qu’est « Allan Yn N Fan », orné d’entêtants motifs de violon et d’instruments à vent, sans en oublier son court mais scintillant solo de guitare électrique. S’ensuit un autre instrumental de toute beauté, « Darker Shade Of Black », un sommet de cet opus, dont le titre est un clin d’œil appuyé à « Whiter Shade Of Pale »* mais dont l’ambiance évoque tout aussi bien la musique d’Ennio Morricone, et plus particulièrement le thème principal sur « Il était une fois la révolution ». Un peu plus loin un troisième instrumental, « Queen’s Lament », également assez réussi, fait office de transition vers la deuxième partie du disque.
On retrouve quand même les sonorités new age, d’abord à la flûte, sur « Long Long Time », une fort belle ballade du répertoire de Linda Rondstat, qui surpasse sa version originale, où la voix de Candice fait merveille. Ensuite, ces sonorités se font plus affirmées sur une relecture de « Moonlight Shadow »** qui me laisse tout me même un rien perplexe.
Peut être parce qu’elle paraît trop évidente ? Et qu’au fond elle ne s’éloigne pas assez de son modèle ? Et aussi parce que le solo de guitare original de Mike Oldfield est tellement marquant que celui qui passe après lui – fut-il Blackmore en personne – ne pourra même pas espérer faire aussi bien ? Heureusement le « I Got You Babe » emprunté à Sonny & Cher laisse une bien meilleure impression, car la formation excelle sur le registre de la pop légère. Puis les enjoués « The Other Side » et « Will O’ The Wisp » restent sur les standards qualitatifs balisés par le couple depuis ses débuts sans pour autant sortir du lot, quand « Where Are We Going From Here » aux couleurs orientalisantes convainc davantage. Cette dernière chanson figurait sur déjà sur Ghost Of A Rose or Ritchie a choisi d'en délivrer une copie plus rock. En toute fin de parcours « Earth Wind And Sky » est une charmante berceuse sise opportunément avant le retour en force de la musique traditionnelle irlandaise, puisque c’est le festif « Coming Home » qui clôt le recueil en beauté sans pour autant parvenir à faire oublier « Home Again » (2), tout en empruntant un parcours parallèle pour un thème similaire.

In fine, on obtient là l’album probablement le mieux produit de BLACKMORE’s NIGHT, dont la durée convenable permet une écoute encore plus fluide qu’à l’accoutumée, sans aucun titre embarrassant mais sans chanson originale suffisamment marquante non plus. Aussi, ce sont les deux premiers instrumentaux ainsi que les excellentes reprises de « I Got You Babe » et « Long Long Time » qui balisent le chemin de nos troubadours sur cet effort. Effort dont la qualité d’ensemble reste toutefois très homogène. On se dit rendez-vous dans deux ans ?

*PROCOL HARUM 1967
** Mike OLDFIELD 1983
1) Album Under A Violet Moon 1999
2) Album Fires At Midnight 2OO1

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   LONG JOHN SILVER

 
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- Candice Night (chant, instruments à vent, tambourin)
- Ritchie Blackmore (guitare,mandoline, hurdy gurdy, harpe)
- Bard David Of Larchmont (claviers,choeurs)
- Earl Grey Of Chimey (basse,guitare)
- Troubadour Of Aberdeen (batterie,percussions)
- Scarlett Fiddler (violon)
- Lady Lynn (harmonies)


1. All Our Yesterdays
2. Allan Yn N Fan
3. Darker Shade Of Black
4. Long Long Time
5. Moonlight Shadow
6. Queen's Lament
7. I Got You Babe
8. The Other Side
9. Where Are We Going From Here
10. Will O' The Wisp
11. Earth Wind And Sky
12. Coming Home



             



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