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FOLK EN COLLANTS  |  STUDIO

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1998 Shadow Of The Moon
1999 Under A Violet Moon
2001 Fires At Midnight
2004 Beyond The Sunset
2006 Village Lanterne
  Winter Carols
 

- Style : Steeleye Span, The Gentle Storm , Rosemary Standley , Pentangle, Fairport Convention, Malicorne, Renaissance, Jethro Tull, Mike Oldfield
- Membre : Deep Purple, Rainbow, Candice Night
 

 Blackmore's Night Official Website (435)

BLACKMORE'S NIGHT - Under A Violet Moon (1999)
Par LONG JOHN SILVER le 3 Mai 2015          Consultée 1244 fois

Suite des aventures de notre duo d’ « aventuriers amoureux » entre collants, soie, tentures, arrangements léchés, délicates mélodies et – convenons-en - charme puissant comme un philtre d’amour concocté par un mage et une sorcière dont l’association qui tenait du pari insensé se révèle être d’une solidité à toute épreuve. Bravant ainsi les maléfices du business, les critiques acerbes ou bien le désintérêt mutique de la presse musicale. Le public adhère, l’entité se produit dans des festivals et si possible dans des lieux appropriés à l’imagerie développée ; donc on remet le couvert en studio seulement deux ans après Shadow Of The Moon.

Bah oui, ce qui est appréciable avec l’homme en noir élevé au bon grain 60’s, arrivé à maturité au cours des 70’s, c’est qu’il ne passe pas des années à se pignoler derrière une console pour pondre un disque contrairement à pas mal « d’artistes » contemporains ou plus anciens, tous styles confondus. Et le succès de BLACKMORE’s NIGHT se confirmant, il ne lèvera pas le pied pour autant. Mais revenons à notre « Violette Lune » en appréciant derechef l’emploi de l’astre qui guide les pas du duo, lequel revient pour la deuxième fois s’accrocher sur l’intitulé d’un album. Nous revoici avec le symbole lunaire comme le tempérament bipolaire de l’homme en noir, le sourire de Candice contrebalançant la face sombre de Ritchie ; ou encore comme l’évocation du Pierrot de la Commedia del’ Arte (1), amoureux transi d’une Colombine parfois frivole car possiblement attirée par ce qui brille sur MTV.

Le moins qu’on puisse faire comme constat, après écoute, c’est que la formule (magique) utilisée ici est presque la même que celle qui prévalut sur le premier opus des duettistes : On recycle des thèmes anciens en les traduisant en pop songs tendance New Age. On note la présence d’acolytes de renom comme Jens JOHANSSON, lequel trouve ici l’occasion d’enregistrer, en très peu de temps, plus de sons dignes d’intérêt que tout ce qu’il a pu faire au côté de MALMSTEEN (2), ou encore John FORD (3) lequel s’était illustré au sein des STRAWBS, groupe Folk/Prog, tout à fait recommandable. Cependant, sur ce coup, l’ami Ritchie a choisi de délaisser sa légendaire strato, histoire de bien nous faire comprendre « qu’entre lui et Candice, c’est du sérieux (4) ». D’ailleurs quand il sort l’électrique c’est pour signifier : « Autant en emporte le vent » (5), si ça ce n’est pas explicite !
Sinon, à l’instar du premier effort, on peut répartir aisément les titres proposés en trois catégories :

I) Les chansons irrésistibles : et d’abord les « classiques » que sont devenus « Under A Violet Moon », ici dans une version toute en retenue si on la compare à son rendu scénique nettement plus festif. « Past Time With Good Company », aux vents épiques, qu’on doit à King Henry VIII –personnage qui fit perdre la tête à certaines de ses conquêtes-, encore bien trop mélancolique si on la compare à ce qu’elle donne in vivo, suivie de « Morning Star » bien embrumée et dont le mérite est de posséder un thème tzigane joué au violon et qui sonne juste. Par ailleurs ces titres possèdent une saveur de fin des 6O’s pas si éloignée de ce que chantait alors Mary HOPKIN : « C’était le temps des fleurs, on ignorait la peur… » (5). « Wind In The Willows » est une magnifique valse, chantée en duo avec John Ford. L’instrumental « Durch Den Wald Zum Bach Haus », inspiré par JS. BACH dont l’homme en noir est un émule absolu, se fait charmante récréation sonnant encore une fois trop New Age ici pour délivrer toute ses saveurs originelles.

A celles-là, on est en droit de préférer la splendide ballade « Castle And Dreams » sur laquelle Candice nous colle des frissons, l’instrumental « Beyond The Sunset », empli de douloureux silences, aux arrangements de « cordes » subtils mais quelque peu gâché par le son de synthé en toc. Ma préférence allant à « Fool’s Gold », à la mélodie franchement charmante et dont l’interprétation vocale de Candice caresse les âmes endolories comme la brise dans la douceur printanière. « Now And Then » prolongeant ce sentiment sur le registre d’une mélancolie enveloppante et toujours avec ce sentiment de feuilleter un grimoire sépia en papier glacé, c’est très beau mais il nous manque quelque chose. Et ce n’est pas la reprise de « Self Portrait » de RAINBOW qui contredira ce sentiment quelque peu mitigé.

II) Le morceau too much de l’album, celui que les rieurs mettront en exergue : « March The Heroes Home », afin de démontrer combien cette musique est grotesque… Tant pis pour eux, qu’ils aillent s’abimer les oreilles ailleurs, par exemple avec des sons Indus dénués de respiration, préférant le paracétamol industriel à la reine des prés.

III) Tout le reste -ce disque est trop long- qui relève de l’aimable remplissage.

Grosso modo, on peut avancer qu’Under A Violet Moon, s’il enfonce un peu plus le clou acoustique, possède les même qualités –une fraicheur indéniable, de splendides mélodies, de beaux arrangements- et les mêmes défauts que Shadow Of The Moon –Un son bien trop lisse, trop de chansons dont une franchement ratée- pour un rendu globalement attractif car bourré de charme.
La force du couple étant de livrer un disque tout sauf essentiel que tout un chacun sera cependant capable de faire tourner en boucle sans éprouver de sentiment de lassitude. Un disque facile donc. Or quand les temps sont durs ce type de confiserie artisanale possède le don de remonter le moral tel un chocolat qui fond en bouche, et franchement réaliser ceci relève du tour de force.

1) Si ce terme te fait d’abord penser à une pizzeria, je ne peux rien pour toi
2) Si ce nom ne te dit rien, ce n’est pas un problème, il n’y a aucune raison pour se faire du mal gratuitement
3) Si ce nom te rappelle un réalisateur américain, c’est que ton cas n’est pas désespéré
4) Si cette citation te rappelle quelqu’un (qui accompagne une chanteuse) que tu aimes bien je comprends mieux pourquoi tu fréquentes certaines pizzerias
5) En version sous titrée, rien que pour toi

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   LONG JOHN SILVER

 
  N/A



- Candice Night (chant, flûte irlandaise)
- Ritchie Blackmore (guitares,mandoline,basse,percussions)
- John Ford (chant,basse)
- Miri Ben-ari (violon)
- Kevin Dunne (batterie)
- Peter Rooth (basse, drum programming)
- Jens Johansson (claviers)
- Mark Pender (trompette)
- Jason Chapman (trompette,bugle)
- Mr & Mrs Heller (vielle à roue)


1. Under A Violet Moon
2. Castles And Dreams
3. Past Time With Good Company
4. Morning Star
5. Avalon
6. Possum Goes To Prague
7. Wind In The Willows
8. Gone With The Wind
9. Beyond The Sunset
10. March The Heroes Home
11. Spanish Nights (i Remember It Well)
12. Catherine Howard's Fate
13. Fool's Gold
14. Durch Den Wald Zum Bach Haus
15. Now And Then
16. Self Portrait



             



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