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DISCHARGE - End Of Days (2016)
Par NOSFERATU le 19 Août 2016          Consultée 876 fois

Çà devait être en 84 ou 85, je ne m’en rappelle plus en fait… Durant une émission étiquettée rock dur d'une radio locale à avignon, un de mes amis passe un titre d’une violence inouie, le genre de truc qui vous fait dire : "non, ce n’est pas possible, on ne peut pas faire plus bruyant !"
Dans le style "on veut emmerder les vieux babas qui nous gonflent avec leur DEEP PURPLE", durant cette période, on écoutait (les "hedbangers punks" comme moi en tout cas !) tout ce qui était extrème : MOTORHEAD, BLACK FLAG, VENOM, GBH, les premiers KILLING JOKE et HUSKER DU, la scène thrash metal, ROGUE MALE, SAINT VITUS… Mes oreilles n’étaient pas encore dans les délires bruitistes no wave ou industriels à la NEUBATEN, çà, c’est venu un peu après, je l’avoue… Mais l’écoute de l’historique "hear nothing, see nothing, say nothing" a une nouvelle fois changé la donnée.

Bon, l’ami Red One vous a tout raconté sur l’œuvre du groupe le plus primaire et le plus tonitruant des années 80. On rappellera juste que DISCHARGE a fait le pont entre le métal lourd et l’agressivité du punk. En gros, les DAMNED jouant à BLACK SABBATH. METALLICA, ANTHRAX, SEPULTURA, PANTERA, CELTIC FROST, BOLTHROWER , NEUROSIS,TOTAL CHAOS et les cinglés du grind core se prosternent tous devant la discographie du mythique quatuor. A l’origne de différents courants extrémistes comme le thrash, le punk hardcore, le crust, l’anarcho punk, voire l’industriel, le groupe repoussa ainsi les limites de la décence auditive.

La zique de DISCHARGE ? Des vocaux accentués, une batterie mise en avant (à la Philty "animal" de MOTORHEAD), la distorsion des grattes poussée à l’extrème, le tout mené à toute berzingue et ne dépassant que très rarement les deux minutes. Le propos ? Des lyrics anarchistes pleines de visions horrifiques (surtout sur la guerre et la peur atomique), souvent empreint paradoxalement d’un discours finalement très hippie dans la lignée de leurs cousins de CRASS (le coté arty expérimental caractérisant ces derniers en moins). Après c’est la dérive un peu trop heavy metal, presque conventionnelle, surtout sur « grave new world » et ses tics sabbathiens, horrifiant les purs et durs de la punkitude. Ces dernières années, DISCHARGE, après moult changements de line up, est revenu à la leçon initiale : "j’arrache tout sur mon passage et l’herbe ne repousse plus".

Dès le premier missile, "New world order" (MINISTRY, dans un autre registre bordélique mais tout aussi vindicatif, avait un titre homonyme), le précepte initial s’est plutôt métallisé avec un son résolument moderne, ancré dans son époque. L’ensemble des cahiers de charges que l’on attend d’un tel groupe mythique est garanti 100% Crust/metal de bonne facture, avec ce coté ultra speed caractérisant ce sous genre ("False flag entertainment"). Les intros des morceaux sont souvent ultra lourdes comme sur "The broken law" ou bien ralenties sur "It can’t happen here" puis çà tire à vue sans sommations. Les solos sont juste un peu plus sophistiqués que sur les premiers disques.

Du coté des influences évidentes, un morceau comme "Hatebomb" serait une sorte de croisement de MOTORHEAD pour son début tapageur et de GBH pour le refrain (rappelant le "Timebomb" des crétés). On atteint même une atmosphère à la SLAYER en entendant les riffs démoniaques de "Infected". Les vocaux sont toujours scandés. Le nouveau préposé aux hurlements n’est autre que JJ Aniak des cultissimes BROKEN BONES, formation jouant dans le même registre que DISCHARGE depuis 1982. Il imite d’ailleurs le premier hurleur, le valeureux Cal avec cette fameuse diction braillarde. Sur "Hung drawn and quartered", il s’amuse même avec des "growls" quasi death metal. Sinon, on sent du copier/coller des anciens hits destroy sur "Meet your maker" ou "Killing yourself to live", avec leurs flagrants relents de l’immense "Protest and survive".

La bande son pour la prochaine émeute anti loi travail ?

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