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OPETH - Sorceress (2016)
Par CHIPSTOUILLE le 16 Janvier 2017          Consultée 1788 fois

Merci Mickael.

Merci de t’être enfin libéré de ta prison de modestie. Merci de t’être enfin lâché. On le savait depuis toujours, l’intéressé s’obstinant à ignorer les faits, Mickaël Akerfeldt est un bon chanteur. Un fait difficile à accepter lorsque l’on a fait ses premières armes en tant que vocaliste de Black Metal. Pourtant, dès Orchid en 1994, timidement, Akerfeldt se révélait avec cette voix claire et enchanteresse, avec sa musique encore immature, et pourtant déjà si géniale, bien qu’incapable de réconcilier complètement les opposés qu’elle brassait alors. Depuis OPETH a beaucoup évolué. De My Arms Your Hearse qui voyait le registre Folk prendre plus d’ampleur dans la musique du groupe jusqu’à Burden sur Watershed, véritable hommage à SCORPIONS où Akerfeldt s’était contraint à pousser ses cordes vocales afin de sinon égaler, au moins poursuivre les intentions de Klaus Meine.

Il aura donc fallu 12 albums, sans compter les participations diverses auprès de KATATONIA, AYREON, BLOODBATH et autres STORM CORROSION pour que le chanteur d’OPETH délivre ici son plein potentiel. Il n’y a qu’à écouter les excellentes "The Wilde Flowers" ou encore "Chrysalis" pour entendre l’homme s’exprimer avec les tripes sans que celà ne rime avec guttural. Bien sûr, Akerfeldt ne s’est pas transformé en Ronnie James Dio, Freddie Mercury ou Rob Halford du jour au lendemain. Mais le suédois, pourtant loin d’avoir sa langue dans la poche aussi bien en interview que durant ses prestations, semble s’être définitivement débarrassé de cette carapace de réserves qui semblait lui coller à la peau.

Outre ce chant libéré, Sorceress et sa sublime pochette se dote de véritables refrains. Ce n’est pas systématique, cela n’empêche pas les morceaux d'également proposer des structures complexes, mais on est définitivement invité à rentrer dans cet album plus facilement que par le passé. En outre, les durées des titres sont plus courtes. Un faux argument, car certains d’entre eux ne sont que des interludes instrumentaux, diluant au final l’intention faussement directe.

Dans la continuité d’Heritage et Pale Communion, l’album ne revient pas plus dans les contrées du métal extrême. Pour ceux qui espéraient encore un retour aux sources, c’est donc raté. Un parfum d’années 70 émane toujours du côté de Stockholm : orgues Hammond et autres traficotages de synthétiseurs démodés, distorsion particulière des guitares, percussions et autres ornements orientaux parcourent l’album. Néanmoins, même si la quincaillerie est celle du rock progressif des 70ies, on est définitivement revenu à quelque chose de plus Hard Rock dans l’esprit, voire Heavy/Stoner par instants. Un Hard Rock made in OPETH, qui entre les tubes électriques, décime des passages ambiants ou folks galvanisants. Pale Communion nous en avait donné un avant goût, mais OPETH est bel et bien parvenu de nouveau, sans toutefois revenir à ses racines Metal extrème, à produire une musique bipolaire aux intentions opposées.

Certains pourront reprocher à Sorceress de ne pas jouer à fond la carte du Hard Rock. Derrière son début coup de poing (le quasi enchaînement "Sorceress" / "The Wilde Flowers" / "Chrysalis"), l’album tend en effet un peu à roupiller. C’est un défaut que l’on ne peut passer sous silence, plutôt commun chez OPETH, qui a toujours su lever le pied, et qui ne devrait donc pas gêner les habitués. La seconde partie du disque arrache quelques réussites pimentées : l’excellente fin de "Strange Brew", qui rappelle dans son motif mélancolique les meilleures heures de "By the pain I see in others" (Deliverance), "Era" qui conclut presque l’album est le titre le plus speed du disque, et enfin la superbe "A Fleeting Glance" et son aura médiévale qui une fois encore, révèle un Mickael Akerfeldt avec de la puissance dans la voix claire.

Mais il y a ces interludes, dont l’un vient s’enchainer à ce "Seventh Sojourn" oriental sympathique certes, mais qui ralentit inutilement le rythme du disque. Une petite erreur de structure qui risque de laisser certains amateurs potentiels de ce disque sur le bas-côté. On n’avait pourtant pas autant apprécié un album d’OPETH - sans avoir à le décortiquer sous tous les angles - depuis Deliverance. Car oui, Sorceress est accessible. Nous nous étions jusque là bien gardés de vanter les mérites d’Heritage ou de Pale Communion comme de potentielles portes d’entrées à l’univers d’OPETH, surtout pour les réfractaires au métal extrême. Cette fois-ci, c’est sûr, avec Sorceress, vous allez enfin pouvoir prouver à vos proches qu’OPETH est le plus grand groupe du monde encore en activité.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Mickael Akerfeldt (chant, guitares)
- Martin Mendez (guitare basse)
- Fredrick Akesson (guitare, choeurs)
- Martin Axenrot (batterie)
- Joachim Svalberg (claviers, choeurs)


1. Persephone
2. Sorceress
3. The Wilde Flowers
4. Will O The Wisp
5. Chrysalis
6. Sorceress 2
7. The Seventh Sojourn
8. Strange Brew
9. A Fleeting Glance
10. Era
11. Persephone (slight Return)



             



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