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- Membre : Catherine Ringer

Les RITA MITSOUKO - Variéty (2007)
Par ERWIN le 18 Novembre 2017          Consultée 443 fois

Quand le septième album des RITA MITSOUKO sort en 2007, on ne doute pas un seul instant de l'avenir du groupe. Tout semble en ordre. Bien sur et comme à l'accoutumée, nos lascars ont pris tout leur temps pour cet opus, enregistré 5 longues années après La femme trombone. L'age avançant, on n'est pas trop surpris de voir la couverture stylisée, le duo ne s'est plus affiché depuis Marc et Robert. L'âge avançant... Fred n'a « que » 53 ans lorsqu'on apprend son décès, suite à la découverte de son cancer. La surprise est énorme dans le show biz français, les RITA sont un véritable symbole, Une scène inhabituelle se déroule lors des victoires de la musique avec une quinzaine des pus grands gratteux français dont Nono de TRUST et Paul PERSONNE qui viennent rendre hommage à leur collègue à la télé. Toujours est-il que nous voilà avec une livraison qui n'a rien d'un testament entre les mains !

Pas moins de 4 singles vont être extraits de Variety. Le premier est « Communiqueur d'amour », qui embraye avec une guitare Shadows et son rythme à la « C'est comme ça ». Le jeu de mots sur le titre ne vous échappera pas. Un morceau sensible, ou Catherine « joue » plus encore qu'à l'accoutumée, pas transcendant toutefois. « Ding ding dong » est bien plus original, les paroles tirées d'un rêve sous hallucinogène font leur office avec efficacité, tout en ralliant le chant de chacun sur un refrain fort adictif. Une belle atmosphère très moderne règne sur ce titre, et le sax achèvera de vous convaincre ! « Même si » reprend dans un tout autre registre. Les énergies y sont plus concentrées, mais le refrain sussuré par Cathy va rester comme le classique de cette livraison, même si... cela semble compliqué car c'est le moment ou Fred décéde, pas le meilleur moment pour jouer les sommets du billboard ! D'un autre coté le texte se prête bien à la situation... Enfin, « L'ami ennemi » manque probablement d'un peu de guts pour percer.

Il faut donc plutôt chercher ailleurs les classiques de cet opus, si classique il y a ! Le petit riff de violoncelle sur « Ma vieille ville » donne a ce titre un aspect plus original, et le chant de Catherine y est de superbe qualité. Cet hommage à Paris est probablement le meilleur titre de l'album, à mon goût en tous cas, hélas on ne saura jamais ce que le duo en aurait fait en live.... A signaler aussi, le psychédélisme développé sur « Rendez-vous avec moi même » qui évolue dans la folie habituelle débridée déployée par le duo, une belle performance. Nous avons aussi une étonnante « Berceuse », chez un groupe ou la loufoquerie a toujours été la principale préoccupation, le résultat violent et torturé à souhait n'étonnera guère... Beaucoup plus alternatif, « Soir de peine » propose aussi une veine plus smooth, même si l'impressionnant chant est plus torturé qu'autre chose.

Cet album a cependant une spécificité, il était le coup d'essai des RITA MITSOUKO pour envahir le marché anglais, avec notamment sa version anglaise. L'hamonica vibrante sur « She's a chameleon » les voit donc renouer avec l'anglais, pour un titre qui s'en sort pas mal, très rock, presque roots. « Badluck queen » est sans doute moins mémorable, mais aurait possiblement eut un destin à l'étranger.. Vue la situation, nul ne sait ce qu'aurait véritablement donné l'éventuel avenir des RITA sur les scènes anglaises ou ailleurs... D'ailleurs, l'apparition de Serj Tarkian le leader de SYSTEM OF A DOWN, n'a sans doute pas d'autre but à la base que de donner une caution internationale à cet album sur le dernier titre « Terminal beauty », qui drivé par un piano et un riff noisy, est assez sympa, même si le mix des deux voix ne me convainc pas tout à fait.

En guise de conclusion, la carrière des RITA MITSOUKO s'achève sur une note sourde et sans appel. L'album est bon, mais n'a rien ni d'un classique, ni d'un testament, il se situe juste dans la droite lignée d'une carrière exemplaire et sans raté. Fred et Catherine auront jusqu'au bout donné leur meilleur, et indubitablement fait des RITA MITSOUKO l'un des fleurons du Rock franchouillard ! La décision de Catherine RINGER de ne pas continuer l'aventure sans son compagnon de toujours est compréhensible, honnête et respectable. RIP Fred Chichin, RIP les RITA MITSOUKO, c'est comme ça !

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   ERWIN

 
  N/A



- Catherine Ringer (chant-guitare-claviers)
- Fred Chichin (guitare-claviers)


1. L'ami Ennemi
2. Communiqueur D'amour
3. Rêverie
4. Berceuse
5. Même Si
6. Rendez-vous Avec Moi Même
7. She's A Cameleon
8. Soir De Peine
9. Badluck Queen
10. Ma Vieille Ville
11. Ding Ding Dong
12. Terminal Beauty



             



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