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GUITAR HERO  |  STUDIO

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Joe SATRIANI - The Extremist (1992)
Par RYUK le 22 Janvier 2018          Consultée 551 fois

On a tous une histoire avec un album ou un artiste. Le Best-of de SCORPIONS dans le lecteur à cassette de la Seat Toledo alors qu'on n'est encore qu'un petiot, le vinyle de MORRICONE près de la cheminée, ou encore un album laissé dans un coin qui n'attend qu'une chose : être écouté. Je ne suis pas un fan du Hard-Rock, et pourtant j'aime beaucoup SCORPIONS. Je me suis posé souvent demandé pourquoi. Je reste persuadé que mes parents m'ont transmis un patrimoine musical (volontairement ou non) qui est aujourd'hui en moi.

Je me souviens d'un album en particulier...


[Retour 12 ans en arrière.]

J'avais un oncle qui possédait un studio d'enregistrement en pleine campagne bourguignonne, à 3 minutes de vélo de chez mes parents. Il avait une batterie, et je venais de découvrir le Punk Rock à roulettes. Je voulais essayer cet instrument sans trop me faire remarquer. On est d'accord, l'association du Punk Rock et de la batterie, il n'y a rien de mieux pour rester discret.Je rentre discrètement dans le local, j'admire les instruments, je respire les odeurs de tabac froid, je m'imprègne sans le savoir de cette ambiance. Posé à côté de la console, je remarque un album. Le nom de cet album m'interpelle. The Extremist. Je regarde la pochette, elle n'est pas vraiment belle. Un mec avec une guitare, les cheveux dans le vent, sur fond doré. Bref, je décide de l'embarquer avec moi, histoire de donner une seconde vie à cette antiquité. On ne sait jamais.

Certes, je comprends que le style Guitar Hero puisse ne pas plaire. Un mec qui balance des tonnes de notes à la seconde, c'est vite lassant. Mais, comme diraient certains, "il y a le bon Guitar Hero et le mauvais Guitar Hero". Je classe JOE SATRIANI dans la première catégorie. The Extremist est son quatrième album. Il a compris que Guitar Hero ne signifie pas que descentes de manche en triple croche et sweep picking (Pour bien faire dans le cliché). L'auditeur ayant écouté Not On This Earth sorti en 1986, Surfing With the Alien en 1987 et Flying in a Blue Dream en 1989 sait que "Satch" est capable de proposer des chansons de très grande qualité comme "Rubina", "Satch Boogie", "Flying in a Blue Dream", "Crushing Day"ou encore "One Big Rush" pour n'en citer que quelques-unes*.

Un premier constat s'impose : "Satch" reprend la recette de ses albums précédents, à savoir des parties calmes suivies de parties où il sort l'artillerie lourde sans perdre le fil de la mélodie. Et en matière d'artillerie lourde, SATRIANI s'y connaît.

On note un grand progrès par rapport aux albums précédents : la batterie... comment dire? Elle commence à ressembler à quelque chose. Le son de boîte à rythme infâme ne semble plus d'actualité. Tant mieux parce que autant les batteries bien Cheap peuvent avoir leur place dans certains styles comme la Cold-Wave, autant ici ça te gâche le morceau. Bon, le point négatif c'est que la batterie ne propose rien de vraiment exceptionnel. Quand on sait que des mecs comme Bissonnette ou Campitelli sont derrière les fûts, on se demande s'ils avaient leur mot à dire dans les albums précédents. Pas étonnant si le "groupe" s'appelle Joe SATRIANI.
Bon, okay certains morceaux sont un peu plus originaux que le Poum Tchak lambda. "New Blues" commence comme une Jam et explose lorsque SATRIANI balance la sauce, ce qui donne un côté presque improvisé à la chose.

Pas besoin de chant. On est d'accord, SATRIANI est un des rares Guitar Hero à pouvoir faire parler son instrument intelligemment, à nous embarquer dans une histoire sans nous en imposer une en particulier, laissant le champ libre à notre imaginaire. Il chante rarement sur ses albums, et il remplace les guitares par d'autres instruments comme l'harmonica ou le banjo sur "The Extremist". Sur "Rubina's Blue Sky Happiness"** et "Cryin' ", la guitare acoustique permet de donner à l'album une touche moins "rentre dedans". Le fan de ballades aura donc ses moments de douceur. Ça marche plutôt bien, pour peu qu'on ne soit pas indifférent à la musique instrumentale. "Summer Song" et "Friends" sonnent joyeux, "Motorcycle Driver" donnerait presque envie de monter sur une bécane. En gros, The Extremist oscille entre morceaux bien Hard Rock ("War", "The Extremist", "Motorcycle Driver") et ballades ("Cryin' ", "Rubina's Blue Sky Happiness", "Tears in The Rain").

La morale de cette histoire : on appréciera un album (peut-être plus que ce qu'il mérite) en fonction de l'histoire qu'on aura construite autour de lui.

Note objective: 3/5.
Note personnelle: 4/5.

*Ces chansons sont encore jouées lors de ses concerts, tout comme "Friends" et "Summer Song".
**Rubina est le prénom de sa femme à l'époque, on comprendra ainsi le sens du titre de "Rubina's Blue Sky Happiness"

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   RYUK

 
  N/A



- Joe S. (guitare, basse, banjo, claviers, harmonica)
- Matt B. (basse)
- Gregg B. (batterie)
- Paulinho D. C. (percussions)
- Andy J. (orgue)
- Brett T. (orgue)
- Doug W. (basse)
- Phil A. (claviers)
- Simon P. (batterie, tambourins)
- Bongo B. S. (batterie électronique, percussions)
- Jeff C. (cymbales)


1. Friends
2. The Extremist
3. War
4. Cryin'
5. Rubina's Blue Sky Happiness
6. Summer Song
7. Tears In The Rain
8. Why
9. Motorcycle Driver
10. New Blues
11. Crazy (bonus, Edition Japonaise)



             



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