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Louis CAPART - De L'aube Au Crepuscule (2016)
Par MARCO STIVELL le 27 Septembre 2019          Consultée 835 fois

En musique, lorsqu'on ne veut rien changer à sa façon de faire, il y a toujours la possibilité de laisser passer le temps avant de publier un nouveau disque. Ceux qui attendaient un nouvel effort de Louis CAPART après Héritage Sénan (2002) ont dû attendre quatorze ans, l'année 2016.

De L'Aube au Crépuscule est l'occasion pour l'artiste de montrer une générosité plus grande encore, en faisant paraître un coffret qui englobe le nouveau disque, le précédent ainsi que les reprises enregistrées à la fin des années 90. C'est en fait le deuxième volume intégral de Louis CAPART, puisque le premier reprenait les quatre premiers albums.

Sur ce numéro six (septième si on compte l'album de reprises), l'artiste Breton reprend, en plus de sa guitare, le même type d'orchestration qu'avant, un groupe dont fait partie Dominique Robineau une nouvelle fois (pour la guitare mais aussi la basse), alors que l'ancien pilier, Alain Bréheret, se voit remplacé par Pierre-Louis Carsin. Le petit plus vient d'Alain Trévarin, très présent à l'accordéon.

Depuis la mort de Léo FERRÉ, c'est un Louis CAPART admiratif qui tient à lui rendre hommage. Sur Héritage Sénan, il lui avait écrit une chanson, et ici, il reprend "Comme à Ostende", et de manière fort belle. Naturellement, l'accordéon vient donner cette couleur ancienne, traditionnelle, là où il n'y a aucun piano.

La nostalgie, plus marquée que jamais, et le crépuscule de la vie sont au coeur des mots de ce disque, à peine celui-ci commencé, et avant justement que le chanteur ne revienne sur les débuts, "l'aube" de cette même vie. Un très joli refrain, de belles guitares à couleur hispanique, un violoncelle qui plane en fond.

De l'Aube au Crépuscule est rempli de chansons splendides, presque entièrement dépourvu de contestation cette fois. "L'imposture" n'en est que plus marquante, véritable brûlot concernant le statut des artistes en France suivant les décisions politiques. Un clavier discret, plus encore que sur les albums précédents, vient former un corps séduisant.

De même, sur "L'absence", une des plus belles chansons de l'ensemble et de Louis CAPART en général. C'est une lettre à une femme aimée et perdue, avec envie de retrouvailles ; le chanteur a toujours été habile dans les textes les plus tendres, passionnés ("Comme un fleuve qui gronde").

Quant aux amoureux de "Marie-Jeanne-Gabrielle", ils seront heureux de retrouver au moins un parfum marin "Aux quais du vieux Lorient", perdus dans une foule qui débarque, ou une très jolie chanson courtoise et accordée au grand large, "L'infini". Et voguant plus loin en Celtie, pour la première fois, CAPART chante entièrement dans une autre langue, l'anglais, le temps d'une reprise du poème de Yeats et traditionnel irlandais "Down by the Sally Gardens", splendide !

Un disque fort et d'une qualité égale tout le long, qui rejoint celle des trois premiers albums. Merci bras !

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Louis Capart (chant, guitare)
- Dominique Robineau (guitares, basse)
- Alain Trévarin (accordéon)
- Pierre-louis Carsin (claviers)
- Sylvain Lecoq (violoncelle)
- Youenn Rohaut (violon)
- Erwan Menguy (whistles)


1. L'aube
2. L'oubli
3. L'infini
4. Aux Quais Du Vieux Lorient
5. Le Crépuscule
6. Au Large De Ma Naissance
7. L'absence
8. Les Faux-amis
9. Comme à Ostende
10. L'usure
11. L'imposture
12. Down By The Sally Gardens



             



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