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MATMATAH - La Cerise (2007)
Par BARZ le 13 Juin 2007          Consultée 6402 fois

En écoutant le dernier EP de Matmatah, je pensais que c'était terminé entre le groupe brestois et moi, que rien ne pourrait me retenir, que je les abandonnerais à tout jamais... Ensuite est arrivé le nouveau single, à la radio, sur le web. "La Cerise" qu'il s'appelle ce single. Dans la même veine que les derniers "Comme si de rien était" ou "Au conditionnel", à savoir une ballade bien écrite mais pas vraiment emballante. L'album est sorti et j'ai hésité. J'ai pris soin de l'écouter avant. J'y ai goûté à plus d'une fois. Et puis la part du Barz qui écoute Matmatah depuis les débuts m'a dit « Allez, y'a quand même des bons trucs, prends-le », alors je l'ai acheté, en version collector (un bien beau coffret) de surcroît.

Quand on suit un groupe depuis presque dix ans et que ce genre de questionnements se pose à la sortie d'un nouvel album, c'est qu'il y a quelque chose qui a changé. Le groupe ou l'auditeur ? Certainement un peu des deux. Depuis Archie Kramer, dont la chronique de Fredouille est assez proche de celle que j'aurais pu faire, je sens les quatre Bretons s'orienter vers un rock moins crade que sur Rebelote alors que c'était pour moi ce qu'ils faisaient le mieux. Bien entendu, il y a eu sur Archie Kramer d'excellents morceaux (notamment "Broke Lover" et "Il fait beau sur la France") mais le tout était brouillé par quelques morceaux calmes et un peu mollassons comme "Au conditionnel" ou "Tombé des nues".

Sur ce quatrième album, c'est à peu près la même chose. Les membres de Matmatah continuent de prendre des risques sur certains morceaux et à épater par leur ouverture musicale mais préfèrent accompagner le tout de ballades plus radiophoniques. Ainsi, La Cerise commence sur le single éponyme (première fois dans l’histoire du groupe qu’un titre donne son nom à l’album), ballade théologique mignonnette où l’on remarque la présence d’harmonica, dont on appréciera surtout le clip qui, lui, est intéressant. Le disque se déroule ensuite entre morceaux qui me font regretter l’achat et d’autres qui me font remuer le derrière tellement c’est bon.

Dans la première catégorie seraient à classer les titres totalement dénués de rock & roll, et donc de charme puisque je n’ai jamais trouvé que les Matmatah étaient bons quand ils faisaient autre chose que du rock. Même si les paroles peuvent être sympathiques (Entrez dans ce lit) ou le sujet intéressant (La Fleur de l’âge), leur écoute ne fait que rajouter du miel dans les oreilles et ce n’est pas nécessaire. Des chœurs débilisants, des violons, arrangement de cordes, on croit rêver. Faut arrêter les gars !

Et quand l’adrénaline et la sueur de titres tels que "Now we have a pen" (qui sonne très Velvet) "Pony The Pra" (une partie des paroles du beatnik Jack Kerouac) ou encore le culot sonore du "Festin de Bianca" (belle allégorie sur le régal d’une mante religieuse qui se régale de son mâle) nous prennent aux tripes, il reste une lueur d’espoir. Et puis, à côté de tout ça, les membres de Matmatah continuent de s’amuser comme à leurs débuts en nous servant des morceaux surprenants, drôles, parfois même débiles et qui prêtent à sourire. Je pense ici notamment à "La Serpeta del Barrio" composée principalement de messages laissés sur répondeurs téléphoniques entre les membres du groupe qui semblent se chercher dans un pays hispanique, d’après la musique et le refrain. Un bon délire rappelant le morceau "La Négociation", duo entre Charlelie Couture et Fred Poulet sur le même concept de faire un morceau basé sur des conversations téléphoniques.

A la sortie de l’album, un ami avait trouvé un article qui disait quelque chose du genre à propos de La Cerise : « c’est bien mais après l’avoir écouté, on a oublié tout de suite », il m’a demandé si cet article était de moi. Non, mais il aurait pu. Alors je le dis : une bonne partie de cet album est ennuyeuse. C’est bien fait, il y a de belles choses, mais… je n’accroche pas. Je n’accroche plus. Difficile d’accepter qu’un groupe qu’on aime depuis longtemps commence à perdre de saveur sachant pertinemment qu’à la sortie du cinquième album je me poserai les mêmes questions et que je finirai certainement par le prendre. C’est parfois un réel problème d’aimer un groupe. Et je ne parlerai pas du live à l'Olympia (28, Capucines) accompagnant le très joli coffret, un live qui aurait pu être intéressant mais qui est terriblement plat à cause d’un son pourri et d'une set list qui laisse à désirer, faisant bien regretter le très chouette Lust For A Live...

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- Eric Digaire (basses, pianos, claviers, choeurs)
- Cédric Floc'h (guitares, choeurs)
- Benoît Fournier (batteries, percussions, guitares, claviers)
- Tristan Nihouarn (voix, guitares, harmonica, pianos, claviers, percu)


1. La Cerise
2. Crépuscule Dandy
3. She's Had A Hold On Me
4. Le Festin De Bianca
5. Entrez Dans Ce Lit
6. La Serpeta Del Barrio
7. Et Tourne Le Compteur
8. Basta Les Aléas
9. Now We Have A Pen
10. Pony The Pra
11. La Fleur De L'âge

- 28, Capucines
1. Prologue
2. La Dernière Aventure D'archie Kramer
3. Casi El Silencio
4. Quelques Sourires
5. Gotta Go Now
6. Alzheimer
7. Au Conditionnel
8. Il Fait Beau Sur La France
9. Eggoworld
10. Anita
11. Broke Lover
12. See Me Feel Me
13. Emma



             



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