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SUM 41 - Heaven :x: Hell (2024)
Par NESTOR le 2 Mai 2024          Consultée 401 fois

Le nouvel album de SUM 41 comprend pas moins de vingt titres. Il s’agit en fait d’un double album composé de deux parties. Une face « Heaven », qui est censée présenter leur facette Pop Rock & Punk Rock et une partie « Hell » qui est censée se montrer plus fidèle au style « Punk californien » et un peu Heavy du groupe (qui est pourtant Canadien). Il est a noter que cet album est annoncé par le groupe comme étant leur dernier, SUM41 indiquant souhaiter stopper sa carrière après la tournée qui doit suivre la sortie dudit disque.
Eh bien, vingt morceaux dans ce style que l’on pourrait qualifier d’assez redondant, le moins que l’on puisse dire, c’est que… cela fait beaucoup ! Leurs collègues de GREEN DAY avaient déjà été séduits par l’idée de marquer les esprits en proposant plus de trente-cinq morceaux en 2012 (via trois albums commercialisés sur une période de moins de quatre mois). Pour ces derniers, et bien que le résultat était plutôt assez heureux, un peu plus de concision aurait été souhaitable.

Avec SUM 41, le constat est un peu plus sévère. Notamment après l’écoute des quatre premiers morceaux qui sont autant de stéréotypes de chanson de Punk Rock californien. Nous sommes là à la limite de la caricature du genre, avec des morceaux qui nous plongent dans l’ennui le plus profond.
Et il faut attendre le plus nerveux "Future Primitive" pour que les frissons nous gagnent, et que nos craintes se dissipent un pue. Malheureusement ce n’est qu’une éclaircie de bien courte durée. Il faut en effet ensuite attendre "Radio Silence", le dernier titre de la face « Une » pour s’enflammer à nouveau un petit peu.
Deux titres enthousiasmant (à la rigueur trois si on ajoute le véloce "Johnny Libertine") au milieu d’un océan de morceaux convenus et prévisibles. On peut clairement dire que le bilan de la face Heaven est bien pauvre et décevant. Le chant de Deryck West se révèle plat et sans émotion, et de ce fait assez vite ennuyeux. Et il n’est pas aidé par des chœurs aux rabais qui ne font rien pour rehausser des titres déjà bien mièvres.
Par chance, la face Hell commence de manière bien plus intéressante et originale avec le court, et curieux "Preparasi a Salire" qui se démarque des production habituelles du groupe. Et voit le groupe s’essayer à un style moins direct et plus électro. Cela apporte clairement un vent de fraicheur salvateur
Sans être transcendante cette seconde face est bien plus réjouissante. Elle peut faire penser, par certains aspects, aux style développé avec leur album Chuck (2004).

Le style est plus axé vers une sorte de crossover entre du Punk et du Heavy Metal, comme l’illustre le très bon et véloce "I Don't Need Anyone". Sans briller par une personnalité démesurée, le chant est un peu plus habité que sur les titres de la première face. Ce qui donne un peu plus de relief a des morceaux qui sont par ailleurs plus agressifs et mordants. Mention spéciale au très énervé "It’s All Me" qui se démarque des autres titres, notamment du fait de parties de chant hystérique qui peuvent rappeler NINE INCH NAILS. Clairement, lorsqu’il se montre un peu plus mordant, SUM41 parvient à se faire plus convaincant. Ne nous emballons tout de même pas trop. Car tous les morceaux de cette deuxième face ne sont pas de la trempe d’un "Over the Edge", ou du plus tempéré "House of Liars". Deux titres qui font mouche. En effet, tout n’est pas pour autant bon dans cette seconde partie. Ainsi, quelle peut bien être l’intérêt de cette énième reprise du "Paint It Black" des ROLLING STONES, exécutée sans passion ni génie.
Ou bien du très dispensable "You Wanted War", un morceau bien construit, mais qui pêche par défaut de personnalité, malgré un chouette solo de guitare et des parties de batterie très efficaces. C’est professionnel, bien exécuté, sans aspérités… mais sans grand intérêt.
Et c’est là, à mon sens, le plus gros défaut de cet album : il n’apporte rien de bien neuf, se contentant de recycler des plans déjà trop souvent entendu. C’est pro, c’est sérieux, cela respect (trop) les tables du genre, mais cela est guère enthousiasmant.

La nostalgie aidant, je ne doute pas que les fans de la première heure du groupe y trouveront leur compte.
Mais il serait surprenant que les autres soient captivés par ce pavée un peu trop indigeste et massif.

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   NESTOR

 
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- Deryck Whibley (chant, guitare, clavier)
- Dave Baksh (guitare, chœurs)
- Tom Thacker (guitare, claviers, chœurs)
- Jason Mccaslin (basse, chœurs)
- Frank Zummo (batterie)


1. Waiting On A Twist Of Fate
2. Landmines
3. I Can't Wait
4. Time Won't Wai
5. Future Primitive
6. Dopamine
7. Not Quite Myself
8. Bad Mistake
9. Johnny Libertine
10. Radio Silence
11. Preparasi A Salire
12. Rise Up
13. Stranger In These Times
14. I Don't Need Anyone
15. Over The Edge
16. Whibleygreen
17. House Of Liars
18. You Wanted War
19. Paint It Black Jagger-richards
20. It's All Me
21. How The End Begins



             



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